mardi 21 mars 2017

[Test] Horizon Zero Dawn (PS4)

Quand j'étais gosse, j'ai toujours rêvé d'avoir un Aibo. Ce chien robotisé me faisait infiniment plus rêver que les robots jouets fabriqués en Chine que le père Noël amenait jusqu'à ma cheminée. Assez naïvement, je me disais que l'avenir serait forcément génial grâce aux progrès de la robotisation. Adolescent, je découvrais Isaac Asimov et Terminator, exposants leur théories sur la complexité des la relation humains-robots. Et il y a quelque sannées, je découvrais Boston Dynamics : nos pires cauchemars sont en cours d'expérimentation dans des labos de chercheurs prêt à vendre des animaux mécaniques surpuissants aux armées. Aujourd'hui quand je pense au futur, je m'imagine réfugié dans un bois, un arc électro-magnétique à la main, chassant le robot bionique pour assurer la survie de notre espèce. Ah ben ça tombe bien, c'est à peu près l'expérience que nous propose de vivre Horizon Zero Dawn, un triple A sur PS4 réalisé par l'excellentissime studio néerlandais Guerilla Games (bien connu pour la franchise Killzone).

Bavette d'Alloy, oh ! 

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en recevant ce jeu. Les trailers laissaient entrevoir une sorte de guerre tribale avec des scènes d'actions stylées. Le gameplay allait-il être celui d'un TPS nerveux orienté multi, d'un beat'em all 3D en monde ouvert, d'un jeu de chasse misant sur la furtivité ? Après douze heures de jeu enchanteresses, soit exactement 7,35% de progression, voici mes impressions. Commençons par l'introduction et le background scénaristique. Exit les textures industrielles au goût apocalyptique, bonjour nature luxuriante et paradisiaque. La montagne, les arbres en fleurs, une faune joyeuse et gambadante : un univers que ne ne réfuterait pas les classiques de l'héroic fantasy. Guerilla s'aventure sur un terrain nouveau et l'équipe le fait avec brio : cette séquence d'intro réalisée entrièrement avec le moteur du jeu nous en met plein les mirettes entre les effets de lumières et les réflexions à la surface du torrent. Le clou est enfoncé lorsque les persos apparaissent à l'écran. La finesse des textures (ainsi que les 45GO de downloads) me laissent alors comprendre que Horizon Zero Dawn est clairement taillé pour la 4K (même si je n'en suis pas équipé). Mais rassurez vous, Hiorizon reste absolument magnifique, même sur une PS4-pas-pro-du-tout ! Après cette intro qui claque bien arrive la phase de tuto. Aussi longue que peu intéressante, elle pose la base du scénario : Alloy, la jeune femme rousse que l'on incarne est une paria. Cela signifie qu'elle n'a ni le droit de pénétrer les terres du village, ni le droit d'adresser la parole à ses habitants. Elle est accompagnée de ROST, un père adoptif, une force de la nature, paria lui aussi. Cette mise à l'écart qu'Alloy suit depuis sa petite enfance n'est cependant pas inexorable. Un rite appelé l'"éclosion" pourrait lui faire gagner un véritable statut de citoyenne, tout en lui permettant peut être de comprendre la raison pour laquelle elle a du subir cette mise à l'écart. Mais mais mais, vous vous en doutez, ça ne va pas être aussi simple: cascade d'évènements, twist scénaristique, toussa, toussa... #nospoil



L'alloy de la jungle

Changements de météo en temps réel, cycles jour/nuits, profondeur de champ immense... au risque de se répéter, Horizon est donc un jeu très beau (vous vous en rendrez compte par vous même lorsque vous serez face à l'écran). Dur de prendre en défaut le moteur graphique utilisé pour le jeu. Mais cette excellence s'accompagne-t-elle du nécessaire pour créer un excellent jeu ? Hé bien oui, ou pas loin. C'est au bout de plusieurs heures que le titre révèle la vraie richesse de son gameplay. Les mécaniques de combats, inspirées de Tomb Raider invitent à traquer des ennemis en mode chasse furtive. Les ennemis sont des animaux mécanisés ayant la forme de taureaux, de cerf, d'ours ou encore de dinosaures. Chaque animal a son IA, et ses points faibles qui lui sont propres. Devant leur puissance dévastatrice, on court, on se cache dans les buissons, on vise, et on décoche une flèche bien placée... Le système de compétence est bien foutu et débloque de nouvelles attaques au fil de l'expérience glânée. Les munitions et les nouvelles armes s'obtiennent par un système de craft savant mais jamais frustrant. Grâce aux nouveaux coups, aux nouvelles espèces d'ennemis, et aux nouveaux décors, le fun s'installe avant même qu'un sentiment de répétitivité s'installe. Les commandes réagissent au doigt et -à l'oeil- à la manette, et les sauts en slow motion exhibent parfois une animation de mise à mort particulièrement jouissive. La difficulté est abordable sans être niaiseuse : juste ce qu'il faut pour susciter la fierté et la confiance en soi du joueur.

