vendredi 19 août 2016

[Bande-annonce] F1™2016

F1™ 2016 est disponible dès aujourd'hui sur PS4 et cie !


Le studio Codemasters vient de lâcher son nouveau bébé! F1™2016 comprend l'intégralité des équipes, des pilotes et des circuits officiels de la saison, et propose un mode Carrière désigné comme "le plus complet jamais vu dans la franchise"... On verra ce que ça donne, en attendant, voici le pitch de l'éditeur pour nous convaincre que F1™2016 sera le plus beau le plus fort et le plus mieux de tous les jeux de formule 1 de l'univers 😀.

L'édition limitée est proposée à 49,99€ sur PS4 !

Pouvant s'étendre sur dix saisons, le mode Carrière permet aux joueurs de créer leur propre légende dans le plus fascinant des sports automobiles et de travailler avec leur ingénieur de recherches et développement ainsi qu'avec leur agent pour que FORMULA ONE™ leur offre la meilleure expérience possible.
Pour la première fois, les joueurs connaîtront la tension d'avant-course pendant le tour de formation et l'angoisse des départs manuels. Pendant la course, la célèbre voiture de sécurité fait son retour, en compagnie de la toute nouvelle voiture de sécurité virtuelle.
En ligne, F1 2016 permet à 22 joueurs d'occuper toutes les places disponibles sur la grille.
Pour la première fois, les joueurs lutteront sur l'impressionnant circuit de Baku, qui accueille le 2016 FORMULA 1 GRAND PRIX OF EUROPE, et pourront conduire pour la toute nouvelle équipe Haas F1 Team, basée aux États-Unis.

mardi 16 août 2016

[Test] No man's sky (PS4)



Jour 1.

Je me réveille, l'esprit embrumé. Une alerte sonore retentit bruyament dans mes oreilles. Il s'agit de la sonde de sécurité qui hurle dans mon casque afin de me signaler l'état endommagé de ma combinaison anti-radiation. Pas le temps de réfléchir, j'aimerais bien en savoir plus mais le scanner du casque est en panne lui aussi. A coté de moi : mon vaisseau. Fumée noire qui s'en échappe, c'est pas bon signe. Il a du prendre cher lors de la descente. Maudite planète. Autour du lieu où je me suis crashé, je vois des plantes, très colorées, l'air agressif. Autour, des animaux massifs qui s'agitent un peu. Mieux vaut ne pas aller les déranger et rester à bonne distance. Le bon côté des choses c'est déjà que j'ai pu atterir sur une planète à peu près vivable, malgré la forte radioactivité qui semble se dégager du sol. Je m'approche d'une caisse éventrée à terre, probablement tombée de la soute de mon vaisseau. Je l'ouvre et j'y trouve du plutonium en barres. Super, cela me permettra de recharger le scanner quand je l'aurai réparé. Un problème de réglé.
Ce vaisseau à comme un air de classique.


Me reste plus qu'à extraire des ressources pour être capable de réparer mon unique chance de quitter cette planète. Les plantes sont riches en métaux lourds, une aubaine! Ca ne devrait pas être trop compliqué d'utiliser l'extracteur multifonctions qui équipe ma combinaison pour en extraire des plaques et réparer la carlingue encore fumante du vaisseau. L'environnement n'apparaissant pas trop hostile, je me prépare à partir pour une expédition de quelques heures. Tant qu'à faire, autant s'organiser pour ramener un maximum de ressources utiles dans le vaisseau. Je suis perdu, mais je suis convaincu que je vais m'en sortir. Au cours de mon exploration, je trouve une balise radio. Je confectionne rapidement une puce de piratage, l'installe dans le boitier de commande de cette balise, et en un clin d'oeil, me voilà en train de de signaler ma position à l'univers tout entier. Qui sait, mon message arrivera peut-être à capter l'attention d'un voyageur spatial ?
Aucun doute : la sensation d'immersion dans l'espace est l'un des points fort du jeu.


Jour 2.


