samedi 9 décembre 2017

[Trailer] Le daedalic de Noel est arrivé!

Avec son animation sympa et une ambiance loufoque dans la lignée du génial Day Of The Tentacle : le jeu d'aventure en point n'click sur PS4 Deponia avait réussi à nous séduire à Noël dernier. Ainsi, si vous souhaitez occuper vos longues soirées d'hiver en famille, on ne saurait que trop vous recommander de jeter un oeil à Chaos On Deponia, sa suite qui raconte les nouvelles aventures de Rufus, désormais accompagné de sa copine Goal. De nouvelles énigmes, des contrôles revus et optimisés pour consoles, et une bonne dose d'humour façon cartoon sont au menu de ce nouvel épisode tout nouveau tout beau et dispo en VOSTFR sur le PSN depuis le 6 Décembre. Contrairement au format "épisodique" souvent utilisé dans les jeux narratif, l'histoire reste totalement indépendante du premier Deponia, même si l'éditeur promet quelle apportera les réponses nécessaires à ceux qui ont bouclé le premier opus... Si les jeux d'aventures sont votre tasse de thé, jetez donc un oeil aux superbes graphismes dessinés à la main dans le trailer officiel !

mercredi 8 novembre 2017

[Test] Gran Turismo™ Sport


Après plusieurs années au point mort, cette licence phare de la simulation automobile née il y a 24 ans sur PlaySation était attendue au tournant. Pendant que Kazunory Yamauchi et son équipe mettaient à jour le moteur du jeu, la concurrence (Project Cars et Forza pour ne pas les citer) en a profité pour prendre quelques tours d'avance. Ayant épuisé mon quota de métaphores routières pour cette introduction, je vous propose sans plus attendre de rentrer dans le vif du sujet en vous présentant mes impressions sur ce blockbuster dispo en magasins depuis le 18 Octobre 2017. Après deux semaines intensives plongé dans le milieu de la course automobile virtuelle, je vous livre donc ici mon retour d'expérience.

Grands tourisme : maux



Ne tournons pas autour du pot (d'échappement) : Gran Turismo Sport est et reste un épisode dans la pure continuité des opus précédents. Du côté des nouveautés, les graphismes sont bien sûr améliorés : ils gagnent en finesse et en photoréalisme, notamment grâce à un astucieux menu d'étalonnage du contraste. Les derniers gadgets de l'écosystème PS4 sont intégrés : la pléthore de volant Thrustmaster dispose de son menu dédié aux réglages, le PlayStation VR est supporté, et l'abonnement PlayStation Plus devient nécessaire pour profiter du mode en ligne.

Gran Turismo Sport comparatif
En solo, le ghost est là pour aider le joueur à améliorer ses chronos.

Pour ce qui est du jeu en lui même, les fidèles ne seront absolument pas dépaysés. Les détracteurs de la série non plus, puisque les reproches adressées aux précédents épisodes risquent d'avoir un goût de déjà-vu : la physique des véhicules reste quasi inchangée, pas de dégâts sur les voitures lors des impacts, et l'IA se borne à suivre la trajectoire qui lui a été imposée. On pourrait ajouter quelques défauts à cette liste, puisque dorénavant, une connexion internet est obligatoire pour sauver sa progression, et les tutoriels des épreuves du mode Campagne prennent la forme de vidéos Youtube (bonjours les coupures quand le débit de votre opérateur n'est pas stable...). De prime abord, on serait donc tenté de résumer les avancées de cette version PS4 par un lifting graphique accompagné de nouveaux menus et de fonctionnalités "sociales". Oui, on pourrait voir les choses comme ça. Ce qui nécessiterait alors de se forcer à fermer les yeux sur la deuxième moitié du titre : Sport.

