mercredi 8 février 2017

[Avis] Yakuza 0 (PS4)


Yakuza Zero est la préquelle de la prestigieuse saga Yakuza, un jeu d'action dans un japon contemporain et réaliste. Zero est le dernier épisode en date à être paru sur le territoire occidental, mais aussi le premier à voir le jour sur PS4. Cette sortie a donc de quoi émoustiller les aficionados de la série. Etant moi-même un fan depuis les versions PS2, c'est avec beaucoup d'émotion que j'ai inséré la galette dans le lecteur de ma PS4. Je vous livre ici mes impressions par écrit, après une semaine plongé dans l'univers passionnant de la mafia japonaise.

Comment devient-on Yakuza ?


Le costume noir va vraiment bien à Kyriu !
Tokyo, 1989. Le jeune Kazuma Kiryu travaille comme collecteur de dettes. Missionné indirectement par les banquiers, il sert sous les ordres de l'homme qui lui a évité l'abandon durant ses années d'orphelinat : Shintaro Kazama. Ce père adoptif qui l'a introduit dans le monde sans pitié des Yakuza est un haut placé au clan Dojima. Baignant dans la violence et le respect de l'ordre, Kazuma est ainsi régulièrement sollicité pour intervenir dans des règlements de comptes. Les gros clients des Yakuzas sont prêts à dépenser beaucoup d'argent pour s'approprier l'efficacité et le savoir-faire de Kazuma ! Mais l'âme de ce dernier n'est pas à vendre : doté d'un sens de l'honneur à toute épreuve, sa seule motivation passe par la reconnaissance de son père adoptif et supérieur hiérarchique. Cherchant à agir en toute discrétion, l'organisation Yakuza fait confiance aux services rendus par Kazuma qui n'a encore jamais été confronté avec la justice. Jusqu'au jour où un cadavre découvert par la police au détour d'une ruelle vient jeter de l'ombre sur sa dernière opération... Soupçonné de meurtre, ce dernier se rend rapidement compte qu'il est au coeur d'un complot visant à le mettre derrière les barreaux. Mêlé malgré lui à une intrigue politique de grande ampleur, trahison, soif de pouvoir et conflits d'intérêts sont les nouveaux éléments avec lesquels il faudra composer pour sortir Kazuma de ce pétrin !

Walkman et pantalon patte d'eph de rigueur !


Vous aurez l'occasion de faire copain-copain avec des "amies de baston"
Pour habiller un scénario aussi riche, Sega a mis les petits plats dans les grands. Hé oui, si le héros rajeuni de 15 ans parait moins mature, c'est tout l'inverse pour le moteur 3D qui anime cette ville qui s'anime sous nos petits yeux ébahis. L'histoire se déroule dans un Tokyo imaginaire des années 1990. Yakuza Zero ne dépaysera pas les habitués de Kamurocho, mais sera capable de leur en mettre plein la vue grâce à l'impressionnante qualité graphique de la modélisation des immeuble bardés de néons. Au delà des lumières colorées, c'est également le style (ou devrais-je écrire le "lifestyle") qui m'a fait halluciner : vêtements, mobilier, chaines-hifis, TV à tubes cathodiques, journaux d'époque : les années mythiques qui ont vu naitre le développement de la vie nocturne à Tokyo sont retranscrites avec une précision implacable. En découle une atmosphère de jeu unique et imprégnée de nostagie : aucun titre -toutes plateformes confondue- ne m'avait jamais fait revivre les années 90 comme ce jeu.  Aussi beau que profond, Yakuza Zero serait-il l'épisode parfait ? Pas loin. Pour être franc, le jeu approche la perfection, grâce à une qualité de réalisation fabuleuse. Durant mes dix premières heures de jeu, il ne fut pas un quart d'heure sans que je fus surpris par un de ces petits détails de la ville qui font tout le croustillant du gameplay. Les quêtes secondaires; bien qu'optionnelles, sont bien amenées et proposent souvent des situations fort amusantes ! Finalement, la seule chose que je regrette dans ce jeu, c'est de déjà connaitre (par coeur) le Kamurocho de Yakuza 3 et de me retrouver déjà habitué  aux lieux de Yakuza Zero (du moins pour ce qui concerne la partie du scénario se déroulant à Tokyo). Un peu de renouveau dans la disposition des enseignes aurait été le bienvenu. Ah, oui mon autre regret, c'est de ne pas voir circuler de voitures réelles des années 90. Au lieu d'avoir des modélisations de carrosseries "no name", un petit rapprochement avec la licence Initial D aurait grandement renforcé l'immersion (et aurait propulsé n'importe quel otaku amateur de voitures nippones sur orbite 😀). Néanmoins, à coté de ça, les nouveautés arrivent en pagaille : système de combat, système d'expérience basé sur l'argent, nouveaux personnages jouables (l'arrivée en scène de Goro Majima en purement ju*bi*la*toire 💓). Il y a de quoi en parler des heures tant le jeu est riche.