Après de longues heures à faire des réparations sur le vaisseau hier (quoique j'ai perdu la notion de jours, je ne sais plus combien d'heure j'ai pu passer à récolter des matières premières...), j'ai enfin réussi à décoller de cette planète maudite. J'ai même pu rejoindre une station spatiale et j'y ai réalisé quelques échanges commerciaux. J'ai enfin pu à me procurer le nécessaire que je n'arrivais pas à trouver sur ma planète d'accueil. Mais là n'est pas le plus important. j'ai capté et décrypté un message radio envoyé par un certain "Atlas". Sa technologie semble très avancée, et pour le rejoindre, il seblerait que je doive me diriger vers le centre de l'univers. Je ne sais pas si je dois lui faire confiance. Mais après tout, je n'ai rien à perdre, puisque je ne sais ni d'où je viens, ni où aller. Le système stellaire semble tellement vaste... Une race extraterrestre dans le spatioport me proposait d'acheter une technologie permettant de réaliser des bonds dans l'hyper espace. Je pense que j'en aurai besoin très bientôt si je veux quitter ce système solaire. Mais ce n'est pas ma priorité. Pour le moment, il faut que j'aille sur une planète afin de récolter du plutonium, car mes réserves de carburant commencent à s'épuiser dangereusement, et je n'aimerais pas du tout rester coincé au milieu de l'univers...
Dignes successeurs des aires d'autoroutes, les stations spatiales sont l'occasion de se ravitailler vite fait bien fait.


Jour 3.


Et après ? ben j'ai recommencé. Après dix heures de jeu, le gameplay est resté similaire. Un saut dans l'hyper espace en suit un autre, et j'essaie de rejoindre le centre de l'univers, pas à pas. Parfois un trophée se débloque interrompant mon voyage pour me féliciter de mon avancée, mais j'ai l'impression de passer mon temps à faire surtout des trajets, des trajets, et encore des trajets. Mon vaisseau et ma combinaison sont trop petit pour transporter tout ce dont j'ai besoin afin de fabriquer le carburant pour les saut hyperspatiaux. Alors je farme des crédits pour upgrader tout ça, en extrayant du minerai sur quelques unes des 18 milliards de planètes qui ont été aléatoirement générée par le jeu. Je progresse et je connais maintenant 50 mots dans deux langues de races extraterrestres. Mais mes échanges restent toujours aussi basiques. Pas de quête, pas de dialogues, malgré la présence de commerçants ces mondes paraissent incroyablement vides. il y a bien un système de réputation, mais que l'on soit aimé ou non ça ne change pas grand chose au final. Idem s'il on attaque d'autres vaisseaux : on a droit à un petit dogfight bien sympa, mais sans aucune conséquence sur la suite du jeu. Ces combats spatiaux sont d'ailleurs un des rare moment de danger, car même si les planètes sont toutes remplies de dinosaures et autres bestioles exotiques, la faune est loin d'apporter le moindre sentiment d'inquiétude. Les jungles n'ont ni serpent ni monstres carnivores., donc il est possible de se balader en courant, sans aucune précaution pour aller cueillir des ressources à l'infini. Les plantes sont les mêmes sur toutes les planètes. Le jeu promet un environnement quasi infini, mais honnètement, dix planètes auraient peut-être suffit, car le coté procédural a un rendu très répétitif. Au lieu d'avoir 18 milliards de planètes à explorer, j'aurais rêvé de pouvoir voler des vaisseaux à des factions ennemies, être contaminé par des microbes aliens, risquer ma vie pour collecter des ressources rares, utiliser ces items rares pour autre chose que du commerce. Mais non, No Man's Sky se résume à du farming, du trajet, et de la vente. Point final. Retour à la réalité : je dois m'avouer, avec regret, que je m'amusais bien plus sur Starblade.

La phase d'exploration planétaire permet de scanner les vilaines bébètes grâce à ses jumelles.



Petit résumé de mon périple 


Quelques heures de rêves sont apportées par la phase de découverte, mais elles se laissent ensuite rattraper par la répétitivité d'un gameplay qui manque de moyens. C'est visuellement (très) réussi, les musiques contribuent d'une manière élégante à l'ambiance, mais passé 15 heures de jeu, on sent bien que le contenu est trop léger pour que No Man's Sky soit le triple A dont il porte le plumage. Il y avait un milliard d'actions géniales à proposer aux joueurs, mais à la place, on a des milliards de planètes auto-générées par un moteur procédural.  Paradoxalement, le résultat est à la fois prenant et à la fois lassant, la faute au grind rendu obligatoire. Il en découle que la satisfaction de ceux qui se lanceront dans l'aventure sera dépendante de leur exigence. Celui qui s'attend à un Skyrim dans l'espace sera sans nul doute très déçu. A contrario, les joueurs ouverts à un titre de pure exploration sans fioritures y trouveront leur compte. A réserver aux curieux, ou aux fans de space opera prévenus, et dont les attentes ne sont pas trop grandes, une condition sine qua non pour profiter d'une expérience qui demeure globalement très sympathique.