Phares à paupières



Et le sport c'est quoi au juste ? Est-ce qu'arriver à finir des jeux difficiles et vaincre une IA peut être considéré comme du sport ? Probablement pas. Le sport, c'est avant tout une discipline conviviale qui amène un ensemble de personnes à se réunir pour comparer leur performance. J'ai la ferme impression que c'est précisément sous cet angle que les créateurs de Gran Turismo Sport ont voulu montrer les choses, en souhaitant certainement dépasser un peu plus le cadre du jeu vidéo.

civic type r 2015
Bienheureux celui qui s'offrira une Civic Type R en tant que première voiture...

Tout commence par une formation obligatoire au "fair play" sur piste. Cette présentation des règles débloque ensuite le fameux mode sport (qui nécessite un abo PSN puisqu'exclusivement basé sur des courses online). Si dans Driveclub on pouvait se permettre d'ouvrir un menu pour faire un restart à la première sortie de piste, dans Gran Turismo Sport il n'en est rien. D'abord parce que les courses prennent la forme d'épreuves qui se déroulent toutes les 20 minutes environ. Ensuite parce que les concurrents humains pourraient à tout moment effectuer eux-même une sortie de piste qui se révèlerait bénéfique pour remonter dans le classement. Alors bien sûr, les courses traditionnelles contre l'IA existent toujours. Mais elles sont reléguées au mode "Arcade" et ne sont pas comptabilisées dans le classement. Pour progresser, il faudra donc participer aux championnats en ligne.

Gran Turismo cockpit
La vue cockpit est pour une fois l'une de plus jouable!
Mais que serait le sport sans esprit sportif ? Pour inciter à la loyauté et à la bienséance, des qualités parfois "oubliées" dans le milieu du jeu en ligne, l'équipe de Polyphony Digital a mis en place un système de points de réputation. Gare à celui qui serait un peu trop virulent sur la route : les collisions ou comportement inadéquat avec les adversaires feront chuter au classement public ! Les mauvaises langues diront que c'est une manière de contourner les limites de la gestion des collisions. Les amateurs de conduite sur circuit apprécieront enfin de pouvoir pratiquer leur loisir sans se retrouver poussés par des participants peu respectueux. Malin et efficace  : sur la vingtaine de courses que j'ai pu faire en ligne, l'ambiance était bonne, et le respect entre joueurs généralement bien présent.

Toutes options incluses



A côté de ces concepts et choix de game-design, parlons un peu technique. C'est grâce à un rendu graphique hors du commun que la série s'est fait connaitre. L'équipe de Polyphony Digital est-elle toujours au sommet ? La réponse est oui. Alors on pourra pester sur les vidéos du tutoriel en basse définition et hébergés sur youtube, ou encore se demander quels sont les choix qui ont poussé les développeurs à afficher des cadres noirs dans les habillages de certains menus. Mais on pourra surtout s'extasier pendant quelques années encore devant la modélisation des quelques 150 véhicules en très haute définition (qui aux dires des développeurs supporteraient carrément un rendu en 8K).

Gran Turismo Sport le plus beau
Le mode photo pousse le bouchon du réalisme vraiment très loin.

L'effet Wahou est bien là, même en 1080p. Les vues intérieures parfaitement jouables, les effets de lumières liés à l'heure de la course, la gestion des reflets sur le métal et les pare-brises arracheront un filet de bave justifié à tout amateur de carrosserie. Filet de bave qui sera d'autant plus difficile à contrôler en cas de possession de PS4 Pro, puisque le moteur graphique sortira alors un rendu en 4K à 60fps. Bien que classique, le moteur physique me semble toujours au goût du jour : on "sent" toujours aussi bien les véhicules, leurs transferts de masse, ainsi que les différences entre les modes de transmission au sol (traction, 4x4, propulsions). Coté contenu, plusieurs fonctions annexes enfoncent le clou, pour le plus grand plaisir des amateurs de #carporn. Un mode photographie, sous la forme d'un DLC (gratuit) de 9Go permet de construire des scènes toutes plus magnifiques les unes que les autres et prenant place dans des lieux réels aux 4 coins du globe. Gadget certes, mais ce mode photo shooting est tellement bien foutu qu'on y passe rapidement quelques heures quand on se prend au jeu ! J'ai également fortement apprécié le contenu encyclopédique dédié à l'automobile : vidéos historiques, présentation des technologies, catalogues des constructeurs, etc.

