mardi 11 avril 2017

[Avis] PaRappa The rapper Remastered

Les années 90 reviennent avec PaRappa !


Nom d'un sprite, vingt ans, déjà. Il y a vingt ans, le monde découvrait PaRappa The Rapper, le premier jeu de rythme de l'histoire. Ca sortait sur la fameuse PlayStation : la grise, que tout le monde appelait "PSX" à l'époque pour avoir l'air branché dans la cour de récré. Si les courses de stock car et les combats en 3D captaient majoritairement l'attention du public, une modeste création importée du Japon allait discrètement poser les bases d'un genre alors totalement méconnu. Avec ses couleurs flashy, ses héros au look enfantin, et son gameplay archi décalé, PaRappa The Rapper était incompris, au mieux ignoré, au pire méprisé. Sans aucun doute, cette pièce de l'histoire vidéoludique était trop en avance sur son temps. Déjà parce que pour beaucoup de personnes en 1997, appuyer sur des touches en rythme, ça ne constituait pas vraiment un jeu. Et ensuite parce qu'un rendu hyper coloré en 3D à plat (à la Paper Mario), ça ne respectait pas du tout les conventions de l'époque. Il faut dire qu'on sortait d'une ère de domination hégémonique des sprite multicolores imposés par une certaine Super Nintendo. Du coup, les gamers des années 90 rêvaientde  photoréalisme, de textures high-res et de "full motion vidéo" en 6553 couleurs, bref, on était bien loin des concepts de "PaRappa le petit chien apprend le karaté avec un prof à tête d'oignon". Car oui, avertissement pour nos lecteurs qui n'ont jamais joué à cette pépite : le WTF est présent à tous les étages !


♬ Tatata tata tah !


Bien que 100% hiphop, les titres oscillent entre plusieurs style musicaux dont le reggae.

Retour en 2017. Entre Call Of Douze et FIFA 17, les joueurs sont en quêtes d'exotisme. Alors forcément un petit chien avec un bonnet qui chante un rap enfantin et coloré, c'est un concept plutot génial ! Je vous le dit : Parappa pourrait bien être *le* titre fun et bigarré de ce printemps. Mais voilà, ceux qui ont déjà branché leur vieille PlayStation sur un écran moderne Full HD ou 4K  savent : le jeu méritait un lifting. Ca tombe bien car pour fêter ses vingt ans, le Japan STUDIO de Sony nous offre une version toute neuve et toute belle de ce titre culte. Ceux qui connaissent pourront freestyler avec une image parfaite et un son de bonne qualité. Quant aux nouveaux venus ils pourront découvrir tranquillement le titre sans se forcer à supporter un upscale dégueu et un input lag de leur TV qui serait fatal. What, un input lag fatal comme dans les jeu de stomba ? Ben oui parce que ce jeu hyper mignon est probablement le plus dur de sa catégorie. Explications. Comme dans les jeux de rythme modernes, le but est d'appuyer sur la touche adéquate quand un curseur passe au dessus du symbole. Cette règle simplissime est néanmoins à l'origine d'une difficulté ardue car le timing n'est absolument pas tolérant : des fois, on a l'impression d'avoir un groove parfait, et puis la note de fin tombe, c'est le "BAD" signifiant que l'on doit recommencer la chanson pour passer le niveau. Dans le manuel, peu d'explications et un laconique indicateur de score en guise de seule indice de réussite. Incroyable contraste que celui du style de cet univers et de la rigueur exigée pour arriver à passer les 6 niveaux du jeu.

Crack crack crack the egg into the bowl ♬

"YOU GOT TO BELIEVE"



