lundi 22 avril 2019

Capcom relance l'arcade à la maison !

J'ai d'abord cru à un sushi d'avril tardif, mais non. C'est bien un communiqué de presse officiel de Capcom qui annonce le lancement à l'automne prochain d'une nouvelle machine dédiée à l'arcade. C'est un petit pas pour le gaming, et un grand pas pour les collectionneurs de matos arcade! Fini la galère pour trouver un CPS 2 - 18 in 1, et bye bye les frais d'importation des supergun en provenance du Japon. Le Capcom Home Arcade va prendre la forme d'une machine équipée d'un panel 2 joueurs avec stick et boutons full Sanwa s'il vous plaît ! Une sélection ma foi plutôt alléchante de 16 jeux CPS-2 sera installée sur la machine. Mais surtout, l'interface Wifi permettra d'uploader ses high scores directement sur les serveurs de Capcom. L'expérience s'annonce sans compromis... sauf peut-être en ce qui concerne le design qui n'est autre qu'un boitier en forme de logo Capcom. La communiqué précise la liste des jeux préinstallés, ainsi que la date de sortie fixée au 25 Octobre de cette année. Pile poil un mois avant Noel. Ca va doser dans les chaumières, mouahahaha!



LISTE DES JEUX DE LA CAPCOM HOME ARCADE

- 1944: The Loop Master
- Alien™ vs Predator™
- Armored Warriors™
- Capcom Sports Club™
- Captain Commando™
- Cyberbots™: Fullmetal Madness
- Darkstalkers™: The Night Warriors
- Eco Fighters™
- Final Fight™
- Ghouls ‘n Ghosts™
- Giga Wing™
- Street Fighter™ II: Hyper Fighting
- Mega Man: The Power Battle™
- Progear™
- Strider™
- Super Puzzle Fighter II Turbo™

vendredi 12 avril 2019

33ème trophée platine Super Weekend Mode (PS4 / Vita)


Bim. Il n'aura pas fallu longtemps avant que le 33ème trophée de platine tombe sur mon compte PSN  😛. Il y a encore quelques années avant que la chasse au trophée ne devienne un loisir à peu près mainstream (NDA : ça ne nous rajeunit pas), il était monnaie courante de blaguer entre joueurs acharnés en annonçant "Oh, ce jeu, je l'ai platiné sans faire exprès!". C'est pourtant exactement ce qui m'est arrivé ce soir. Gros WTF quand, après quelque minutes de jeu apparut cette bannière. Quand au jeu, je m'interdis de vous en dire plus, puisqu'un test est prévu sur Planète Vita dans les jours à venir!

Super Weekend Mode, sorti hier sur le PSN, risque de faire son apparence dans le top 10 des platines les plus courts.

jeudi 4 avril 2019

32ème trophée platine : Resogun (PS4 / Vita)


Et hop, mon premier platine de l'année sera... Resogun! Après plusieurs mois (voire années) d'oubli dans mon backlog de jeux, pour cause d’un calendrier de sorties JV débordantes en 2018, j’ai repris il y a peu cette petite pépite des suédois de Housemarque. Il s'agit de mon 32ème platine, même si en réalité, je l’avais déjà platiné initialement sur Vita. La magie du trophée platine “double stack” ainsi que la qualité de de ce jeu de tir m’avaient rapidement convaincu de rempiler. (plus de polygones avec le GPU de la PS4, plus de basses dans la sono, plus de surface d’écran sur la TV du salon… miam!). L’obtention du platine fut ainsi une expérience audiovisuelle hyper plaisante, même si je connaissais déjà les 5 niveaux sur le bout des doigts. Pas de surprise : la stack de trophée est 100% similaire entre les versions Vita. Le plus dur fut de me faire aux commandes différentes (la Vita n’ayant pas de double gachettes comme la Dualshock 4). Le trophée le plus délicat à obtenir était sans doute de finir le jeu en mode difficile, mais avec un peu d’entrainement le tout passe très bien.  Le platine est savoureux car malgré un challenge assez relevé (on est pas chez Ratalaïka Games hein), aucun trophée n’est manquable. De toutes façons les parties sont courtes, un run complet sur les 5 niveaux durant entre 45 min et 1 heure. Je recommande donc ce platine à tous les chasseurs de trophées, amoureux des SHMUPS ou simplement passionnés des jeux immanquables qui rendent unique l’écoystème de Sony (car les jeux Housemarque sont exclusifs au PlayStation Store).
Bon jeu à tous !


vendredi 22 mars 2019

[Avis] DiRT Rally 2.0 (PS4)



DiRT Rally 2.0 est un jeu de simulation automobile s'inscrivant dans la saga relativement sinueuse de la série "DiRT". Cette licence, anciennement connue sous le nom de "Colin McRae Rally", est depuis toujours sous l'étendard du studio Codemasters (qui est également à l'origine de la série des F1 20xx). Elle bénéficie quasiment chaque année de sorties qui tirent tantôt vers l'arcade, tantôt vers la simulation pure et dure. La simulation, c'est la raison d'être de la déclinaison "Rally". Nous avons donc ici le deuxième opus de la branche simu de la série DiRT, et qui est donc le troisième volet de la série à voir le jour sur nos PlayStation 4 (les autres versions étant sorties sur PS3). Bref vous voyez, c'est pas si compliqué, quand on suit 😉!