Les vis à mille tonnes



Plus qu'un jeu, cette première publication sur PS4 de la licence Gran Turismo mélange agréablement les univers de la simulation et du sport mécanique. Grâce a son moteur 3D et ses modélisations au goût du jour, Gran Turismo Sport arrive avec brio à transposer l'ambiance circuit dans nos salons de joueurs console. Renouvelant la série sans la bousculer, l'épisode garde les petits défauts qui ont toujours caractérisé la série. Contrairement à certains titres issus du monde de la simulation hardcore, GT Sport ne néglige ni l'accessibilité, ni la qualité du rendu graphique. Quant à son gameplay dirigé par Lewis Hamilton lui-même, il résonnera principalement chez les amoureux du monde de l'automobile. Ainsi, ceux qui voient Gran Turismo comme un moyen de pratiquer leur technique de pilote deviendront certainement un peu meilleur sur la piste !



C'est une tuerie :

- Le jeu de bagnole le plus beau du moment
- L'ambiance circuit dans son canap'
 - Plein de contenu annexe

... qui aurait pu éviter :

- d'avoir un mode arcade si discret
- d'imposer la connexion internet pour un peu tout
- d'inclure des tutos vidéos streamés depuis youtube !?

Score final :

mercredi 11 octobre 2017

27ème trophée platine : Oceanhorn



“Oh ! Encore un trophée. Ah tiens, c'est un platine ?”


C'est quasiment ce que j'aurais dit si j'avais été fan du jeu d'aventure Oceanhorn sur PlayStation Vita. En réalité ça a demandé un peu plus de travail que ça. En effet, ayant pu finir le jeu sans difficulté, j'ai voulu aller au bout de l'expérience de ce jeu perfectible mais pas désagréable, en m'octroyant un platine pas trop dur. Parce que bon le platines indécrochables, c'est sympa trente secondes, mais dans le fond, on est pas venu ici pour souffrir ok ?

Oceanhorn appartient donc à la gentille catégorie des easy platine, toutefois, sachez qu'il cumule à peu près *tout* ce qu'il ne faut pas faire en matière de trophées 😂. Cela commence avec le fait que le boss final ne déclenche aucun trophée. Bah oui, on finit le jeu, on se casse les c... à vaincre ce boss de m... mais on n'a pas droit à une récompense. Ensuite, j'ai compris qu'il fallait reprendre une vieille sauvegarde pour espérer collecter les trophées qui resteraient après avoir bouclé ce combat final. Non mais allo quoi, on n'est plus à l'an 2000 ! Heureusement, j'en avais une, ni trop vieille, ni trop récente qui m'a donc gracieusement permis de ne pas devoir refaire une partie pour refinir le mode histoire. Une fois que la sauvegarde pré-boss est retrouvée, le plus dur est fait ou presque, puisque le reste n'est que farming, collectionnite stérile et aller-retours entre les différentes îles.

La première des tâches pour platiner a été de partir en quête de la collection des 10 crânes maudits. Tous sont sur l'ile maudite, ça facilite le travail. Le trophée "Témoin" se révèle être un jeu d'objet cachés plutôt marrant et bien foutu. On se demande pourquoi cette partie est décorellée de la quête principale puisque la découverte de l'île des murmures est totalement optionnelle pour finir le jeu.