A être intolérant et punitif de la sorte, le jeu aurait pu être un bide. Les critiques faciles diront d'ailleurs que sa difficulté est volontairement piquante pour rallonger artificiellement la durée de vie. Les aficionados - dont je fais partie - arriveront néanmoins à trouver leur plaisir malgré le challenge. Pourquoi ? D'une part parce que les musiques sont absolument géniales. Des paroles à l'instrumentation, le style si bon enfant est unique et très entrainant. Je précise quand même que le rap, c'est pas ma tasse de thé (ne vous attendez donc pas à entendre du Sexion D'Assault ou du Cypress Hill). D'autre part j'adore l'histoire du jeu. PaRappa est une sorte d'incarnation de l'ado gentillet que j'étais. Il vit des aventures simples comme passer son permis de conduire ou aller au toilettes de la station service. Son rêve est de conquérir la jolie fille à tête de fleur dont il est secrètement amoureux. Mais le beau gosse Joe Chin est un rival tout en pectoraux et en frime, et il cherche à lui voler la vedette. Les clips vidéos nous expliqueront en partie comment PaRappa va réussir à séduire sa belle, micro en main, grâce à ses professeurs de rap. Bref, une histoire attachante, un design intemporel et une bande-son au top donnent au jeu son statut culte. Ces qualités donnent aux joueurs de vraies raison pour lui pardonner aussi bien sa difficulté frustrante que le reste de ses imperfections. Comme par exemple le fait que les vidéos du remaster ne sont pas en plein écran, ou que certains comportements ressemblent fortement à des bugs (un retry alors qu'on ne le méritait pas, un plantage après avoir une sauvegarde...).

Conclusion


Dix ans après sa sortie initiale fort discrète, PaRappa revenait en force avec une version PSP. Pour cette nouvelle décennie, le JAPAN Studio nous offre un relift 1080p et 4K bienvenu. Fidèle à l'original, cette version PS4 est encore marquée par une mécanique de jeu difficilement maitrisable et contrastant avec la fraicheur globale du titre. Néanmoins, peu importe ses défauts : quand on en parle à son entourage, ça se termine toujours  "aaaah nan mais tu connais pas Parrappa ? Il faut trop que tu l'essaye, c'est de la balle". Mignon, drôle, mais exigeant et aussi parfois frustrant : PaRappa The Rapper pourra aisément remplacer votre petite amie pendant une bonne douzaine d'heures, le temps d'être vraiment lassé de ses musiques intemporelles... avant d'y revenir quelques mois plus tard !

Les + + +:

- Un concentré de bonne humeur
- Une bande son hip hop indémodable
- Un style graphique inimitable...
- ... et sublimé par la HD / 4K (PS4 Pro)

Les - - -:

- Des vidéos encore fenêtrées ?
- Des timings toujours indomptables

Note finale :


PS :
Comme je suis sympa (et que j'ai fini le jeu hier soir), voici quatre astuces pour passer le niveau 3 si vous perdez la foi dans PaRappa The Rapper. En espérant que cela puisse constituer une aide à ceux qui serraient bloqué avant la fin du jeu en mode "normal" :
- Le jeu va vérifier que vous êtes en rythme non seulement pour la phase d'appui du bouton, mais également pour la phase de relachement. Fiez vous donc à votre oreille car le son s'arrête brutalement si vous levez trop tôt.
- La manette Dualshock 4 dispose de 256 niveaux de sensibilité. Veillez à toujours appuyer à fond, et le plus rapidement possible !
- Dans les options, vous pouvez activer la vibration de la manette ainsi qu'un zoom visuel pour accompagner le moment ou il est recommander d'appuyer
- Jouez avec votre coeur, et pas avec vos yeux. YOU GOT TO BELIEVE!

lundi 3 avril 2017

[Avis] Maldita Castilla Ex (PS4)

Quand on regarde des titres comme Shovel Knight, la compilation Capcom 8bits ou encore Curses ‘n Chaos (offert ce mois d'Avril sur le PlayStation Plus), il est clair que le genre du "faux rétro" ne s'est jamais aussi bien porté qu'aujourd'hui. Et que je te met du style 8bit par ci, et que je te vante mon esprit 16 bits par là. Pour le meilleur comme pour le pire, les studios indés sont massivement inspirés par cette opportunité, ce qui cache soit un amour profond de cette époque incroyable. soit un manque de évident de compétence technique. Enfin, des recettes de plus en plus spécialisées sont explorées. Remake des graphismes en HD, musiques façons chiptune, ajout de filtres pour simuler un écran cathodique... Et puis au milieu de toute ces expérimentations, il y a Locomalito, cet espagnol quarantenaire qui édite ses propres freewares dans son coin.