Un air de RPG, sans le P sans le G

Le système de combat est donc riche et varié. Et comme les petits gars de Guerilla, ils en donnent toujours plus, ils ont voulu faire pareil pour le scénario, les PNJ, et l'aventure. Ainsi, on pourra rencontrer une multitude de persos proposant des missions diverses pour passer le temps. L'intrigue globale est également bien rebondissante, et donnera lieu a plusieurs séquences non interactives pour nous conter l'histoire de ce futur intriguant. Mais je dois vous le dire : ce n'est pas le côté le plus réussi du jeu. Et ce qui m'a personnellement dérangé, c'est la manque d'intérêt de des 3/4 des quêtes secondaires. En effet, quand on a goûté à un Yakuza Zero qui excelle dans le domaine, ça devient dur de devoir se farcir un ensemble de missions "Fedex", "va me chercher tel objet", "ramène moi ci" ou "fais moi ça". Surtout quand les récompenses sont banales et les dialogues d'un classique peu audacieux, malgré une animation faciale plutôt expressive. A ce sujet, je me demande bien ce qu'on pu consommer les personne ayant reproché à Horizon le manque d'expression sur la modélisation des visages... Mais revenons à nos PNJ. La bonne nouvelle c'est que ces quêtes secondaires sont facultatives (sauf si vous voulez obtenir le trophée platine, vous vous en doutiez n'est-ce pas ?) Ceci dit, nul doute qu'elles sauront trouver leur public et donner de la cohérence à l'univers... La mayonnaise n'a juste pas pris chez moi, mes instincts me poussant plutôt à escalader les montagnes et me concentrer sur la chasse à ces robots animaliers ! Néanmoins l'intrigue globale a quand même réussi à piquer ma curiosité. Comment ce monde s'est-il retrouvé envahi par les robots ? Pourquoi Alloy a-t-elle été reléguée au rang de paria ?


Conclusion



Empruntant à Tomb Raider, à Metal Gear, voire à The Witcher 3, Horizon Zero Dawn est peut-être le meilleur AAA du moment. Avec un moteur graphique qui va ébourrifer papa, un scénario à l'écriture élégante, et un gameplay addictif, c'est une valeur sûre qui saura satisfaire les gamers les plus exigeants. Son originalité le rend au final assez difficile à catégoriser, et c'est tant mieux! Nul doute que l'épopée fascinante d'Alloy restera un bon petit moment dans votre lecteur bluray pour user la lentille de votre PS4.


J'ai adoré:

- le moteur 3D qui repousse les limites de la HD
- l'héroïne rousse 💖
- le gameplay solide, varié, et novateur ! 

J'ai pas adhéré:

- aux quêtes secondaires hyper classiques
- aux voix FR (heureusement la VO est là!)

La note finale :

jeudi 16 mars 2017

Capcom revient sur son passé 8bits !

Le rétro est à la mode, c'est une certitude depuis plusieurs années maintenant. Capcom et Disney qui étaient déjà à l'origine de l'excellent Duck Tales remastered n'ont pas résisté à la tentation de nous porter une compilation de 6 jeux de la même époque. Intitulé The Disney Afternoon Collection, les plus vieux gamers auront l'occasion de partager avec la nouvelle génération ces petites merveilles qui nous font parfois grommeler un "c'était mieux avant", voire un "la difficulté, c'était quand même autre chose dans les 90's" ou encore un "le pixel art, ça avait vraiment plus de gueule que la 3D". Je salue la démarche mais je retiens ma joie : d'une part parce que mon coeur est définitivement dans le camp 16bits (World Of Illusion, Mickey Mania, Le Roi Lion...) d'autre part parce que ces réédition tiennent visiblement plus du portage que du remaster. Pour 19,99€ sur le PSN les plus nostalgiques auront donc accès à partir du 18 Avril 2017 aux jeux suivants :
Chip ‘n Dale Rescue Rangers, Chip ‘n Dale Rescue Rangers 2, Darkwing Duck, DuckTales, DuckTales 2, et TaleSpin.

mardi 28 février 2017

Le shmup est en fête sur PS4 !

Parce qu'entre deux sessions de Horizon Zero Dawn, on a besoin de s'aérer le cerveau, pensez à faire le plein de nouveautés shmup 😎 !