Ensuite, il a fallu que j'aille collectionner les pierres de sang (trophée "Collectionneur"). Là, ça se corse (Corse → île  → jeu de mot, mouhaha, désolé, je crois que ce jeu a atteint ma santé mentale 🙇) car il faut retrouver quels cristaux ont été oubliés en reparcourant chacune des îles du jeu ! Ben oui car j'ai découvert sur le tard qu'il fallait taper plusieurs fois sur ces gros cristaux rouges pour récupérer le cristal. Heureusement, il existe un indice pour savoir si on aurait oublié ou non l'un de ces fameux cailloux rouges : le pourcentage de complétude sur la map des îles. Mais comme tout serait si simple, précisions que ce compteur est buggé : en effet, même si vous avez retourné l'île de fond en comble, ce compteur restera parfois en dessous des 100%, quoique vous fassiez. Histoire de voir le bon coté des choses, sachez que que le trophée permet de débloquer sans effort "Acheteur compulsif" qui consiste à claquer pour 2000 Po de marchandises inutiles sur l'ïle de Tikarel car vous pourrez en profiter ouvrir tous les coffres.


L'étape suivante consista à aller pêcher de la poiscaille et de collectionner ainsi les 6 types d'espèces aquatique présentes dans le jeu. Pour décrocher le trophée "Bâtonnets de poisson", il faudra donc se coltiner une partie de pêche sur chacune des île du jeu, bref, c'est reparti pour un énième lot d'aller-retour en barque en perspective si, comme moi, vous n'avez pas profité de la recherche des coffres pour effectuer cette chasse au poisson...

Pour le clou du spectacle, si Oceanhorn n'a pas réussi à vous décourager par la lassitude sachez qu'il ne reste plus qu'à casser des monstres génériques pendant une bonne heure afin d'atteindre "Légende - Atteins le plus haut rang d'aventurier". Rébarbatif, mais après cette intense séance de farming, le précieux tombe enfin : 




samedi 30 septembre 2017

[Test] Uncharted, The Lost Legacy


Sorti à la fin du mois d'Août, The Lost Legacy est venu donner de la joie à mon écran en cette période de feuilles mortes et d'ondées automnales. Ultime épisode de la quadrilogie il était à la base prévu pour être un simple DLC à son excellence Uncharted 4. Et puis il a tellement plu aux managers de Sony qu'il a été décidé d'en faire un jeu en stand-alone. Et paf : 40 pièces d'or et 40 gigas de téléchargement seront donc nécessaires pour accéder à cet épisode ultime de la tétralogie la plus hollywoodienne de ces dernières années. Cet Uncharted 4.5 est il le nouveau le coup maitre du studio Naughty Dog, ou est-il un simple packs de niveau pour prétexter un dernier passage à la caisse des fans ? Voici notre point de vue.


En entrée : Bouddah aux pommes


The Lost Legacy se présente comme un épilogue au dernier épisode paru l'an dernier. Nathan ayant pris sa retraite, c'est aux commande de la très entreprenante Chloe Frazer que nous allons vivre cette ultime aventure. Ca tombe car l'héroine brune bien connue des fans de la saga est depuis toujours ma favorite. Aux antipodes du cliché de la femme objet, Chloe incarne tout ce que j'aime dans l'image de la femme moderne : directe, audacieuse, et un peu farouche avec ce coté garçon manqué qui cache une faiblesse toute féminine... Elle est accompagnée de la peu recommandable Nadine Ross, la mercenaire rencontrée dans le dernier opus : instable, acerbe et au style plutôt tapageur.

Tous les champions seront d'accord sur ce point : "la roue tourne tournera"

Autour de ce duo de choc, l'aventure va osciller entre moments de tension avec une Nadine toujours nerveuse et imprévisible, et moments de franche rigolade, grâce à l'humour increvable de l'ex-acolyte de Nathan. L'aventure en question nous emmène dans des lieux exotiques, fidèle à la tradition de la série, et nous fait visiter l'Inde, à la recherche d'une relique historique sacrée : la corne de Ganesh.

Le guide local avait pourtant déconseillé le parcours d'accrobranche urbaine en pleine mousson!