J'ai kiffé sur :

- Le crafting technologique, trop cool !
- L'immersion en plein espace
- La multitude de planètes
 - La B.O. planante

J'ai moins aimé :

- Le grind omniprésent : toujours, tout le temps :(
- La richesse des items non exploitée
- Les bestioles qui se ressemblent toutes au final
- La v1.0 pas toujours très stable
(installez le patch quand il sera dispo) !


Note finale :

lundi 15 août 2016

[News] SEGA 3D Classics Collection

Le vieux continent va enfin avoir droit à cette release en version physique !

Quand SEGA a lancé sa collection de classiques remastérisés à la sauce 3D stéréoscopique, les territoires PAL n'avaient que le choix de se rabbatre sur une version dématérialisée, sous forme d'achats à l'unité sur le e-shop. Ma compilation au format cartouches était réservée aux heureux possesseurs de 3DS JAP (rappelons que la console est zonée, on ne remercie pas Nintendo...). C'est donc une chouette nouvelle qui nous arrive là : le volume 2 sortira bel et bien en version PAL (et pourquoi pas le volume 1 ? Mystère...). Le contenu annoncé de la cartouche est le suivant :

3D Power Drift
3D Galaxy Force II
3D Fantasy Zone II et son extension Tears Of Opa-Opa
3D Puyo Puyo 2
3D Altered Beast
3D Sonic The Hedgehog
3D Maze Walker

Si vous voulez voir ce que ça donne de jouer à Sonic avec un effet de profondeur, ou si vous avez envie de vous éclater sur l'excellent portage arcade de Power Drift, rendez-vous le 4 Novembre 2016 pour trouver cette pépite en magasins. Et pour avoir gouté au portage d'Outrun développé par la même équipe, on peut s'attendre à quelque chose de très très bon. Entre les localisations de  la série Yakuza / Ryu Ga Gotokû et ces releases, on dirait que SEGA s'intéresse un peu plus à son public européen, et c'est très bien pour les fans !

dimanche 7 août 2016

[Ce que j'ai aimé dans...] Shadow Of The Comet

Call of Cthullu : Shadow Of The Comet, Infogrames, 1993
Ca faisait longtemps. Trop longtemps que je n'avais pas parlé de rétro sur ce blog! Corrigeons cela puisque je vais aujourd'hui vous parler d'une pépite crée par Infogrames en 1993, qui mélange survival-horror et jeu d'aventure. Connaissez vous H.P. Lovecraft ? Auteur prolifique de nouvelles typées fantastique / horreur, ses récits ont inspiré au cours du siècle de nombreuses oeuvres cultes telles que les série Twin Peaks ou encore X-Files. Le jeu vidéo n'est pas en reste, puisque dans les années 90, plusieurs jeux d'aventure avaient pris le pari d'adapter le génie lovecraftien en oeuvre vidéoludique. La tentative était franchement réussie avec Shadow Of The Comet et ses magnifiques graphismes 2D d'époque. Le scénario démarre doucement. Le joueur incarne Parker, un détective fraichement arrivé à Illsmouth. On ne tarde pas à se rendre compte que quelque chose cloche au milieu du petit village idyllique. L'ambiance calme glisse doucement vers un mélange d'horreur et de chasse à l'homme, entre profanation, cultes mystérieux, et invocations de déités monstrueuses. Le huis clos du village et ses PNJ bien dérangés arrive à instaurer une ambiance claustrophobe qui impressionera même les joueurs habitués aux  jeux d'horreur. Shadow Of The Comet se veut être un point & click, mais offrait également des séquences d'actions parfois bien stressantes. Bien que je n'avais qu'une dizaine d'années à l'époque où j'ai mis mes mains sur ce jeu, je garde encore plusieurs souvenirs marquants de ma partie, comme par exemple cette course dans les bois visant à semer les membres de la secte qui avaient malencontreusement découvert que je les épiais caché derrière un buisson...
Le jeu était sorti sur MS-DOS, et malheureusement aucun remake n'a jamais vu le jour. Néanmoins un portage Linux / Windows est disponible sur la plateforme de téléchargement GOG.

lundi 4 juillet 2016

[Test] Uncharted 4 (PS4)