Fausse vraie arcade



Contrairement à nombre de ses congénères motivés par l'appât du gain, la gloire ou encore le sexe facile avec de jeune femmes de ta région, le brave homme s'est tourné vers le rétro parce qu'il aime l'arcade. En tant que personne méticuleuse, il a commencé son travail par définir sa vision de l'arcade :  finissable en une seule session, une seule difficulté, autorisant le scoring, etc. Cette charte de l'esprit arcade a ensuite donné naissance en 2012 à un fabuleux hommage à Ghouls And Ghost, nommé Maldita Castilla (et distribué gratuitement sous la forme d'un freeware windows). Parce que le plaisir d'un jeu, ce n'est pas seulement être devant l'écran, Locomalito est allé jusqu'à fournir les ressources pour imprimer le DVD-art, la jaquette, ainsi qu'un excellent manuel multi-langues rempli de graphismes. Au final, la démarche reçoit des avis extrêmement positifs de la part des passionnés du monde entier, et certains artisans ont même fabriqué une borne d'arcade dédiée (Locomalito étant allé jusqu'à mettre les side arts à disposition). De fil en aiguille, nous voilà en 2017. Locomalito rencontre Abylight, et un portage PS4 est lancé. Une première version "augmentée" (Cursed Castilla : Maldita Castilla EX) paraît alors en ce début d'année sur le PSN.

C'était mieux avant ?


Happé par la nostalgie, j'ai donc mis la main sur ce fameux titre. Une fois en jeu, on peut dire que l'arcade fait son job. Quatre boutons de commande : déplacer (gauche, droite), sauter, tirer. On avance dans le niveau comme dans n'importe quel jeu de plate-forme, et des gros sprites de monstres nous foncent dessus. Il faut alors éviter les projectiles adverses et envoyer la sauce pour survivre. Maldita Castilla EX reprend les codes des années 80. La recette est certes sans surprise, mais le level-design du jeu arrive bel et bien surprendre. Chaque projectile de chaque mob semble spécifiquement timé pour toucher le joueur là où les déplacement le poussent. Résultat : on en chie, on en bave, on s'arrache les cheveux. La difficulté est ardue, et il faudra s'accrocher pour finir les 8 stages du titre. Maldita Castilla EX est dur, mais pas dur comme Dark Souls qui vous récompense de trophée, d'expérience, ou d'item super puissants chaque fois que vous tuez un petit boss. Non, ici c'est de la vraie difficulté arcade : peu de checkpoints, seulement 3 vies, et quand on rate, on recommence! Voilà la dure loi de la vie, et la seule satisfaction que l'on obtient après avoir trouvé le point faible d'un boss, c'est de pouvoir accéder au niveau suivant. D'ailleurs en parlant de trophées, sachez que sur les 16 trophées (dont un platine 😀) je n'en ai eu... aucun ! Une maniabilité simple comme bonjour, une difficulté le réservant aux hardcore gamers... est-ce que c'était vraiment mieux avant ? Certain aimeront, d'autres moins, c'est certain.
Certains niveaux sont spéciaux. Ici le combat avec ses potes sur une charette. Génial !




Une pixellisation irréprochable


Raconté comme ça on pourrait se dire que le titre a peu de sex-appeal en 2017. Mais si l'on accepte de mourir et de réessayer inlassablement, c'est parce que le titre arrive distiller un certain plaisir de jeu. On pourrait citer par exemple son scénario inspiré de l'histoire médiévale Espagnole, la variété de ses sprites qui comptent environ 50 monstres différents, des niveaux qui se déroulent dans des situations toujours différentes (combat au dos d'une charette, dans une barque, etc...), pleins d'armes à essayer... On sent que l'auteur n'a jamais cédé à la facilité du copier coller lors du level design. Le jeu est carrément pourvu de 4 fins différentes ! Quant à la bande-son, celle-ci est tout aussi exceptionnelle. Réalisée sur un synthétiseur FM par l'excellent Gryzor87, elle colle aussi bien à l'ambiance médiévale qu'à l'ode aux années 80. Enfin la partie technique est bien entendu parfaitement exécutée : ni ralentissement, ni temps de chargement ne se feront sentir, et forcément, plusieurs filtres de rendu seront sélectionnables afin de simuler une image typée tube CRT (vous pouvez donc ranger votre générateur de scanlines).
Les ennemis sont numbreux et variés.