Ce n'est pas tant l'exotisme des décors qui dépaysera l'habitué de la série. C'est surtout cette ambiance instaurée par l'héroisme au féminin qui m'aura marqué, avec un jeu d'actrices et des dialogues qui arrivent à mettre tout le monde d'accord tant le résultat est à la fois crédible et rafraichissant. Si d'un coté les Dead Or Alive ou autre Seran Kagura alimenteront toujours le feu des débats de type "le jeu vidéo est-il sexiste ?", The Lost Legacy est bien là pour rétablir la balance et prouver que oui : il est possible de conquérir un public de gamers sans user de clichés hyper-sexualisés.


Au dessert : Ganesh au chocolat 


Bon ok, vous l'aurez deviné en listant mes titres, ce test est rédigé à une heure où mon estomac réclame une bonne collation. Alors je vais résumer efficacement : si ses héroines culottées apportent un coup de frais au scénario, le concept de jeu reste un pur produit de la série Uncharted : on alterne donc la varape avec le gunfight, saupoudré d'un zeste de parkour et d'énigmes. Le rythme est plutôt décousu, et les 10 chapitres sont articulés autour d'une séquence d'exploration en 4x4 en monde ouvert, qui rappelle fortement "A Thief's End".

Oui, ceci est un screenshot du jeu. Non c'est pas sur PS4 Pro. J'en ai pleuré tellement c'est beau. 

Quelques petites nouveautés sont là, comme le sympathique crochetage qui saura mettre bien la pression au joueur 😃, et les armes silencieuses, un ajout bienvenu qui oriente le gameplay vers un style plus furtif, évitant avec élégance des gunfight jugés parfois répétitifs dans l'épisode précédent. Puisque le développement aura duré 9 mois seulement, la durée globale de l'aventure a bien entendu été écourtée. Conséquence : l'ensemble est plus hollywoodien que jamais, avec ce rythme qui semble dérouler un clin d'oeil et qui laisse à son spectateur une envie de partager le reste de la vie trépidante de ses protagonistes. Comme le dit ce fameux dicton de gamer : "ce qu'on perd en durée de vie, on le gagne en féérie", non ?


Une fin en eau de Bouddah ?


Pour synthétiser, The Lost Legacy est pour moi l'épisode parfait. Plus court, mais aussi plus dense, disposant d'un jeu d'acteur qui se bonifie, et mettant en scène une héroine qui incarne cette meilleure amie virtuelle avec qui on rêverait de partir en rando. Le tout s'habille d'un ensemble en 3D toujours aussi époustouflant, qui se déplie avec maestria grâce à son scénario dont on se délecte de chaque rebondissement. Ainsi, il sera difficile de ne pas être convaincu par cette formule d'addon en stand-alone, même si pour l'apprécier à sa juste valeur, il vaut mieux avoir joué auparavant à "A Thief's End". C'est paradoxalement à cette unique condition que l'on pourra ressentir cette impression de déjà vu. Un sentiment qui constitue, à mon avis, le seul véritable reproche que l'on pourrait adresser à cet ultime épisode.


On se régale parce que :

- ses héroïnes sont formidables
- sa réalisation est à couper le souffle
 - son histoire constitue le point final de la série 

Vous êtes dispensés si :

- vous avez avalé les 4 Uncharted précédents d'une traite !

La note finale :