Pour un prix sympa, on trouvera sur le PSN dès aujourd'hui le remake HD de Ghost Blade, un shmup hérité de la mythique Dreamcast aux airs de Danmaku. Si vous vous sentez d'humeur plutôt médiévale, vous vous tournerez plutôt vers Gryphon Knight Epic, un jeu auto-édité par Cyber Rhino Studio aux retours très positifs. Et enfin ceux qui ont encore soif de boulettes, pourront bientôt attaquer Blue Rider, un shmup indé très coloré qui sortira sur nos consoles le 10 mars sur le PSN (et qui sortira également en édition physique limitée à 2500 exemplaires le 10 avril 2017).


ghost blade hd
Ghost Blade HD (PS4)

gryphon knight epic screenshot
Gryphon Knight Epic (PS4)

blue rider screenshot
Blue Rider (PS4)

mercredi 8 février 2017

[Avis] Yakuza 0 (PS4)


Yakuza Zero est la préquelle de la prestigieuse saga Yakuza, un jeu d'action dans un japon contemporain et réaliste. Zero est le dernier épisode en date à être paru sur le territoire occidental, mais aussi le premier à voir le jour sur PS4. Cette sortie a donc de quoi émoustiller les aficionados de la série. Etant moi-même un fan depuis les versions PS2, c'est avec beaucoup d'émotion que j'ai inséré la galette dans le lecteur de ma PS4. Je vous livre ici mes impressions par écrit, après une semaine plongé dans l'univers passionnant de la mafia japonaise.

Comment devient-on Yakuza ?


Le costume noir va vraiment bien à Kyriu !
Tokyo, 1989. Le jeune Kazuma Kiryu travaille comme collecteur de dettes. Missionné indirectement par les banquiers, il sert sous les ordres de l'homme qui lui a évité l'abandon durant ses années d'orphelinat : Shintaro Kazama. Ce père adoptif qui l'a introduit dans le monde sans pitié des Yakuza est un haut placé au clan Dojima. Baignant dans la violence et le respect de l'ordre, Kazuma est ainsi régulièrement sollicité pour intervenir dans des règlements de comptes. Les gros clients des Yakuzas sont prêts à dépenser beaucoup d'argent pour s'approprier l'efficacité et le savoir-faire de Kazuma ! Mais l'âme de ce dernier n'est pas à vendre : doté d'un sens de l'honneur à toute épreuve, sa seule motivation passe par la reconnaissance de son père adoptif et supérieur hiérarchique. Cherchant à agir en toute discrétion, l'organisation Yakuza fait confiance aux services rendus par Kazuma qui n'a encore jamais été confronté avec la justice. Jusqu'au jour où un cadavre découvert par la police au détour d'une ruelle vient jeter de l'ombre sur sa dernière opération... Soupçonné de meurtre, ce dernier se rend rapidement compte qu'il est au coeur d'un complot visant à le mettre derrière les barreaux. Mêlé malgré lui à une intrigue politique de grande ampleur, trahison, soif de pouvoir et conflits d'intérêts sont les nouveaux éléments avec lesquels il faudra composer pour sortir Kazuma de ce pétrin !

Walkman et pantalon patte d'eph de rigueur !


Vous aurez l'occasion de faire copain-copain avec des "amies de baston"
Pour habiller un scénario aussi riche, Sega a mis les petits plats dans les grands. Hé oui, si le héros rajeuni de 15 ans parait moins mature, c'est tout l'inverse pour le moteur 3D qui anime cette ville qui s'anime sous nos petits yeux ébahis. L'histoire se déroule dans un Tokyo imaginaire des années 1990. Yakuza Zero ne dépaysera pas les habitués de Kamurocho, mais sera capable de leur en mettre plein la vue grâce à l'impressionnante qualité graphique de la modélisation des immeuble bardés de néons. Au delà des lumières colorées, c'est également le style (ou devrais-je écrire le "lifestyle") qui m'a fait halluciner : vêtements, mobilier, chaines-hifis, TV à tubes cathodiques, journaux d'époque : les années mythiques qui ont vu naitre le développement de la vie nocturne à Tokyo sont retranscrites avec une précision implacable. En découle une atmosphère de jeu unique et imprégnée de nostagie : aucun titre -toutes plateformes confondue- ne m'avait jamais fait revivre les années 90 comme ce jeu.  Aussi beau que profond, Yakuza Zero serait-il l'épisode parfait ? Pas loin. Pour être franc, le jeu approche la perfection, grâce à une qualité de réalisation fabuleuse. Durant mes dix premières heures de jeu, il ne fut pas un quart d'heure sans que je fus surpris par un de ces petits détails de la ville qui font tout le croustillant du gameplay. Les quêtes secondaires; bien qu'optionnelles, sont bien amenées et proposent souvent des situations fort amusantes ! Finalement, la seule chose que je regrette dans ce jeu, c'est de déjà connaitre (par coeur) le Kamurocho de Yakuza 3 et de me retrouver déjà habitué  aux lieux de Yakuza Zero (du moins pour ce qui concerne la partie du scénario se déroulant à Tokyo). Un peu de renouveau dans la disposition des enseignes aurait été le bienvenu. Ah, oui mon autre regret, c'est de ne pas voir circuler de voitures réelles des années 90. Au lieu d'avoir des modélisations de carrosseries "no name", un petit rapprochement avec la licence Initial D aurait grandement renforcé l'immersion (et aurait propulsé n'importe quel otaku amateur de voitures nippones sur orbite 😀). Néanmoins, à coté de ça, les nouveautés arrivent en pagaille : système de combat, système d'expérience basé sur l'argent, nouveaux personnages jouables (l'arrivée en scène de Goro Majima en purement ju*bi*la*toire 💓). Il y a de quoi en parler des heures tant le jeu est riche.