Conclusion


Cursed Castilla : Maldita Castilla EX est un peu comme un très bon whisky : la mise en bouche arrache le palais, mais les vrais connaisseurs savent trouver un arôme exquis et subtil derrière la brutalité du premier contact. Les trentenaires nostalgiques qui dépensaient jadis leurs pièces de dix francs sur Ghost And Goblin seront forcément séduits tant l'hommage aux classiques des 80's est réussi. Les autres gamers dotés des compétences "skill" et "persévérance" pourront également apprécier l'expérience Maldita Castilla EX. Ce qui est sûr, c'est qu'un contenu arcade aussi copieux et d'un tel niveau de qualité, c'est exceptionnellement rare. Qui plus est, encourager son créateur fera  vivre la scène arcade tout en étant bien plus fun qu'un épluchage de ROMs sur MAME. Et la bonne nouvelle du printemps, c'est qu'un second jeu "faux-arcade" et porté également par Abylight devrait sortir ce mois-ci, et il s'agit d'un shmup intitulé Super Hydorah ! Longue vie à l'arcade !


Ca roxxe :

- la démarche d'un créateur passionné
- hyper fidèle à l'esprit arcade des 80's
 - level-design très varié

Chaud et froid :

- une difficulté réservée aux hardcore gamers
- pourquoi pas sur Vita ?

Note finale :

mardi 28 mars 2017

Clap de fin pour la série des "Souls"

Aujourd'hui c'est mardi, et qui dit mardi, dit MAJ du PSN, tralala (bon ok les gars, on a vu de meilleures phrases d'accroches, mais je vous met au défi de trouver un truc pas trop ridicule et qui rime avec "PSN" ). Parmi le lot de nouveautés de la semaine, une extension saura retenir votre attention : c'est celle du Dark Souls 3. Plus qu'un simple add-on, ce contenu additionnel apporte un point final à la série. Le scénario se révèlera donc un peu plus et j'espère bien que ce clap de fin apportera suffisamment de réponses aux questions que l'on se pose tous sur cet univers décadent et profondément sombre. La vidéo est alléchante, les premiers retours sont positifs. Bref, le genre d'achat impulsif et indispensable pour ceux qui ont pris leur pied sur Dark Souls 3... L'extension est vendue 14,99€ sur le PlayStation Store à partir d'aujourd'hui.


mardi 21 mars 2017

[Test] Horizon Zero Dawn (PS4)

Quand j'étais gosse, j'ai toujours rêvé d'avoir un Aibo. Ce chien robotisé me faisait infiniment plus rêver que les robots jouets fabriqués en Chine que le père Noël amenait jusqu'à ma cheminée. Assez naïvement, je me disais que l'avenir serait forcément génial grâce aux progrès de la robotisation. Adolescent, je découvrais Isaac Asimov et Terminator, exposants leur théories sur la complexité des la relation humains-robots. Et il y a quelque sannées, je découvrais Boston Dynamics : nos pires cauchemars sont en cours d'expérimentation dans des labos de chercheurs prêt à vendre des animaux mécaniques surpuissants aux armées. Aujourd'hui quand je pense au futur, je m'imagine réfugié dans un bois, un arc électro-magnétique à la main, chassant le robot bionique pour assurer la survie de notre espèce. Ah ben ça tombe bien, c'est à peu près l'expérience que nous propose de vivre Horizon Zero Dawn, un triple A sur PS4 réalisé par l'excellentissime studio néerlandais Guerilla Games (bien connu pour la franchise Killzone).

Bavette d'Alloy, oh ! 