mercredi 6 septembre 2017

26ème trophée platine : Ghost Blade HD

Ghostblade HD cover

Après avoir décroché mon 28ème trophée platine aujourd'hui, j'ai pris une bonne résolution. Imaginez un peu : vingt-huit, ça nous fait donc 3 comptes rendus de retard (inadmissible !). Je corrige donc le tir, en vous parlant aujour'd'hui d'une excellente trouvaille : Ghost Blade HD. GhostBlade, c'est l'aventure passionnée de Rene Zwilliger, le dévelopeur allemand à la tête du micro studio Hucast Games. Un peu à la façon des auteurs de Dojin STG, le monsieur trace son chemin depuis 2010 en publiant tout seul comme un grand quelques shmups, dont deux sur Dreamcast (*la* console des fans d'arcade). Bref, c'est un peu notre Clover à nous, les européens (NDLR : Clover, acronyme de "Cave Lover" est l'auteur du shmup  Crimson Clover, un jeu indé époustouflant sur PC). Mais revenons à nos moutons. Avec mon expérience de joueur, j'ai appris au cours des dernières années qu'il ne suffit pas d'être amateur de "bullet hell shooters" pour pretendre au titre de STG-player. J'en suis étais la preuve vivante : les écrans envahis de missiles bleus et roses me fascinent, sauf que la dure vérité est là. A part importer des jeux du Japon et faire du credit feed pour contempler les différents stages, je n'étais pas capable de grand chose d'autre. Sauf que j'ai eu le coup de foudre pour Ghost Blade HD, un shmup qui pourrait bien avoir trouvé la recette miracle pour rendre accessible le genre danmaku au commun des mortels. Le jeu n'étant jamais sorti en arcade, Ghost Blade s'est permis d'offrir des règles de gameplay un peu moins hardcore que les titres qui l'ont inspirés ( Ketsui pour ne pas le citer). L'équilibre délicat a été trouvé grâce à un système de bullet cancel partiel (tuer un ennemi fait disparaitre ses projectiles de l'écran). Pour autant, l'adrénaline est bien présente : l'animation super fluide, la fréquence des explosions, les différentes vitesses de déplacement des boulettes en font un jeu très grisant à regarder. De fil en aiguille, j'ai donc été très motivé pour boucler le niveau de difficulté "Hard". Ce ne fut pas une mince affaire, mais une fois que j'en étais là, j'ai décidé de pousser le bouchon un peu plus loin, et donc de tenter ce platine. J'y suis allé par pur plaisir, en progressant de manière empirique juste en regardant la liste des trophées et sans utiliser de guide. J'ai commencé par ce qui me semblait naïvement le plus dur en premier, à savoir obtenir "599 combo" qui comme son nom l'indique, demande de réaliser un combo de 599x en mode "Hard". Ce trophée m'a occupé pendant environ une semaine, à raison d'un entrainement quotidien d'environ une heure par soir. Pour ceux qui s'arrachent les cheveux dessus, sachez que le trophée est tombé à la fin du niveau 1. L'astuce est d'arriver à tuer 100% des ennemis de manière "propre" et sans temps mort. Pour cela, l'idéal est de monter au "corps-à-corps" pour buter les ennemis dès qu'ils apparaissent à l'écran (comme dans Ketsui en fait). Ensuite, le trophée du "1CC" fut légèrement plus complexe à décrocher. Pour celui là, pas d'astuce : il faut savoir exactement où et quand apparaissent les "extra life". Perso je redémarrait la partie systématiquement quand je ne finissais pas le stage 2 avec au moins quatre vies en stock... Et au final, une fois qu'on l'a fait, on se dit que c'était pas si dur que ça 👀 ! Et effectivement, puisqu'en fait le pire était encore à venir,. Ce 1cc, c'est de la gnognotte à coté du trophée "Survival Beast"qui demande de jouer pendant 9 minutes sans se faire toucher ! Puisqu'il faudra en effet attendre quasiment le niveau 3, tout en faisant trainer en longueur les combats contre les boss (exit l'utilisation des bombes...). Oui : on peut dire que j'en ai chié vu de toutes les couleurs pour décrocher ce "Survival Beast" ! Enfin j'ai fini avec plaisir avec "Score Attack Champion", tout en tirant se la bourre avec les copains de la communauté PSN "Les amis du Shmup". Ainsi, après 4 ou 5 jours à décrocher des scores de malades quand on a déjà retourné le jeu dans tous les sens, on se sent vraiment puissant dans le jeu, grâce à l'acquisition d'automatismes.
trophee platine ghost blade HD
Les joueurs qui activent le mode Tate devront supporter
d'avoir les notification à l'envers !

