mercredi 7 décembre 2016

[Test] Deponia (PS4)

Dans un futur proche, la planète Terre est couverte de déchets. Rufus est un jeune homme qui a grandi à Deponia, une décharge géante sur laquelle les hommes ont construit un village. Au dessus de Deponia, l'Elysium, une ville flottante où habitent les classes sociales supérieures, loin des tas d'ordures qui occupent le sol terrestre. Comme beaucoup d'habitants du village, Rufus rêve d'accéder à cette cité volante, et il construit alors une navette permettant de le faire voyager. Mais ce plan rempli d'espoirs se révèle bien vite remis en question par une suite de péripéties abracadabrantes... Je n'en révèle pas plus pour ne rien vous gâcher du plaisir de la découverte. Le studio Daedalic, considéré par beaucoup comme "le Lucas Art teuton" nous propose leur tout premier jeu PS4 : un point & click 100% classique dans une ambiance apocalyptique.

Classique et rocambolesque


Entre cactus et vieille ferraille : bienvenue à Deponia.

Initialement développé sur PC, on ressent immédiatement l'influence des grands maitres du genre : décors 2D façon cartoon et habillés d'éléments animés, gros sprites traditionnels pour les persos, et dialogues marrants sur fond de voix théatrales. En deux mot : oui c'est le plus pur concept de point n' click. Reposant sur cette base de game design solidement ancrée dans le classicisme, le scénario post-apocalyptique se révèle progressivement au cours de la partie par le biais de situations loufoques et de dramas émotionnels. L'émotionnel et les relations humaines entre les protagonistes sont d'ailleurs au centre de l'aventure. Rufus, l'anti-héros que l'on incarne dans Deponia, a un passé houleux avec la plupart des protagonistes. Ainsi, les dialogues avec ses potes et son ex-petite amie sont l'occasion d'en apprendre un peu plus sur ses maladresses passées. Looser avec un grand L, Rufus n'est néanmoins pas dénué de charisme, surtout quand on arrive a débloquer une situation grâce à une cascade d'évènements tous plus invraisemblables les uns que les autres. "De la bêtise vient le succès" pourrait être l'adage de cet attachant personnage qui résout les pires situations grâce à la combinaison de multiples objets de son inventaire!

L'élève a-t-il dépassé le maître ?


"Perché"


Attrayant, drôle et bien pensé : Deponia est un titre tout à fait réussi. Il n'en est pas moins dénué de points qui mériteraient d'être améliorés. Le premier concerne la qualité sonore. J'ai été un poil déçu de constater en branchant mon casque que j'entendais le souffle de l'enregistrement lorsque les voix se déclenchent (je précise que je joue avec le casque Sony Wireless headset 7.1, un modèle de précision, mais quand même!). Ensuite les bruitages de marche ne sont absolument pas synchronisés avec l'animation 2D. Résultat : quand Rufus se déplace, le mouvement parait peu réaliste car les bruits de pas ne sont pas en phase avec ce qui se passe à l'écran. Enfin la BO est correcte mais pas inoubliable, et parfois un peu trop présentes (la boucle de trip hop au milieu de la ville décharge ne m'a pas convaincu). Le second point d'amélioration concerne les dialogues : s'ils sont assez marrants en général, la sensation d'inutilité suscite parfois un sentiment de frustration. Je m'explique : on a beau re-parcourir l'ensemble des arbres de dialogues : cela reste impossible d'avancer dans la résolution des énigmes! Bref, on a parfois un peu l'impression de perdre son temps quand on parle aux PNJ. Enfin le dernier sujet sur lequel on peut trouver quelque chose à redire est celui de la maniabilité. Rien de très gênant, mais on sent bien que le titre a été adapté du monde clavier-souris au chausse pied : cela donne lieu à des soucis comme le perso qui rentre et ressort d'une pièce sans faire exprès quand on effleure le stick. On peut aussi citer le système de sauvegarde 100% manuelle, et la touche "carré" servant à sélectionner une sauvegarde pour ensuite obliger à valider avec "croix"... bref, de minis désagréments qui viennent empêcher l'expérience d'être aussi bonne que chez les autres (ex : les titres de Telltale ou les remakes des jeux d'aventure Lucas Art).