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en recevant ce jeu. Les trailers laissaient entrevoir une sorte de guerre tribale avec des scènes d'actions stylées. Le gameplay allait-il être celui d'un TPS nerveux orienté multi, d'un beat'em all 3D en monde ouvert, d'un jeu de chasse misant sur la furtivité ? Après douze heures de jeu enchanteresses, soit exactement 7,35% de progression, voici mes impressions. Commençons par l'introduction et le background scénaristique. Exit les textures industrielles au goût apocalyptique, bonjour nature luxuriante et paradisiaque. La montagne, les arbres en fleurs, une faune joyeuse et gambadante : un univers que ne ne réfuterait pas les classiques de l'héroic fantasy. Guerilla s'aventure sur un terrain nouveau et l'équipe le fait avec brio : cette séquence d'intro réalisée entrièrement avec le moteur du jeu nous en met plein les mirettes entre les effets de lumières et les réflexions à la surface du torrent. Le clou est enfoncé lorsque les persos apparaissent à l'écran. La finesse des textures (ainsi que les 45GO de downloads) me laissent alors comprendre que Horizon Zero Dawn est clairement taillé pour la 4K (même si je n'en suis pas équipé). Mais rassurez vous, Hiorizon reste absolument magnifique, même sur une PS4-pas-pro-du-tout ! Après cette intro qui claque bien arrive la phase de tuto. Aussi longue que peu intéressante, elle pose la base du scénario : Alloy, la jeune femme rousse que l'on incarne est une paria. Cela signifie qu'elle n'a ni le droit de pénétrer les terres du village, ni le droit d'adresser la parole à ses habitants. Elle est accompagnée de ROST, un père adoptif, une force de la nature, paria lui aussi. Cette mise à l'écart qu'Alloy suit depuis sa petite enfance n'est cependant pas inexorable. Un rite appelé l'"éclosion" pourrait lui faire gagner un véritable statut de citoyenne, tout en lui permettant peut être de comprendre la raison pour laquelle elle a du subir cette mise à l'écart. Mais mais mais, vous vous en doutez, ça ne va pas être aussi simple: cascade d'évènements, twist scénaristique, toussa, toussa... #nospoil



L'alloy de la jungle

Changements de météo en temps réel, cycles jour/nuits, profondeur de champ immense... au risque de se répéter, Horizon est donc un jeu très beau (vous vous en rendrez compte par vous même lorsque vous serez face à l'écran). Dur de prendre en défaut le moteur graphique utilisé pour le jeu. Mais cette excellence s'accompagne-t-elle du nécessaire pour créer un excellent jeu ? Hé bien oui, ou pas loin. C'est au bout de plusieurs heures que le titre révèle la vraie richesse de son gameplay. Les mécaniques de combats, inspirées de Tomb Raider invitent à traquer des ennemis en mode chasse furtive. Les ennemis sont des animaux mécanisés ayant la forme de taureaux, de cerf, d'ours ou encore de dinosaures. Chaque animal a son IA, et ses points faibles qui lui sont propres. Devant leur puissance dévastatrice, on court, on se cache dans les buissons, on vise, et on décoche une flèche bien placée... Le système de compétence est bien foutu et débloque de nouvelles attaques au fil de l'expérience glânée. Les munitions et les nouvelles armes s'obtiennent par un système de craft savant mais jamais frustrant. Grâce aux nouveaux coups, aux nouvelles espèces d'ennemis, et aux nouveaux décors, le fun s'installe avant même qu'un sentiment de répétitivité s'installe. Les commandes réagissent au doigt et -à l'oeil- à la manette, et les sauts en slow motion exhibent parfois une animation de mise à mort particulièrement jouissive. La difficulté est abordable sans être niaiseuse : juste ce qu'il faut pour susciter la fierté et la confiance en soi du joueur.

