vendredi 13 juillet 2018

[Avis] Sonic Mania Plus (PS4)



Sonic appartient sans aucun doute au club très restreint des mascottes les plus célèbres de l'univers JV. Véritable icône depuis maintenant plus de trente années, la réputation du hérisson bleu est néanmoins sur le déclin comparé à son homologue et concurrent Mario. La pauvre bestiole s'est vu petit à petit écartée des devants de la scène, la faute à une malédiction appelée le "Sonic Cycle". Sans plus attendre et sans vous raconter une énième fois l'Histoire de Sonic (ce que fait très bien le bouquin éponyme pour l'occasion, cf. notre critique de 2012) je vous propose donc de décortiquer dans ce test les caractéristiques de Sonic Mania Plus, ultime version du jeu de plateforme dont l'objectif avoué n'est ni plus ni moins que de retrouver l'essence de l'époque Megadrive !

”Le plus SONIC des jeux SONIC“



Alors que le plombier moustachu n'a cessé de gagner en popularité, pourquoi donc était-ce si compliqué pour la mascotte de SEGA ? Mon avis sur cette question est assez simple : Sonic était un très bon jeu dont le concept et les qualités reposaient sur un équilibre fortement lié au hardware de la  megadrive. L'arrivée des CD-ROM, de la 3D ou encore des écrans tactiles n'ont eu cesse de dénaturer ce qui faisait le charme de ce jeu de plateforme à la fois nerveux, pixelisé et dont le gameplay reposait sur une dualité exploration / speedrun. Chaque nouvelle tendance a porté un petit quelque chose qui rendait les nouveaux jeux Sonic tantôt trop lent, tantôt trop sérieux, parfois trop 3D, ou tout simplement trop chiant pour un joueur adulte... 
Les rêves de gosses se réveillent quand on retrouve à l'écran Sonic et son pote le renard à la queue touffue <3

Le Sonic-cycle c'est finalement l'aveu d'excellence de la version initiale : de la 2D rapide, des sprites 16bits et une inertie de déplacement savamment dosée ! Sans oublier des musiques typées MIDI, mais à la sauce funky ! Et des bruitages qui font pouic-pouic-schboing quand le hérisson saute sur des ressorts ! Et aussi un level design bourré de pièges vicieux mais qui permettent quand même de foncer à toute berzingue si on a le bon tempo ! Ben voilà, il aura donc fallu attendre vingt ans pour que Sonic Mania confirme que cette recette est la meilleure. Toutes les qualités naturelles de la mascotte à piquants sont à nouveaux réunies, et le résultat est sans appel.

”La PS4 ne serait qu'une Megadrive bodybuildée“ 



Refaire un jeu avec des conditions de succès héritées des années 90, ça a vraiment un intérêt ? On serait tenté évidemment de dire que c'est un peu con, qu'il suffit d'aller prendre l'air le dimanche sur une brocante pour se choper de quoi faire une aprem' retrogaming trankillou. Cet argument est à demi vrai. D'une part parce que trouver une megadrive avec tous ses (fragiles) câbles fonctionnels en 2018 n'est pas la tâche la plus aisée qui soit. D'autre part parce que la puissance des consoles actuelles a permis aux dévelopeurs de s'affranchir d'un max de contraintes. Pour ce genre de jeu, la PS4 délivre une puissance quasi infinie ! Elle affiche des millions de sprites sans sourciller, et sa mémoire permet de stocker des niveaux en HD gigantesques : bref, si les épisodes de l'époque composaient avec de grosses limites techniques, Sonic Mania Plus bénéficie, lui, d'une réalisation sans aucune concession. J'ai adoré les séquences cinématique façons dessin animé, les 60 images/secondes rigoureusement constantes et les niveaux au design magnifiquement ingénieux.
Le mode bis nous fait visiter les niveaux en jouant 2 personnages.
Ici Sonic et son pote Mighty le tatou (une des rares exclusivité de cette verison Plus).
D'ailleurs en parlant des niveaux, ceux ci sont découpés en 2 actes. L'acte 1 reprend des niveaux existant, sous une forme remastérisées. L'acte 2 expose des créations inédites. Ces niveaux reprennent donc le décor traditionnel mais passent à la vitesse supérieure en y ajoutant des passages secrets de folie, des nouveaux power ups (boucliers, bottes enflamées, bottes magnétiques...) et des boss qui débordent de créativité (ce serait salaud de vous en dire plus et de vous gâcher la surprise). Les menus acidulés, les niveaux bonus en mode 7... et plus généralement tout ce qui fait la "Sonic touch" a été conservé, revu et peaufiné jusqu'à obtenir un résultat idéal. Sans concession qu'on vous dit !