Deux mois que j'attendais ce moment. Ca commence par une interminable livraison par Chronopost et son SAV en papier maché qui a besoin de 15 jours pour arriver à déposer mon colis à plus de 50km de chez moi. Ensuite, d'épiques vacances m'éloignent de mon salon et de ma PS4. Et enfin, moins épique retour au travail en pleine grève SNCF. Mais je m'en fous, on est en Juillet, l'Euro 2016 bat son plein, et je peux enfin prendre le temps d'insérer la galette de ma licence favorite dans la PlayStation 4. Je sais plus ou moins déjà que le jeu va prendre une note à cinq étoiles (en tout cas, c'est ce que j'en attends). Uncharted est la série dont la réalisation technique m'a le plus marqué sur ces 10 dernières années. Le titre se veut être un console seller (comme en témoigne cette magnifique édition collector) et je viens de me refaire Uncharted 3 pour mieux apprécier les évolutions. Jusque là,  je me suis bien sûr retenu de regarder toutes les vidéos de gameplay et je n'ai lu aucun test du jeu dans la presse. Car je veux être dans les meilleures conditions pour attaquer ce jeu exceptionnel qui va marquer mon été. Bref, que vous hésitiez à prendre ce jeu ou que vous l'ayez déjà fini trois fois, j'avais envie de vous livrer mes impressions.
Confortablement assis dans mon canap', j'ai mon Pulse (aka : le casque 7.1 officiel de Sony...) sur les oreilles. Le loading du premier niveau se termine dans une bruyante symphonie de ventilateur, et enfin...

La claque vidéoludique de 2016

Les îles paradisiaques sont bien entendu de la partie. Paradisiaque... ou presque puisqu'il s'agit d'une prison au Panama!

Les premières minutes sont bien souvent les plus importantes. En quelques secondes à peine, je me forge ma première impression. J'observe les différences avec le précédent volet. Je remarque que la série prend un ton plus sérieux. La première scène se passe sur un bateau en mer. C'est la nuit. Une nuis d'orage qui gronde. On se dirige vers une île qui semble maudite, pendant que l'on se fait mitrailler par des contrebandiers sur d'autres bateaux. Nathan à l'air maintenant plus vrai que nature. Ses cheveux, son faciès sont à présent parfaitement modélisés, et il est difficile de savoir s'il s'agit d'un véritable acteur capturé en 3D ou s'il s'agit d'un travail de modélisation qui a franchi le cap de l'excellence. Je ne cherche même plus à examiner la qualité des textures comme je le faisais sur les jeux de la génération précédente, j'ai l'impression d'être devant un film. Les lumières produites par les éclairs, les phares des navires, les coups de feu tirés se mélangent aux particules de l'écume qui recouvrent le bateau à chaque fois qu'il fend une vague. Une claque visuelle comme je ne l'ai jamais ressentie depuis des années. Si l'on pouvait avoir quelques doutes jusqu'à présent, on constate que le fossé technique entre la 7ème génération de console (PS3, X360) et l'actuelle est bien là. Durant ces quelques secondes servant de tutoriel, j'aprécie également les évolutions du gameplay. Le maniement du viseur est moins assisté (bon, il faut dire que j'ai choisi la difficulté "Crushing", quelle idée aussi...), peut être à cause de la précision accrue des joysticks de la Dualshock 4. Mais le temps est compté minutieusement pour la mise en scène : à peine les ennemis sont éliminés qu'une cascade d'évènements se déroule sur mon écran pour m'en mettre vraiment plein la vue. En voulant éviter des missiles marins, je choque mon bateau contre un récif, et Nathan est projeté par dessus bord, se retrouvant plongé sous l'eau. Tout est parfaitement exécuté, et je retiens mon souffle durant toute la séquence. Voilà à peu près le résumé des 5 meilleures minutes d'action de ma vie de gamer. Pendant le chargement du prochain chapitre, je n'espère qu'une chose : que le reste du jeu soit aussi bon que cette introduction ! L'immersion semble bien plus forte que dans les anciens volets. Est-ce du aux 60fps ? Aux graphismes plus mature ? A la maitrise incroyable des effets audios ? Ce qui est sûr, c'est qu'Uncharted 4 est là pour impressionner, et va mettre tout le monde d'accord.

Et ça continue comme ça ?