Conclusion


Le Tokyo des années 90, ou l'ode au néon. 
Après presque deux ans d'attente meublés de trailers alléchants, les fans de la série peuvent pour la première fois découvrir leur saga préférée sur PS4 ! C'est une heureuse surprise puisque malgré sa sortie au mois de janvier, Yakuza Zero comptera très certainement parmi les meilleurs jeux de 2017. Une réalisation grandiose, un moteur 3D qui nous caresse la rétine, une histoire riche et profonde, le tout avec une durée de vie faramineuse : what else ? Les inconditionnels de la licence seront aux anges, les fans du Japon adoreront, et les curieux vont halluciner.  En quatre mots, Yakuza Zero, c'est un grand OUI !


Yakuza Zero est une expérience mémorable

 grâce à :


- sa transcription exceptionnelle des 80's
- son moteur de jeu qui le rend encore plus beau
- son système de jeu toujours amélioré
- l'entrée en scène magique de Goro Majima

Il aurait pu être encore mieux avec :


- un Kamurocho plus varié
- des voitures aux carrosseries non fictives

La note finale :

samedi 28 janvier 2017

Du shoot en 2D sur PS4

La résurrection du shoot'em up, un genre quasiment enterré sur la période des années 2000 , s'intensifie ! Cette semaine, ce n'est pas moins de deux nouvelles annonces de jeux de boulettes qui sont tombées.



Le premier s'appelle Ghost Blade HD et est un portage HD d'un jeu de l'éditeur underground Hucast Games. Il s'agit initialement d'un danmaku développé pour la Dreamcast. L'excellente nouvelle c'est que la sortie PSN est prévue pour le mois prochain, ce qui contraste avec l'attente quasi interminable qui entourait la release sur consoles SEGA (2 ans d'attentes et environ 1 an de retard). Le jeu contiendra 5 niveaux, tournera à 60fps, disposera d'un trophée platine et d'un leaderboard en ligne. Il sera également jouable à 2 en local et aura une option TATE (pour les vrais qui ont un écran sur pied pivot). Il sera vendu au pris de 8,99€ ce qui est a priori abordable pour un jeu de ce style.




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Dans un style encore un peu plus rétro, le studio Abylight a annoncé le portage d'un nouveau jeu de Locomalito sur nos PS4 (source : blog officiel). Locomalito est un fan de rétrogaming qui s'est lancé le défi un peu fou de créer ses propres "classiques". Ce père de famille recrée donc des jeux en mode amateur, depuis dix ans, et dans le plus pur esprit de l'âge d'or du jeu vidéo. Ses jeux essayent de retranscrire les valeurs de l'arcade, du pixel art, et de la difficulté à l'ancienne. Au fil du temps, ses créations de qualité, distribuées sous formes de freewares, ont réussi à capter l'attention des internet. Bénéficiant aujourd'hui d'une réputation qui n'est plus à prouver, il semblait tout naturel que ses Doujinshi à l'européenne se voient portés sur PS4. Le prochain jeu prévu est donc Super Hydorah, une version boostée de son R-Type-like Hydorah (déjà disponible en téléchargement gratuit sur son site).




mardi 17 janvier 2017

De la poudreuse à gogo sur PS4

Vous habitez dans une région où la neige ne tombe pas et vous n'avez pas la possibilité de partir au ski cette année ? Rien n'est perdu : vous pourrez vous rattraper sans bouger de votre salon à condition de posséder une PS4 ! Et oui, les suédois déjà forts réputés pour leur petits pains grillés, se sont mis à la programmation. Et quoi de plus naturel pour une bande de programmeurs vivant sous une température moyenne annuelle de -25°C que de développer un jeu de moto des neiges ? Bref, nos amis de Zordix, déjà responsables du très jouissif Aqua Moto Racing Utopia ont publié un trailer de leur prochain jeu appelé Snow Moto Racing Freedom, une sorte de Gran Turismo dédiés aux motoneiges. Pas beaucoup d'autres infos, à part qu'on est tous d'accord sur le fait qu'ils aiment bien les noms compliqués.