Sachez le : nos amis les hérissons adorent faire gonfler leurs biceps en effectuant des tractions.
Que dire de plus ? Avec l'adjonction d'un mode multijoueur à 4 en local, d'un mode contre la montre, d'un mode 'bis' queue de homard dans lequel chaque personnage peut utiliser son pouvoir spécial, de multiples options de rendu graphique... L'équipe de Christian Whitehead a fait un sans faute. Au bout de 10 minutes de jeu, en découvrant tout cela petit à petit, le joueur nostalgique que je suis avait la banane. Clamons le haut et fort : cette version est ultime, et Sonic Mania Plus se positionne comme l'un des meilleur jeu de plateforme en 2D de tout l'univers.

Final act



Sonic Mania Plus nous replonge d'une très belle manière dans nos années 16bits. L'esprit du Sonic The Hedgehog de 1991 est admirablement bien retranscrit dans cette version, tout en gommant les petites frustrations qui étaient liées de près ou de loin aux limites matérielles de la SEGA Megadrive. A installer d'urgence pour redécouvrir le génie de ce petit hérisson bleu et réveiller l'âme du gamin de 8 ans qui sommeille en chacun de nous ! La seule limite à votre enthousiasme pourrait être le fait d'avoir déjà acheté Sonic Mania sur la PSN, puisque le contenu de cette édition Plus est très similaire (un DLC devrait être proposé pour augmenté le Sonic Mania de base).

 Pourquoi ce jeu est le 'best Sonic ever' :

- les séquences de dessin animé
-des sons qui font pouic-pouic-schboooing
- des musiques qui me donnent envie de danser
- des palettes de couleur qui réchauffent le coeur
- des sprites trop bien animés
- des boss *vraiment* cools

on lui reproche :

- de ne pas avoir de trophée platine
- d'avoir un contenu très similaire à Sonic Mania

Score final :



Vidéo de gameplay (garantie sans spoiler)



mardi 26 juin 2018

Le circuit Paul Ricard dans F1 2018

Je vous avoue que je ne suis pas un ultra-féru de Formule 1, tout au plus amateur. Mais quand 3 pilotes français se retrouvent concurrents sur un circuit dans leur propre pays, c'est forcément passionant ! Qui plus est quand le dit circuit revient après plusieurs années d'absence dans le programme de la saison de F1. Pression trop forte ? Règlement de compte ? Erreur de jeunesse ? Le malencontreux accrochage de ce dimanche 24 juin a pénalisé dès le premier tours les deux jeunes pilotes Gasly (22 ans) et Ocon (21 ans). Je vous invite à découvrir leur ressenti, deux jours avant la malheureuse course, lorsqu'ils découvrent le circuit sur la simu F1 2018, aux coté de Romain Grosjean et Carlos Sainz...

vendredi 22 juin 2018

30ème trophée platine : Riddled Corpses EX


Et de trente (et ouais, j'ai du retard dans mes comptes rendus!). Tombé amoureux de ce twin-stick shooter compatible PS4 et Vita lors de sa sortie au début du mois de juin, je fus pris d'une irrésistible envie de jouer à chaque fois que je prenais les transports en commun. Je me suis donc lancé sans trop me poser de question sur la voie du 100%. Que dire en plus par rapport à notre test sur Planète Vita ? Je confirme que la difficulté est très progressive, et que le trophée platine est tout à fait atteignable, sans entourloupe ni coup fourré malgré la présence de collectibles, dont la récupération se veut finalement très anecdotique! La meilleure stratégie est de se concentrer dans un premier temps sur l'acquisition des pièces d'or (grâce au personnage Liery qui multiplie par 2 la quantité d'or ramassée). Une fois toute les upgrades et tous les personnages débloqués on pourra alors envisager de décrocher le seul trophée un peu corsé du jeu, qui consiste à finir les 6 niveaux en mode arcade. Pas si dur si on a de quoi acheter les 9 vies maximums avant de commencer un stage... le tout grâce aux lingots récupérés par la capacité magnétique ! Ainsi, au bout de quelques essais et une quinzaine de minutes plutôt intense, vous devriez enfin arriver à faire un score dépassant le million en bouclant un premier parcours sur les 6 niveaux, vous octroyant ainsi "Arcade Winner" et très probablement dans la foulée "Hardcore Gamer". Bon jeu à tous!