Observez la modélisation de Drake : ses cheveux, la tension dans ses doigts qui se cramponnent, les plis de sa chemise.
Tout est animé dynamiquement !
Oui ! A la manière des plus grandes réussites d'Hollywood, le scénario connait bien sûr des changements de rythmes, alternant entre des phases narratives (la découverte de l'enfance de Drake, de sa vie maritale) et des phases plus intenses, voire très intenses (évasion d'une prison panaméenne, braquage façon Ocean's Eleven...). Ainsi, les excellents scénaristes de Naughty Dog tiennent le joueur en haleine, tout en délivrant un fan service irréprochable. On pourra en effet incarner le personnage de Nathan, dans un contexte de vie routinière, sans pistolet et en mode métro-boulot-dodo. L'expérience est fascinante et je trouve qu'elle facilite grandement l'identification et l'attachement au héros. L'immersion scénaristique couplée à l'excellence visuelle payent : on se met rapidement à partager la tristesse, la joie, les inquiétudes des personnages. La recette marche vraiment bien et il est difficile de retenir ses émotions lors des twists scénaristiques...
C'est beau et ça fourmille de détails. Bien sûr les fougères bougent avec le vent et les corneilles s'envolent à notre arrivée.

Alors que j'étais pourtant habitué aux animations de saut de Uncharted 3, les cabrioles de Nathan au dessus du vide me font à nouveau serrer des fesses retenir ma respiration et croiser les doigts. A ce sujet, on retrouve d'ailleurs une nouvelle palette de mouvements. Le grappin fait son apparition, de même que les glissades dans les grandes pentes. Les combats à mains nues ont gagné en virilité, en tendant plus vers le jeu de boxe que vers le beat'em all. On perd la possibilité de renvoyer une grenade à l'adversaire qui l'a lancée - ce qui n'est pas un mal, parce que avouons-le, c'était quand même bien abusé ! Plus mature, Uncharted 4 prend donc un sacré tournant réaliste. Les pistolets ont plus de recul, les sauts ont plus d'inertie, bref on se sent moins en sécurité que dans les premiers épisodes de la trilogie. L'ambiance sonore a également été généralement retravaillée. Avec le casque 7.1, le résultat est bluffant, et les effets sonores sont à présent au niveau des meilleures salles de cinéma. Les passages sous-marins et les plongeons sont un régal pour les oreilles, et même après plusieurs heures de jeu, j'ai été impressionné par le son des diverses armes et explosifs. Le résultat ? Grâce à cette luxure audiovisuelle, les scènes d'actions ont plus de poids que dans n'importe quel autre jeu. Alors que j'avais un peu peur de me lasser des cycles gunfight/cutscène/escalade, Uncharted 4 a finalement réussi son pari, malgré un gameplay classique mais soutenu par son excellence technique.

Verdict


Rares sont les jeux aussi marquants. Uncharted 4 frôle la perfection et repousse les limites du jeu vidéo dans un mariage réussi, entre TPS et cinéma hollywoodien. J'ai été impressionné sur toute la ligne, et je peux vous dire qu'une fois dans la partie, mon visage arborait un sourire de béatitude malgré mon naturel flegmatique... Décors ultra variés, effets sonores exceptionnels, animations plus vraies que nature : je n'ai pas trouvé un seul défaut sur la forme tellement le niveau de qualité apporté par le studio Naughty Dog est important. Sur le fond, bien que classique, le gameplay m'a paru toujours aussi solide avec ses fameuses scènes d'escalade incroyables, ses gunfights d'anthologie, et ses combats à mains nues qui décoiffent plus qu'un cocktail kiss-cool + airwaves.
Avec toujours autant de charisme, Nathan Drake revient donc sur le devant de la scène avec un sans -faute époustouflant. Après 5 ans d'attente, les p'tits gars de Naughty Dog imposent une nouvelle norme de qualité pour les jeux AAA, en exclusivité sur PS4. L'attente en valait la chandelle, respect.

Foncez acheter ce jeu parce qu'il est :

- la digne suite que l'on attendait tous
 - beau à en pleurer
- incroyablement bien scénarisé
-  un démo incontournable des capacités de la PS4

Faites attention cependant à :

- ces livreurs chronopost de #°@* !