Pour finir, je conclurai en annonçant que le platine de Ghost Blade HD vaut vraiment le coup. Sur un jeu comme celui-ci, qui incite au scoring en ne présentant que 5 stages, le trophée platine permet de donner une autre dimension à l'expérience de jeu. Il m'a fait grandement progresser dans les shmups en général et il apporte un réel sentiment de fierté et d'accomplissement personnel. Si vous aimez le genre, ne vous privez donc pas de cette aventure! Je vous souhaite donc un bon courage à tous, et je vous donne rendez-vous très bientôt pour un compte-rendu platine beaucoup plus tranquille la prochaine fois (indice, il s'agit d'un jeu Vita qui se passe au milieu de l'océan...).

lundi 28 août 2017

[Test] Matterfall (PS4)


Housemarque, vous connaissez ? Le très prolifique studio finlandais rendu célèbre par Resogun et Alienation, vient tout juste de publier un nouveau titre intitulé Matterfall. A peine quelques mois après la sortie du très explosif Nex Machina, on peut se demander si l'investissement dans ce nouveau jeu de tir est indispensable. Hé bien je ne répondrai pas à cette question, n'ayant pas (encore) mis mes mains sur Nex Machina... En revanche, je vous révèlerai TOUT sur le zizi  sur ce twin-stick shooter tout nouveau, tout beau, et surtout toujours bourré d'explosions de voxel, une marque de fabrique qui est maintenant une véritable "signature" chez ce studio spécialiste de l'action effrénée.

L'art et la matière



Tel Gérard Jugnot s'interrogeant sur la matière, le commun des joueurs se demandera bien sûr "Mais qu'est ce que c'est que cette matière", Matterfall signifiant "la chute de la matière". A la différence de notre truculente comédie française, il n'est ici nullement question de Kloug, mais d'un truc rouge ressemblant à des cristaux vivants, appelé simplement "la matière". Cette matière comme toute bonne invention humaine qui a dégénère, menace le monde.

Un classique qui ne se démode pas : l'environnement type ville du futur est ici sacrément réussi. 

C'est ainsi qu'une femme (ben oui, parce que le jeu vidéo c'est pas QUE un truc de bonhomme) va enfiler son armure pour aller se coltiner le nettoyage (... ne voyez aucun sexisme à cette tournure de phrase fortuite!). Il s'agit donc d'aller botter les fesses de tout un tas de machins qui pourront prendre à peu près n'importe quelle forme : robots, abeilles géantes ou tout autres truc qui explose à la tête du joueur. Voici donc le scénario, toujours aussi cliché -classicisme oblige- et gros clin d'oeil à la série Metroid puisque c'est cette femme guerrière que le joueur va incarner dans un univers de plateformes futuristes en deux dimensions. Ainsi l'histoire en elle même tient sur un timbre poste et c'est tant mieux : la courte vidéo d'intro qui l'expose n'en est pas moins belle, et le ton incisif nous plonge vraiment dans une ambiance arcade électrisante.

Allez zou, un bon coup de baygon, et on en parle plus 😠 
Après cette intro, j'étais donc tout "pompideup'", prêt à ma lancer dans le nettoyage de cette saloperie virtuelle, quand la dure réalité de la matière m'a rattrapé... Dans ce jeu, il y a matière à en baver ! Le premier niveau en entier fait à peu près office de tutoriel. Je dis "à peu près" car même pendant ces 5 premières minutes de jeu, j'ai quand même réussi à mourir. Vous l'aurez compris, on retrouve dans Matterfall le feeling des run and gun hardcores des années 80 (façon Alien 3, ou Probotector). Sauf qu'en plus les commandes sont plus complexes qu'à l'époque, puisque les 4 boutons L1/L2 et R1/R2 sont affectés à des fonctions différentes. Autant vous dire que pour dompter la bête, il va falloir utiliser sa matière grise 😅 (et moi avec mes deux mains gauches, j'en ai un peu bavé!).