Tour de chauffe




La structure des menus DiRT Rally 2.0 se veut fidèle à la tradition instaurée par ses prédécesseurs. D'un coté un mode carrière avec un garage dans lequel il faudra investir les deniers durement gagnés lors des courses, de l'autre coté des modes de jeux plus libres, dans lesquels les constructeurs et les écuries imposent leurs modèles. Et à coté de tout ça, une floppée de défis onlines permettent de partager son score avec la planète entière, tout en roulant avec une catégorie ou un modèle imposé par l'évènement. Ceci étant dit, le titre ne fait pas de chichis : une fois terminée l'installation complète (l'installation de base ne permettant de rouler que sur un seul circuit), on se retrouve déjà blotti dans le siège baquet à tenir le frein à main en attendant de se lancer pour de bon dans une spéciale! 3, 2, 1 : le décompte se termine et on prend immédiatement conscience que le jeu a beaucoup de points communs avec son ancêtre DiRT 4. Le moteur graphique comme le moteur physique seront un terrain connu pour les joueurs assidus de cet opus canonique. Des évolutions donc, mais pas de révolution. Le bon coté des chose, c'est que c'est toujours autant le pied de réussir à contrôler ses dérapages tout en ressentant la piste abimée au travers du retour de force du volant (test effectué sur un Fanatec Elite) !


Le plaisir de la glisse




Et c'est bien là l'essence même de cet opus 2.0 : offrir au joueur un maximum de feedbacks pour qu'il puisse vivre l'expérience rallye au travers de son écran. Pour ce faire, Codemasters a intégré un système d'usure de la piste : les ornières dans la boue et les plaques de graviers constituées par les concurrents vont donc se répercuter sur les sensations de conduites sous forme de pertes de motricité ou de chassis qui va prendre du roulis. Classe, même s'il faut être sans doute un peu connaisseur ou à minima habitué de la franchise pour arriver à ressentir cette subtilité. Toutefois, même pour ceux qui découvrent, je pense qu'il s'agit d'un plus non négligeable pour l'immersion. En parlant des joueurs qui découvriraient la franchise avec cette version autant dire que le chemin sera certainement long pour arriver au plaisir intense d'éclater les chronos de l'IA. Et simulation oblige, c'est avant tout au volant avec retour de force que DiRT Rally 2.0 se déguste. Les joueurs jouant exclusivement à la manette auront certainement bien du mal à apprécier autre chose que la modélisation des fossés et des dégâts de la voiture. Néanmoins, cela permet déjà de profiter des effets de lumière améliorés  et de la météo bluffante. La pluie est particulièrement bien réussie, et l'éblouissement du soleil est enfin réaliste : bye bye les effet de lens flare vus et revus!


Sans atteindre la touche bling-bling d'un VRally 4, j'ai apprécié les nouveaux environnements, inédits pour la saga : moins d'austérité que dans DiRT 4, mais toujours teintés de réalisme. Néanmoins, tout n'est pas parfait coté graphisme et les petits défauts de famille subsistent (la végétation aux formes polygonales ou le bump mapping parfois un peu trop lisse pour ne pas les citer). Egalement, on sent que les effets graphiques sortent la PS4 de sa zone de confort, car le framerate n'est pas des plus oncteux (testé sur PS4 non pro). Enfin, comme d'habitude avec Codemasters, les modélisations des voitures  se veulent précises, soigneuses, irréprochables. La sélection ravira particulièrement les youngtimers ou les fans de courses historiques avec un tour plutôt alléchant : Renault 5 Turbo, 206 GTi, Aston Martin, Ford Mustang, Lancia Fulvia... même si ces véhicules étaient déjà tous disponibles dans DiRT Rally.

Mon avis en résumé



Avec DiRT Rally 2.0, Codemasters pose les bases pour 2019. L'expérience reste proche de celle fournie par DiRT 4, tout en ajoutant plusieurs nouveautés bienvenues : l'usure des pistes, des effets de météo réussis, un comportement routier affiné, et des environnements de jeu graphiquement respectables. La modélisation physique est toujours aussi efficace, et c'est un plaisir unique de sentir les différences de comportement en fonction du modèle piloté, du revêtement, ou encore des réglages de chassis (customisable au travers de menus qui aident à comprendre plein de bidouilles mécaniques). Enfin n'oubliez pas que DiRT Rally 2.0 se range du côté des simulations : il est ainsi recommandé de songer sérieusement à installer un volant pour savourer la difficulté imposée par le réalisme de son moteur physique !