Conclusion


Ouais, on peut dire que Rufus est une catastrophe ambulante :P
Prenez un anti-héros façon Pierre Richard,  des graphismes type cartoon à l'ancienne, et un scénario de comédie dramatique. Ajoutez les énigmes à la sauce Lucas Art, et vous obtiendrez Deponia. Daedalic nous conforte dans l'idée que notre époque est porteuse d'un renouveau du genre point n' click. Et ce renouveau prouve que les indés ont leur mot à dire pour façonner le paysage vidéoludique de la génération de console actuelle!
Pas parfait mais néanmoins réussi, Deponia dérouillera les méninges des férus d'énigmes en les promenant dans de splendides décors 2D. Si vous avez le coup de coeur sur l'animation, je vous recommande  chaudement de mettre la main sur ce titre. Vivement la publication des deux prochains volets !

Les plus :

- Splendides animations 2D
- Le background écolo
 - Une atmosphère cartoon sympa

Les petits couacs  :

- Maniablité perfectible
- Une partie sonore à améliorer
- Pas d'autosave

Note finale :


lundi 5 décembre 2016

[Bande annonce] Yakuza Kiwami

Yeeehaa ! Après la bonne nouvelle de la localisation de Yakuza 0, on apprend que Yakuza Kiwami sera lui aussi disponible en version localisée en occident. Edité par SEGA et Deep Silver, cet épisode est en fait le portage PS4 de l'épisode par lequel tout à commencé, sorti initialement en 2006 sur PS2. Nécessaire à la compréhension de la saga, l'épisode avait eu droit à un portage sur PS3 et WiU (Ryu Ga Gotoku 1&2 HD) mais celui-ci était réservé au territoire japonais. La compréhension du japonais et l'import étaient donc des conditions sine qua non pour bénéficier des graphismes HD et du support des trophées. Autant dire qu'une partie du public était passé à coté de ce bijou vidéoludique... Avec son scénario rempli de twists et son gameplay brutal, j'ai hâte de rejouer à ce jeu sur PS4 surtout que cette version "extrême" (traduction littérale de "Kiwami") se voit dotée d'un contenu enrichi  : quêtes supplémentaires, + de mini jeux, nouvelles cinématiques et un certain nombre de "surprises".

D'après yakuza.sega.com la sortie est prévue pour l'été 2017, en versions physiques (<3) et dématérialisé. On dit merci tonton SEGA (on attend plus que Yakuza 6 et les spin off médiévales Kenzan) !


Kiwami relate l'arc original de Yakuza. Au début du jeu, le protagoniste de l'histoire, Kazuma Kiryu, est injustement accusé du meurtre du patriarche de sa famille et jeté en prison. Pour compliquer encore les choses, durant les 10 ans qu'il passe derrière les barreaux, Kiryu est non seulement banni des Yakuza par son clan, mais 10 milliards de yens disparaissent du trésor du clan. Un malheur n'arrivant jamais seul, la petite amie de Kiryu a également disparu. Toute la pègre japonaise est à la recherche de l'argent disparu, et Kiryu est livré à lui-même. Alors qu'il essaie de retrouver la trace de sa petite amie, il rencontre une orpheline, Haruka. Plongé dans un monde d'intrigues et de trahisons, Kiryu ne s'arrêtera devant rien pour laver son honneur.