De la matière à matter



Comme je ne suis pas du genre à tout abandonner, j'ai poussé l'expérience, histoire de découvrir un petit peu plus les décors de villes futuristes, qui sont ma foi fort réussis. Trois niveaux, pour un total de douze stages, sont proposés au total. A la fin des 4 stages du premier niveau, soit environ 2H plutôt intenses, j'ai enfin commencé à bien gérer le système de double saut. J'entend par là me sentir à l'aise et avoir les automatismes nécessaires pour foncer sans réfléchir et surtout sans me planter de touche. Car entre le tir normal, l'arme secondaire et le rayon laser coté arsenal, plus le dash, le double saut et les roulade, il y a de quoi devenir marteau... Heureusement, les points de sauvegarde sont rapprochés. Matterfall se permet donc d'être exigeant et fair-play à la fois, grâce à des checkpoints nombreux et salvateurs qui incitent au retry. C'est seulement lors de ma deuxième session, que j'ai eu le sentiment de "savoir jouer au jeu". Après avoir vaincu le premier boss, en démarrant le second niveau, j'ai alors été propulsé dans une nouvelle sphère de difficulté.

Il faudra user du rayon à matière pour activer les plateformes avant de sauter dessus.
Les ennemis occupent cette fois tout l'écran et leur variété nécessite encore plus de réflexion pour les gérer correctement. J'ai alors opté pour un changement de stratégie : maintenant que je suis expert en roulette-dash-saut, plutôt que d'attaquer, je privilégie la fuite ! Courir vers le prochain checkpoint, et sauver ma peau, tout en butant quelques un de mes ennemis au passage. Ce fut intense, délicieux, mais également frustrant. Néanmoins, malgré cette difficulté piquante, je trouve que Matterfall n'offre d'intérêt qu'au niveau de difficulté intermédiaire. Au dessus, c'est trop dur. Au-dessous, le challenge n'est pas là, et on ne fait que se balader dans des décors certes bien foutus, mais certainement assez génériques pour être qualifiés de répétitifs. De plus le jeu est assez court à finir (12 niveaux).

Avec le son, sachez qu'il y a quoi rendre insignifiant le feu du 15 août de la commune de St-Bougrain-Des-Bois

L'interêt de Matterfall est donc profondément ancré dans son esprit rétro : pour l'apprécier il faut être un peu maso, et rechercher le dépassement de soi. Pour se comparer aux autres, un système de combos en chaine est là pour multiplier les points, et chaque stage débouche sur un leaderboard dédié, affichant score et durée d'exécution. Bref rien n'est laissé au hasard, et on constate une fois encore que ce studio spécialiste des shoot'em up maitrise son sujet à fond.

En résumé



Inspiré des grands classiques de l'époque 16bit tels que Metroid, Abuse ou encore Probotector, Matterfall est un run and gun réussi sur PS4 en HD 60fps et avec support de la 4K pour ceux qui ont le bonheur de joueur sur une PS4 Pro. Demandant un certain investissement au joueur, le titre rappellera aux plus vieux d'entre nous pourquoi la presse JV attribuait il y a encore quelques années une note de "difficulté" aux jeux qu'ils testaient... 
Avec une palette de mouvement riche, une identité arcade marquée, et une technique maitrisée, les développeurs de Housemarque prouve qu'ils arrivent à exceller dans d'autres domaines que le shmup. Toutefois, et comme pour bon nombre de leurs créations, les joueurs les moins persévérants seront rapidement rebutés par une courbe d'apprentissage assez brutale, alors que pour les vrais gamers barbus qui recherchent le défi, il se révèlera être un titre idéal pour le speedrun ou encore le scoring compétitif. QUoiqu'il en soit, Matterfall se pose comme le nouveau standard du platformer 2D / shoot. 


Matterfall est :

- Electrisant
- Punitif
- Complexe
- Explosif
- Court

Matterfall n'est pas :

-Un shmup
-Simple à manier
-Multijoueur

La note finale :