Les points forts :

- moteur physique efficace
- environnements très beaux
- sensations au volant à retour de force

Les points faibles :

- pas de grosse révolution par rapport à DiRT 4

Note finale :

Vidéo de gameplay





mercredi 13 mars 2019

[Trailer] Ghost Of A Tale

L'essor des jeux indé, c'est à la fois génial et horrible en même temps. Quand on est testeur pour un média (blog, presse, youtube...), on reçoit régulièrement des demandes par mail du type "pouvez-vous parler de mon projet, svp, notre jeu de plateforme 8bit est trooooop stylé", voire "on va sortir un RPG trop bien dès qu'on aura trouvé un développeur". En général on répond gentiment que l'actualité du jeu vidéo fourmille, et que l'on a pas toujours le temps (ni l'envie) de TOUT tester, en particulier lorsqu'il s'agit d'une équipe de développement qui publie son tout premier jeu vidéo. Mais parfois, une sorte de pépite d'or tombe du ciel. Le genre de truc inattendu et génial, fait par une bande de passionnés dans leur garage, un truc qui rivalise avec les AAA soit parce que les développeurs sont des anciens de l'industrie qui se sont mis à leur compte, soit parce qu'ils sont juste super forts. Et dans cette catégorie, j'ai bien envie de vous parler de Ghost Of a Tale. Parce que le jeu est sorti cette semaine sur PS4, parce que la direction artistique du trailer est époustouflante, parce que la musique enregistrée par l'orchestre symphonique de Londres est enivrante. Ah oui et aussi parce que le lead graphiste / développeur est un français ayant travaillé pour Dreamworks et tout un tas d'autre studio du monde de l'animation. Ghost Of a Tale est un jeu d'aventure où le joueur incarne une petite souris ménestrel trop mignonne dans un univers médiéval. Des tas de puzzles et d'énigmes sont à résoudre  dans le château de "Fort Deruine" pour aider la petite souris à retrouver son amoureuse. Les critiques sur Steam sont dithyrambiques, et le jeu ne coûte que 24,99€ sur le PSN. bref, comme on le disait au début de cette news, le jeu indé, ça a du bon !

samedi 2 mars 2019

[Test] Dead Or Alive 6 (PS4)


https://teamninja-studio.com/doa6/us/
Dans la culture nippone, il y a des concepts qui sont sacrés : les sushis, le thé, et les mangas comptent certainement parmi les symboles les plus populaires en occident. Mais pour d'autres personnes, le Japon c'est aussi les arts martiaux, les clans de ninjas, ou encore les boobs. C'est partant de ce principe fort que la série Dead or Alive fut créée. Au fil des années, la Team Ninja a essayé différentes recettes pour varier autour de ce fameux tryptique. Remplacer les arts martiaux par du volley (Xtreme Beach Volleyball), remplacer les arts martiaux par des boobs afin d'avoir double dose de boobs (Dead Or Alive Xtreme 3 Venus sur PS Vita), mais à vrai dire, jamais ces spin off n'avaient égalés la recette originale. On ne pourra donc que louer Koei Tecmo de revenir sur les devants de la scène avec cet épisode canonique de Dead Or Alive. Au menu sont donc prévus des poitrines fameusement modélisés, des enchainements de combos à tomber par terre, et une team de Ninja qui a envie de se fritter avec de gros lutteurs Russes ou Américains. Bienvenue dans le monde merveilleux des combattantes à grosse poitrine de DOA6 !

Desseins animés


Le menu dynamique affiche les news courantes, et la musique de fond est customisable.

Dans ce milieu très concurrentiel des jeux de baston, il n'était certainement peu évident de réussir à se démarquer au beau milieu des Street Fighters, des Smash Brawl ou de l'ensemble des autres outsiders 2D plus ou moins obscurs (King Of Fighters, Under Night In Birth, Guity Gear...). Mais grâce sa touche graphique, et sa bande son parfaite, Dead Or Alive 6 s'en tire vraiment très bien, avec une identité bien à lui. Alors oui les filles sont hyper sexualisées (tantôt soubrettes, tantôt domina, il y en a pour tous les goûts...) et les hommes arborent exagérément les clichés de la virilité masculine.
La liste des combattants au jour de la sortie. Les deux personnages du bas sont réservés à la Deluxe Edition.