lundi 28 novembre 2016

[Trophées] XXIVème platine

C'est en rédigeant mon dernier billet que j'ai ressenti un drôle de sentiment. Telle la sensation du volet mal fermé les nuits de pleine lune, du gravier dans la chaussure, voire de l'arrête de poisson coincée dans la gorge : la présentation de mon 25ème trophée platine était déjà publiée et j'avais omis de vous parler du 24ème ! Et pourtant, difficile d'ignorer un jalon aussi marquant dans ma carrière de joueur, puisqu'il s'agit d'un jeu qui me tient tout particulièrement à coeur. En effet, Under Defeat HD Deluxe Edition cumule nombre de qualités :
- il s'agit d'un portage d'arcade
- il est l'un des rare shmup sur la PS3
- sa difficulté, contrairement à bon nombre de shmups, reste tout à fait abordable pour le joueur moyen.
Le platine en lui même est relativement cadeau, et demande de faire ce que tout amateur de shmup ferait logiquement de lui même : boucler le jeu dans tous les modes. Cerise sur le joystick, cette édition HD, contrairement au portage Dreamcast, possède son lot de petit "plus" lié à la remastérisaton. Notamment un mode "arrange" qui passe au format 16:9 évitant les bandes noires sur les côtés (problème récurrent des shmups verticaux) mais sans déformer l'image : plutôt appréciable sur nos écrans modernes.
Mais revenons au vif du sujet : la bonne nouvelle c'est que seuls trois trophées s'annoncent potentiellement ardus pour le chasseur de platines :
- Stock de Munitions : demande de  finir un stage avec 6 bombes. Dans les faits, il faut arriver à finir les 2 premiers niveaux sans mourir et surtout réussir à défoncer les deux premiers boss sans utiliser de bombe. Un second joueur se révèlera être une aide précieuse. L'idée est d'avoir un joueur "planqué" (appelons le joueur 1) qui va valider les conditions du trophées en récupérant trois bonus de bombes, pendant que le second joueur va jouer les gros bras et protéger le joueur 1 en prenant les risques. Néanmoins, même en mettant vos amis à contribution, comptez sur plusieurs heures de  persévérance, car parfois un joueur non aguerri peut se révéler plus gênant qu'autre choses...
- Arcade Difficile et
- Ordre Nouveau Difficile : comme leur nom l'indique il s'agit d'une épreuve consistant à jouer dans les deux modes avec le niveau de difficulté "difficile". Le challenge vient à la fois d'un nombre d'ennemis conséquent et d'un nombre de vies + crédits limités. Mais dès lors que les continues infinis sont débloqués, ces trophées deviennent tout à fait accessible. Ainsi pour débloquer ces trophées le mot d'ordre est : jouer jouer jouer, puisqu'au bout d'un certain nombre de parties, les continues deviennent infinis, et vous aurez la possibilité de faire du "crédit feed" (finir le jeu en mettant un nombre très grand de crédits qui seraient de la monnaie réelle sur la borne d'arcade). J'ai personnellement réussi à terminer ce mode difficile en 8 crédits de 5 vies. Je pense que c'est assez moyen, mais j'éprouve quand même une grande satisfaction car j'ai vraiment senti mon niveau progresser entre mes premières parties et cette dernière partie (durant laquelle j'ai pu obtenir MAITRE D'UNDER DEFEAT). 
Le jeu en lui même n'offre que du bon : maniabilité originale, FPS bien ajusté (avec les ralentissements qui vont bien comme sur la version arcade originale), remasterisation adaptée, mode 2 joueurs en local, une ambiance qui mélange manga et seconde guerre mondiale... Alors si vous êtes amateurs de shmups, faites vous plaisir et goûtez donc à ce titre, il y a de fortes chances que vous accrochiez!

Comptez entre 15 et 20 heures pour obtenir cette récompense !

mercredi 23 novembre 2016

[Trophées] XXVème platine

Comme chacun le sait, le "platoche, c'est pas fastoche". C'est avec des pouces en compote que je vous annonce l'obtention de mon vingt-cinquième trophé platine : il s'agit du fort sympathique jeu de micro-caisses Table Top Racing ; World Tour sur PS4. Offert sur le PlayStation Plus lors du mois de mai 2016, j'avais plié en quelques jours à peine le mode carrière, voitures sportives inclus, ce qui m'a permis d'obtenir sans forcé le trophée Roi Midas. Le jeu étant fort plaisant malgré le faible nombre d'environnement existants, j'ai eu envie de pousser l'expérience un peu plus loin. J'ai alors mordu à l'hameçon du mode multijoueur. Contrairement à ce que je m'imaginais, le multi de ce descendant de Micromachines m'a donné plus de fil à retordre fun. En particulier à cause d'un système de lobby assez peu fluide ou la création d'une partie demande d'attendre pluseurs minutes sans rien faire. Et croyez moi, dans ces conditions, gagner 20 courses de manière honnête pour obtenir le trophée Invicible! n'est pas une mince affaire, car j'ai l'impression que les concurrents veulent ce trophée autant que vous !
Mais fort heureusement, au bout d'une semaine d'acharnement environ, je décrochais les 3 trophées multis : Ce qui compte c'est de participer, Victoire et Invincible!, ainsi que le trophée caché Feu qui consiste à annuler un missile approchant avec la bombe magnétique (il faut se concentrer sur le son). Je pensais avoir réussi le plus dur, alors sans hésiter, j'ai choisi de prolonger l'aventure, et je me suis attelé aux fameuses épreuves spéciales. Au début ce ne fut que du plaisir : la difficulté était relevée mais au final les 3 étoiles restaient relativement accessibles. Je pensais alors que j'obtiendrais assez rapidement les 66 étoiles manquantes. Cet instant de douce naïveté perdura jusqu'à arriver aux épreuves spéciales de la catégorie "voiture puissantes". En effet, c'est ici que toute la difficulté réside ! Ne croyez pas les guides trophées qui vous annoncent une difficulté à 4/10 car le vrai score se situerait plutot à 7/10 d'après mon expérience. La raison ? C'est simple : au fil des mois l'équipe de PlayRise Digital a continué de faire vivre son jeu : nouvelles musiques (au top d'aillieurs pour qui aime la house anglaise), corrections de bugs et surtout ajustement de la difficulté. Ainsi les bugfixes ont empêché de réaliser des tours de drift en tournant en rond (un glitch était publié dans plusieurs guides d'obtention du platine et qui disposait même de vidéos démontrant l'astuce). Quant à l'ajustement de la difficulté, sachez que le contre la montre le plus dur est... encore plus dur ! Depuis la version 1.05, l'épreuve Unthinkable II demande de boucler 10 tours en moins de 4min 42s, au lien de 4min 50s auparavant. Autant dire que la difficulté est dorénavant relevée ! Et pour les petits malins qui pensent déjà à supprimer les patchs pour revenir à la version 1.0 du jeu, sachez que supprimer une mise à jour sur un jeu PS4 est impossible, et re-télécharger le jeu vous donnera utomatiquement la dernière version en cours. Mas après plusieurs nuits d'essais, rassurez vous, tout est possible et nul doute que la volonté saura vous ouvrir les portes du trophée intitulé Toujours croire en soi.