jeudi 7 juin 2018

[Bande-annonce] Wreckfest

Lassé du manque de dégâts dans Gran Turismo Sport ? Nostalgique de l'époque Destruction Derby ? Ca fait fort longtemps qu'on avait pas eu de jeu de simu / arcade dont le but avoué est de donner du plaisir en froissant de la tôle. Pour vous éviter de vous fâcher avec votre assurance auto, l'équipe de Bugbear Entertainement connue entre autres pour avoir initié la série des Flatout vous invite a vous lâcher au volant, et tout ça en HD, sur PC à partir de la semaine prochaine, et sur PlayStation 4 dans quelques mois (le 20 Novembre de cette année, plus précisément). En attendant, la bande annonce est officiellement disponible. Ah oui, et aussi un évènement spécial, le Wreckfest Headliner World Tour 2018, aura lieu ce soir à 20h à cette adresse. Et pour l'instant, ça fait envie.

jeudi 24 mai 2018

F1 2018 : le circuit de Monaco en vidéo

Avec une sortie annoncée la semaine dernière, l'équipe derrière F1 2018 nous gratifie aujourd'hui d'une première vidéo de Gameplay dans laquelle le pilote Edouard Leclerc, euh Charles Leclerc, se fait un tour sur le circuit de Monaco. Ce circuit historique de la F1 est visuellement attrayant, et la partie sonore à l'air d'avoir été bonifiée. Il ne reste plus qu'à espérer que le réalisme et les sensations au volant seront aussi convaincantes ! Rendez-vous le 28 août 2018 pour la sortie mondiale sur PS4 & Cie. Enjoy !

vendredi 18 mai 2018

[Test] God Of War (PS4)

Avec un dernier épisode en demi-teinte sorti sur PS3 il y a 5 ans, l'arrivée de God Of War sur PS4 se faisait attendre parmi les fans. Après des mouvements de personnels houleux chez Santa Monica (genre démission de Cory Barlog, directeur créatif travaillant sur la licence depuis 2005), on ne pouvait qu'être inquiet pour l'avenir de cette série culte. D'autant plus que le concept même de la licence est revu en profondeur. Eh oui : bye bye le héros ultra-viril qui cherche à se venger des dieux de la Grèce antique ! Kratos a pris sa retraite et s'en est allé vivre avec femme et enfant dans les montagnes scandinaves. Les plus observateurs remarqueront que ce coup de frais ne semble pas affecter notre héros puisqu'il se trimbale toujours avec le torse à l'air malgré la neige 😃. Mais qu'en est-il du plaisir de jeu ? Reste-t-il intact lui aussi, après le long périple de Kratos ? Le panthéon nordique arrive-t-il à égaler les divinités de l'Olympe? Ma réponse dans ce test !

Laisse pas trainer ton fils



Après une séquence d'intro discrète mais dont le rendu visuel n'a plus rien à envier aux productions cinématographique (Kratos est maintenant "photoréaliste"), on se rend compte que tout à changé ! L'ambiance, les voix, la maniabilité et même le grain de l'image : cet épisode n'a ni le goût, ni l'odeur des colères divines méditerranéennes auxquels les fans de la licence ont été habitués ces dix dernières années.
Les décors ne sont pas sans évoquer Tomb Raider, l'ancien projet de Cory Barlog

La rupture avec les anciens épisodes est complète, et l'aventure commence même par une séance de... babysitting ! Atreus, le fil de Kratos, se retrouve en effet seul avec son père et doit apprendre à survivre au milieu d'une forêt grouillante de monstres issus de la mythologie nordique. Au joueur donc de jouer les "papa poule" en le guidant dans l'apprentissage de la vie sauvage : chasse au daim (les américains seront ravis), au sanglier, et massacre d'un ensemble de saloperies plus ou moins agressives. Ça au moins, ça ne change pas de la Grèce. Notez bien que j'ai écris "papa poule" entre guillemets, puisque Kratos, en bon gros rustre, hurle à longueur de temps après son gosse... jamais vu un père parler avec autant de mauvaise humeur à son fils. Néanmoins le guerrier à la peau blanchie semble plus posé qu'auparavant, il me fait même penser à Joel dans The Last Of Us...  La violence des combats est donc désormais accompagnée de scènes qui soulèvent une violence psychologique certaine due à la présence de cet enfant. Le jeu n'hésite pas à multiplier la confrontation entre enfance et ultra violence, ce qui j'en suis sûr, ne manquera pas de provoquer un certain émoi (oserai-je dire "malaise" ?) auprès d'une certaine catégorie de public.
Le titre regorge de grottes et de lieux sombres à visiter.