Un air de RPG, sans le P sans le G

Le système de combat est donc riche et varié. Et comme les petits gars de Guerilla, ils en donnent toujours plus, ils ont voulu faire pareil pour le scénario, les PNJ, et l'aventure. Ainsi, on pourra rencontrer une multitude de persos proposant des missions diverses pour passer le temps. L'intrigue globale est également bien rebondissante, et donnera lieu a plusieurs séquences non interactives pour nous conter l'histoire de ce futur intriguant. Mais je dois vous le dire : ce n'est pas le côté le plus réussi du jeu. Et ce qui m'a personnellement dérangé, c'est la manque d'intérêt de des 3/4 des quêtes secondaires. En effet, quand on a goûté à un Yakuza Zero qui excelle dans le domaine, ça devient dur de devoir se farcir un ensemble de missions "Fedex", "va me chercher tel objet", "ramène moi ci" ou "fais moi ça". Surtout quand les récompenses sont banales et les dialogues d'un classique peu audacieux, malgré une animation faciale plutôt expressive. A ce sujet, je me demande bien ce qu'on pu consommer les personne ayant reproché à Horizon le manque d'expression sur la modélisation des visages... Mais revenons à nos PNJ. La bonne nouvelle c'est que ces quêtes secondaires sont facultatives (sauf si vous voulez obtenir le trophée platine, vous vous en doutiez n'est-ce pas ?) Ceci dit, nul doute qu'elles sauront trouver leur public et donner de la cohérence à l'univers... La mayonnaise n'a juste pas pris chez moi, mes instincts me poussant plutôt à escalader les montagnes et me concentrer sur la chasse à ces robots animaliers ! Néanmoins l'intrigue globale a quand même réussi à piquer ma curiosité. Comment ce monde s'est-il retrouvé envahi par les robots ? Pourquoi Alloy a-t-elle été reléguée au rang de paria ?


Conclusion



Empruntant à Tomb Raider, à Metal Gear, voire à The Witcher 3, Horizon Zero Dawn est peut-être le meilleur AAA du moment. Avec un moteur graphique qui va ébourrifer papa, un scénario à l'écriture élégante, et un gameplay addictif, c'est une valeur sûre qui saura satisfaire les gamers les plus exigeants. Son originalité le rend au final assez difficile à catégoriser, et c'est tant mieux! Nul doute que l'épopée fascinante d'Alloy restera un bon petit moment dans votre lecteur bluray pour user la lentille de votre PS4.


J'ai adoré:

- le moteur 3D qui repousse les limites de la HD
- l'héroïne rousse 💖
- le gameplay solide, varié, et novateur ! 

J'ai pas adhéré:

- aux quêtes secondaires hyper classiques
- aux voix FR (heureusement la VO est là!)

La note finale :

jeudi 16 mars 2017

Capcom revient sur son passé 8bits !

Le rétro est à la mode, c'est une certitude depuis plusieurs années maintenant. Capcom et Disney qui étaient déjà à l'origine de l'excellent Duck Tales remastered n'ont pas résisté à la tentation de nous porter une compilation de 6 jeux de la même époque. Intitulé The Disney Afternoon Collection, les plus vieux gamers auront l'occasion de partager avec la nouvelle génération ces petites merveilles qui nous font parfois grommeler un "c'était mieux avant", voire un "la difficulté, c'était quand même autre chose dans les 90's" ou encore un "le pixel art, ça avait vraiment plus de gueule que la 3D". Je salue la démarche mais je retiens ma joie : d'une part parce que mon coeur est définitivement dans le camp 16bits (World Of Illusion, Mickey Mania, Le Roi Lion...) d'autre part parce que ces réédition tiennent visiblement plus du portage que du remaster. Pour 19,99€ sur le PSN les plus nostalgiques auront donc accès à partir du 18 Avril 2017 aux jeux suivants :
Chip ‘n Dale Rescue Rangers, Chip ‘n Dale Rescue Rangers 2, Darkwing Duck, DuckTales, DuckTales 2, et TaleSpin.

mardi 28 février 2017

Le shmup est en fête sur PS4 !

Parce qu'entre deux sessions de Horizon Zero Dawn, on a besoin de s'aérer le cerveau, pensez à faire le plein de nouveautés shmup 😎 !

Pour un prix sympa, on trouvera sur le PSN dès aujourd'hui le remake HD de Ghost Blade, un shmup hérité de la mythique Dreamcast aux airs de Danmaku. Si vous vous sentez d'humeur plutôt médiévale, vous vous tournerez plutôt vers Gryphon Knight Epic, un jeu auto-édité par Cyber Rhino Studio aux retours très positifs. Et enfin ceux qui ont encore soif de boulettes, pourront bientôt attaquer Blue Rider, un shmup indé très coloré qui sortira sur nos consoles le 10 mars sur le PSN (et qui sortira également en édition physique limitée à 2500 exemplaires le 10 avril 2017).


ghost blade hd
Ghost Blade HD (PS4)

gryphon knight epic screenshot
Gryphon Knight Epic (PS4)

blue rider screenshot
Blue Rider (PS4)