Alors après avoir réussi tous ces défis, pour me détendre un petit peu les pouces, j'ai terminé en attaquant les trophées Age de Bronze, Cuillère en Argent et Trésor Doré. Comme j'avais déjà pas mal de pièces obtenues au cours de mes courses, je n'ai pas hésité à visualiser des vidéos montrant l'emplacement des 3 pièces qui me manquaient. Comme je connaissais les circuits par coeur, cela fut l'affaire de quelques minutes seulement, et hop le saint graal Légende de TTR est enfin tombé, comme on peut le voir sur cette capture d'écran!


Note à moi même : penser à changer de manette car ma Dualshock 4 a maintenant une gachette R2 qui couine, la faute à la réalisation d'un drift de plus d'un million de points :/ 
Mon ressenti après ces quelques mois d'acharnement ? Je suis plutôt fier, car contrairement à d'autres trophy hunter, j'ai obtenu ce platine 100% à la loyale sans utiliser ni le "boost multi" ni aucun autre glitch. Et croyez moi c'est quand on accomplit ce genre d'exploit que l'on ressent la plus grande satisfaction. Bon jeu à tous! 

samedi 19 novembre 2016

Daedalic se réveille sur PS4 !

Daedalic, vous connaissez ? Si si, souvenez-vous : il s'agit du studio indé Allemand qui avait porté le fameux jeu inspiré de la série policière inspecteur Derrick ! Les aventures du fin limier bavarois ne sont pas votre tasse de thé ? Peut-être aurez vous été plus marqué par le très créatif Botanicula. Et si ce n'est pas le cas, retenez juste que ce groupe de développeurs Allemands a passé les dix dernières années à produire -entre autres- des point'n clicks tout mignons sur PC. Leurs jeux ont d'ailleurs connu un franc succès sur Steam, tout en récoltant un tas de récompenses. Cette réputation leur aura même valu le surnom de "Lucas Art teuton". Bon mais vous me direz OSEF des jeux PC, pourquoi on parle de ça ici ? Hé bien tout simplement parce que leur jeu Deponia, un point n'click ayant fait l'unanimité parmi les critiques, arrive enfin sur nos PS4. Vous connaissez ma passion pour le genre : impatient je suis, de mettre ma main sur ce titre! Surtout quand on sait qu'il était initialement prévu sur PS3 et qu'il était annoncé depuis... le printemps 2014.
Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, le studio (qui semble maitriser désormais le développement sur PS4) accompagne cette release de la sortie d'un second titre humblement nommé Silence. Inspiré de l'Histoire Sans Fin (le film culte des années 80), le jeu à l'air d'être lui aussi super cute, puisqu'il qu'il a été primé de la récompense "Best Art" à la Gamescom 2015.

Une bonne dose de 2D en perspective... Les deux titres sont sortis le 15 Novembre 2016 à un prix très raisonnable et sont en cours de download sur ma PS4. Si vous partagez ma passion et que vous êtes en manque d'aventure ce weekend, vous savez ce qu'il vous reste à faire 😀

Voir la fiche de Deponia sur le PSN store
Voir la fiche de Silence sur le PSN Store



samedi 29 octobre 2016

[Test] Strike vector EX (PS4)

Après avoir torché en long et en large la bonne surprise que fut Skyforce Anniversary, j'ai écumé le PSN pour essayer de trouver ma prochaine pépite indé au bon goût de jeu d'arcade. Pas vraiment un shmup à proprement parler, mais quand même bien dans l'esprit : j'ai craqué pour Strike Vector EX, un jeu de tir et de voltige qui nous propose de vivre les aventures d'un pilote de mecha volant. Et hop, une fois le jeu téléchargé sur la PS4, on enfile son casque, on règle son lance missile, et c'est parti pour une nouvelle mission de haut vol !