Si ce virage rend l'épisode forcément plus émouvant que les précédents, j'ai quand même le sentiment que ce reboot a perdu une partie de l'ADN de la série : le feeling beat'em all de l'antiquité teinté de violence gratuite et légère se retrouve altéré par la bienveillance d'un Kratos qui éprouve le besoin de protéger son enfant. Comme je suis un chic type, je vous donne un exemple : une des missions du jeu consiste à aller chercher des fleurs pour essayer de sauver un sanglier sauvage blessé par une flèche 😘. Trop meugnon, mais pas très Kratos ...

A Thor et à travers



Kratos a beau être rongé par son passé et attendri par sa progéniture : le gars reste quand même plus badass que n'importe quel pilier de salle de muscu. D'une part sa barbe est toujours aussi impressionnante (utilise-t-il un huile spéciale ? Ou se rend-il régulièrement chez le barbier ? Le mystère reste entier...) mais surtout, il est prêt à en découdre avec des monstres faisant trois fois, dix fois, ou cent fois sa taille.
J'ai appris grâce à God Of War que le duckface puise ses origines dans la mythologie nordique.

Qu'importe si ses brassards à lames sont mis de côté, car la hache de sa décédée femme va faire gicler le sang d'une manière impitoyablement gore ! Les coups de boucliers, les coups de poings en mode colère (activés par la pression conjointe des deux sticks) et les hurlements lors des combats sont le signe que le feu de la colère brûle toujours dans le for intérieur du héros spartiate. La démesure, la nonchalance, et la mise en scène titanesque répondent présent à l'appel, comme pour nous rappeler à nous les joueurs, qui est le big boss parmi les héros de jeu vidéo ! Graphiquement, le jeu est énorme, le rendu est nickel, les temps de chargements sont (quasi) absents, et la caméra procure une immersion surprenante pour jeu à la troisième personne. Même sans PS4 Pro, il y a de quoi mettre une franche claque visuelle, mention spéciale à cette fantastique modélisation de la neige.
Toutes les captures de ce test sont réalisées "à chaud", sans retouche aucune, et sur une PS4 "non pro". Et ça a de la gueule!
La cerise sur le gâteau revient peut être à la théâtralisation du scénario : on y rencontre des PNJ à la fois angoissant et attachants, ayant chacun leur propre démarche ainsi qu'un doublage FR pas loin d'être parfait, et chaque séquence narrative s'intercale au milieu de l'action d'une manière naturelle. La magie est là, et j'ai pu constater après quelques nuits blanches qu'il est difficile de poser la manette au cours de la vingtaine d'heures offerte par l'aventure...

En quelques mots



Kratos revient en force sur PS4 et PS4 Pro. La violence et la démesure sont toujours la marque de fabrique de la série, mais le guerrier enragé à cédé la place à un protecteur viril : le fils du bonhomme a besoin d'être épaulé pour vaincre et survivre à toutes les horreurs de la mythologie nordique qui peuplent la montagne de Midgard. Cette facette du héros que l'on ne soupçonnait pas s'accompagne d'un scénario plus riche en émotions que ce à quoi on était habitué, ainsi que d'une narration fort différente des anciens épisodes, mais toute aussi soignée.
Le zeste de RPG permet d'équiper Kratos, de forger des objets, et de booster les caractéristiques des protagonistes.
Le gameplay a évolué lui aussi en passant en mode "semi-ouvert" et avec la possibilité de booster Kratos comme dans un RPG. La qualité de la réalisation de cette exclu PS4 est hors du commun : le jeu est d'ores et déjà un des titres emblématique de cette génération de consoles. Au final : God Of War cuvée 2018 signe donc un nouveau départ audacieux, véritable tour de main de la part du studio Santa Monica !

God Of War 2018 c'est :

- une claque visuelle
- des doublages FR excellents
- un renouveau pour la licence

mais aussi :

- un choix assumé de dénaturer la série
- déconseillé si vous avez des enfants dans la pièce

Score final :