A titre purement personnel, même si je sais que certains auront un point de vue sans doute plus critique sur cet aspect, je trouve que cet univers a beaucoup de charme. Surtout que le rendu 3D sublime tout ce que j'avais pu voir jusqu'à présent : les costumes se déchirent au fil du combat, la sueur apparait sur le visage et la poitrine des combattant(e)s, etc. Une pléthore de costumes sont débloquables si vous n'aimez pas les tenues par défauts : les tenues alternatives oscillent entre habits d'écolière, bikinis, et déguisement pour soirée cuir. Tape à l'oeil certes mais sans jamais tomber dans le vulgaire, cette identité graphique se voit épaulée par une motion capture jouissive : les cheveux, le tissu, et les mouvements bougent avec un naturel captivant. Les stages ne sont pas en reste, et leur coté interactifs les rend aussi impressionants que géniaux : le bateau pirate, l'enclos de dinosaures, et le toit d'immeuble hong-kongais réserveront de belles suprises.
On ne peut être qu'admiratif devant le rendu de la sueur sur la peau de cette combattante chinoise 

Les palettes de couleurs arrivent sans mal à flatter la rétine, sans verser dans le cartoon, et la musique techno se veut à la fois punchy et discrète. Cette bande son envoutante mérite qu'on s'y attarde : j'adore notamment le fait de ne pas encore me lasser, bien qu'ayant entendu le même morceau durant quelques heures passées dans les menus. Et de toutes façons, la Team Ninja a tout prévu : pour le jour où la lassitude montrerait le bout de son nez, une galerie appelée DOA Central offre de débloquer tout un tas d'item, dont de nouveaux morceaux, que l'on peut affecter aux diverses fonctions du jeu!


Raide et doux à la fois


Et maintenant qu'on a fini de baver devant l'écran, il va falloir attaquer ! Coté durée de vie, DOA se la joue court et complet. Plein de modes de jeux sont possibles : arcade, time attack, survie, mais également un mode histoire aux temps de chargements un peu frustrants, et qui présente l'intérêt de pouvoir comprendre un peu mieux l'histoire globale du monde de DOA (que j'avais découvert à l'époque du 3 sur la grosse Xbox noire et verte 😎).Ainsi, il faut compter environ 10 minutes pour finir un time attack en difficulté normale, un peu plus pour boucler le mode arcade avec un personnage en mode de difficulté "normale". Et quelques heures pour finir la trame globale du mode histoire. 
Le genre de choses qui arrive quand on oublie de se brosser les dents avant d'embrasser sa petite amie!


Mais c'est en fait dans le mode "entrainement" ultra complet qu'on passera le plus clair de notre temps pour peaufiner notre maitrise du gameplay plutôt riche de ce jeu de baston. Les attaques se décomposent en coup / prises et projections. Les prises ont la priorité sur les frappes (si le combo n'est pas lancé), les projections ont la priorité sur les prises, et les prises ont elles même la possibilité de casser les projections. Le tout se répartit sur des attaques basses (jambes) moyennes (torse) ou hautes (la tête) ce qui nécessite d'avoir une lecture claire de l'action pour arriver à parer les coups. 
Qui veut jouer à saute mouton ?

Une fois ces concepts de bases assimilés, direction le mode online, qui révèlera la vraie durée de vie de ce titre! Pour le moment, ça marche pas mal, avec très peu de lag réseau durant le combat, un matchmaking propre et un temps d'attente entre trente secondes et trois minutes pour trouver un adversaire. N'étant pas assez assidu pour me considérer comme un expert, je n'oserai me prononcer sur l'équilibre du roster de persos : certains sont rapides mais ne tapent pas fort, d'autres sont patauds mais costauds : bref, il y en a un peu pour tous les goûts, et il existe manifestement des combinaisons de personnages qui influencent la difficulté. Seul petit point agaçant : je n'ai pas trouvé comment défier un ami en ligne, j'ai l'impression que seul le matchmaking random est possible.

Conclusion


Pour résumer : Dead Or Alive 6 est un jeu de baston qui tient toutes ses promesses. Il offre des bastons puissantes et funs, tout en sachant rester "abordable" au commun des joueurs. Sa durée de vie est respectable grâce au mode online (et aux diverses compétitions de e-sport). Les screenshots ne mentent pas : le rendu est effectivement hyper soigné, sexy, et ultra nerveux. Les raisons pour craquer sur cet épisode sont donc nombreuses. Les seuls interrogations que l'on est en droit de se poser concernent le business modèle, puisque qu'il faut savoir que le premier season pass disponible dès la sortie du jeu demande la somme peu modique de 90 €. A noter aussi que les personnages de l'édition Deluxe semblent aider à gagner sur le mode online...


Les points forts :

- Esthétique parfaite
- Bande son très réussie
- Gameplay classique mais solide
- Mouvement des habits, des cheveux...
- Des décors destructibles

Les points faibles :

- Le mode online, trop basique
- Les temps de chargement du mode "Histoire"

Note finale :



Vidéo de gameplay