La note finale :

vendredi 1 juillet 2016

Trois OVNIS vidéoludiques en provenance du japon

Avec un mois de Juillet sous le signe de la Japan Expo, le paysage culturel (et commercial) français est souvent riche en sorties mangas, animés, J-POP, etc... Ceci étant dit, je trouve que le genre vidéoludique nippon reste assez peu représenté dans les rayons de nos FNAC et autres "espaces culturels". Et pourtant, ceux qui veulent prolonger leur expérience nippone dans le domaine vidéoludique ont de quoi se réjouir, car l'été 2016 s'annonce rayonnant.
Je vous propose donc de découvrir à travers ce blogpost trois curiosités vidéoludiques made in japan à paraitre cet été. Trois genres différents, deux éditeurs distincts, ça fait donc un jeu par mois. CQFD, Iku ze ! (行くぜ  : allons-y)

Gal * Gun : Double peace (PS4 / Vita)


Gal * Gun est un mélange entre rail shooter et Bishōjo (jeu avec des filles en positions suggestives...). Un concept totalement délirant pour un jeu qui est sorti sorti l'été 2015 sur l'archipel. Grosso modo, on se sert du tactile pour diriger le viseur de notre pistolet à phéromones et on shoote au moment opportun. Non, non rassurez vous, rien de pervers puisque tout ceci est fait dans le but de curer le héros d'une malédiction! Bon, raconté comme ça, je ne suis pas *hyper* convaincu par l'idée de ce mélange, mais le coté WTF qui s'en dégage et le fait que cette suite soit localisée me donne vraiment envie d'essayer. Après tout, ça ne peux pas être pire qu'un Dead Or Alive Xtreme, et nous ne sommes pas à l'abri d'une bonne surprise.
Bon point, l'éditeur PQube s'est engagé à produire une version non censurée. La censure étant en effet un problème récurrent qui enlève parfois beaucoup d'intérêt aux Bishōjo importés par voie officielle.

Gal * Gun : Double Peace (Vita / PlayStation 4)
Titre original : ぎゃる☆がん だぶるぴーす
Site officiel : http://www.gal-gun.com
Date de sortie prévue : 29 Juillet 2016
Editeur pour la version européenne : PQube


Touhou Genso Rondo (PS4 / Pentium III)


Ce "touhou" est un portage du doujin-game PC de 2012. Le flou subsiste encore sur le genre qui oscille entre combat 1vs1 et shoot'em up. Pour ce que l'on en voit sur les vidéo, ça ressemble beaucoup à du Senkou no Ronde, surtout quand on sait que les auteurs ont même signé un accord de licence avec G.Rev. Bref, il y a plein de filles, une multitudes de boulettes colorées, et des passages où l'on tape l'autre en 3D. A essayer un jour pour ne pas mourir idiot. Vous pourrez y jour sur votre PS4 ou sur votre bon vieux pentium III qui dort dans votre grenier à condition de lire un peu le japonais.

Touhou Genso Rondo (PlayStation 4)

Titre original : 幻想の輪舞
Site officiel : http://www.cubetype.com/works/gensoRondoPs4/ /
http://www.cubetype.com/works/gensoRondoPs4/asia/ (anglais)
Date de sortie prévue : 9 Septembre 2016
Editeur pour la version européenne : NIS America


Psycho Pass : Mandatory Happiness (PS4 / Vita)


Issu du très bon manga éponyme, Psycho-Pass : Mandatory Happiness est la première adaptation de cette série de SF en jeu vidéo par MAGES Inc. (anciennement 5Pb, le studio à l'origine de Steins;Gate). On ne sait que peu de chose, à part qu'il sera possible de joueur deux avatars différents (un inspecteur ou un exécuteur), et que le choix du joueur auront des répercutions sur le scénario de la partie. L'adaptation  prend la forme d'un visual novel avec une dizaine de fin différentes. Si l'on ne sait pas encore grand chose du gameplay, on sait d'ores et déjà que des mini-jeux ainsi qu'un trophée platine seront inclus. Coté histoire, le titre reprend la thématique de la justice préventive et omnisciente qui calcule un coefficient de criminalité pour chacun de ces citoyens. Et si vous ne connaissez pas le manga, je ne saurais que trop vous conseiller de foncer découvrir cette oeuvre mature et très bien ficelée.

Psycho Pass : Mandatory happiness (Vita / PlayStation 4)




Titre original : サイコパス 選択なき幸福 
Site officiel : http://nisamerica.com/games/psycho-pass/
Date de sortie prévue : 16 Septembre 2016
Editeur pour la version européenne : NIS America / Kochmedia