L'art du "combats de chiens"


Les décors semblent tout droit tirés d'une cinématique de Raiden ! 
Strike Vector EX est en fait un portage d'un titre initialement sorti sur Steam. Le jeu propose de vivre une expérience de "dogfights" multijoueurs frénétiques dans un univers 3D futuriste. Menu succint, pas de loadings : le jeu démarre vite et bien, et c'est tant mieux car c'est ce qu'on attend d'un titre typé arcade. Une fois plongé dans le tutorial, on apprend à manipuler son engin volant au moyen de sa Dualshock : L1 / R1 pour naviguer verticalement, les 2 sticks pour se déplacer / tirer, et surtout L2 pour le boost. C'est pas forcément évident de se déplacer, ça me rappelle Descent à l'époque de MS-DOS (damned ça ne nous rajeunit pas !). Mais en tout cas ce que j'ai vite compris, c'est que cette incroyable commande de turbo va mettre le feu au jeu ;) Une fois en plein air, on se rend compte que l'action dans Strike Vector EX va vite, même très vite. On pilote le mecha au reflexes, on se pose une seconde pour ajuster son tir, et on essaye de filer à la vitesse supersonique en croisant les doigts pour ne pas être poursuivi! Il y a presque un petit coté Vanquish dans la nervosité des combats. Lorsqu'un missile a tête guidée nous fonce dessus, un message s'affiche à l'écran, et il est possible d'effectuer une manoeuvre d'évitement (barrel roll) en appuyant sur carré + stick gauche avec le bon timing. Bref, il y a de quoi s'amuser et ça marche d'enfer avec un framerate à 60 FPS constants et une grosse profondeur de champ. Cerise sur le gâteau : le tout est propulsé par une bande son hardrock de bon goût qui booste bien les oreilles.


Une réalisation léchée


Attendez vous à voir des explosions qui pètent dans tous les sens !

Strike Vector était à l'origine un jeu uniquement multijoueur. Le multi se révèle donc être très bien rôdé et le netcode semble très mature (testé et approuvé par votre serviteur muni d'une connexion 3G!). Aucun saut ni lag à constater : les parties restent aussi nerveuses qu'en solo, et le coté dogfight apporte son vent de fraicheur par rapport aux shooters classiques de type FPS. Les modes de jeux restent nénamoins assez classiques, avec du deathmatch, du Capture-The-Flag et compagnie... La customisation poussée des mechas permet à chaque joueur de trouver son style de jeu : snper, fonceur, support... Le principal défaut de ce multi est certainement d'être plutôt dépeuplé. Mais heureusement, cette mouture PS4 dispose d'un atout... Le jeu se voit upgradé et bénéficie d'une campagne solo conséquente et très plaisante. Le scénario flirte avec les gros clichés habituels des shmups : contrebandiers, héros assoiffé d'indépendance, trahison... Le tout est ben raconté lors de séquences de dialogues, et tient sur 15 missions, ce qui est vraiment pas mal pour un jeu de cette envergure. Comptez une bonne vingtaine d'heures pour arriver a débloquer toutes les missions avec un ranking pas trop pourri. Les maps sont variées, et je dois dire que, sans forcément impressionner, la qualité artistique des graphismes impose le respect. Il faut dire que l'équipe de chez Ragequit (le tout petit studio indé qui est à l'origine du jeu) a fait ses armes chez Quantic Dream, Ankama, ou encore Evolution Studio. Je vous invite d'ailleurs à jeter un oeil à la gallerie Deviant Art de Pierre Etienne Travers, concept artist, pour comprendre comment ce mini studio arrive à sortir une production dont les graphismes sont dignes des plus gros titres AAA...

Conclusion


Strike Vector EX distille du fun à plein tube. Action en vitesse turbo, évitement de missiles à la dernière secondes et demi tours instantanés : les mechas se pilotent au reflexes et délivrent des combats aériens frénétiques grâce à une maniabilité sans faille. Devant une communauté online assez réduite, les développeurs ont pris soin d'ajouter un mode solo doté de 15 missions scénarisées afin que l'on ne s'ennuie pas. Les graphismes en 3D et la bande son métal ont achevé de me convaincre : ce jeu est un vrai coup de coeur. En deux mots : si vous aimez les shoots et le dogfight, Strike Vector EX, c'est assurément de la très bonne came!

Les +++ :

-Un jeu Made In France indé qui a la classe
-1080p et 60fps constants
- Maniable et nerveux à la fois
-Netcode mature et robuste

Les --- :

-Dur dur de trouver du monde en ligne

Note finale :