Conclusion


Le Tokyo des années 90, ou l'ode au néon. 
Après presque deux ans d'attente meublés de trailers alléchants, les fans de la série peuvent pour la première fois découvrir leur saga préférée sur PS4 ! C'est une heureuse surprise puisque malgré sa sortie au mois de janvier, Yakuza Zero comptera très certainement parmi les meilleurs jeux de 2017. Une réalisation grandiose, un moteur 3D qui nous caresse la rétine, une histoire riche et profonde, le tout avec une durée de vie faramineuse : what else ? Les inconditionnels de la licence seront aux anges, les fans du Japon adoreront, et les curieux vont halluciner.  En quatre mots, Yakuza Zero, c'est un grand OUI !


Yakuza Zero est une expérience mémorable

 grâce à :


- sa transcription exceptionnelle des 80's
- son moteur de jeu qui le rend encore plus beau
- son système de jeu toujours amélioré
- l'entrée en scène magique de Goro Majima

Il aurait pu être encore mieux avec :


- un Kamurocho plus varié
- des voitures aux carrosseries non fictives

La note finale :

samedi 28 janvier 2017

Du shoot en 2D sur PS4

La résurrection du shoot'em up, un genre quasiment enterré sur la période des années 2000 , s'intensifie ! Cette semaine, ce n'est pas moins de deux nouvelles annonces de jeux de boulettes qui sont tombées.



Le premier s'appelle Ghost Blade HD et est un portage HD d'un jeu de l'éditeur underground Hucast Games. Il s'agit initialement d'un danmaku développé pour la Dreamcast. L'excellente nouvelle c'est que la sortie PSN est prévue pour le mois prochain, ce qui contraste avec l'attente quasi interminable qui entourait la release sur consoles SEGA (2 ans d'attentes et environ 1 an de retard). Le jeu contiendra 5 niveaux, tournera à 60fps, disposera d'un trophée platine et d'un leaderboard en ligne. Il sera également jouable à 2 en local et aura une option TATE (pour les vrais qui ont un écran sur pied pivot). Il sera vendu au pris de 8,99€ ce qui est a priori abordable pour un jeu de ce style.




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Dans un style encore un peu plus rétro, le studio Abylight a annoncé le portage d'un nouveau jeu de Locomalito sur nos PS4 (source : blog officiel). Locomalito est un fan de rétrogaming qui s'est lancé le défi un peu fou de créer ses propres "classiques". Ce père de famille recrée donc des jeux en mode amateur, depuis dix ans, et dans le plus pur esprit de l'âge d'or du jeu vidéo. Ses jeux essayent de retranscrire les valeurs de l'arcade, du pixel art, et de la difficulté à l'ancienne. Au fil du temps, ses créations de qualité, distribuées sous formes de freewares, ont réussi à capter l'attention des internet. Bénéficiant aujourd'hui d'une réputation qui n'est plus à prouver, il semblait tout naturel que ses Doujinshi à l'européenne se voient portés sur PS4. Le prochain jeu prévu est donc Super Hydorah, une version boostée de son R-Type-like Hydorah (déjà disponible en téléchargement gratuit sur son site).




mardi 17 janvier 2017

De la poudreuse à gogo sur PS4

Vous habitez dans une région où la neige ne tombe pas et vous n'avez pas la possibilité de partir au ski cette année ? Rien n'est perdu : vous pourrez vous rattraper sans bouger de votre salon à condition de posséder une PS4 ! Et oui, les suédois déjà forts réputés pour leur petits pains grillés, se sont mis à la programmation. Et quoi de plus naturel pour une bande de programmeurs vivant sous une température moyenne annuelle de -25°C que de développer un jeu de moto des neiges ? Bref, nos amis de Zordix, déjà responsables du très jouissif Aqua Moto Racing Utopia ont publié un trailer de leur prochain jeu appelé Snow Moto Racing Freedom, une sorte de Gran Turismo dédiés aux motoneiges. Pas beaucoup d'autres infos, à part qu'on est tous d'accord sur le fait qu'ils aiment bien les noms compliqués.


samedi 14 janvier 2017

Birthdays The Beginning dévoile son gameplay

Il y a quelques années, Minecraft popularisait le jeu du genre bac à sable. Porté sur un nombre incalculables de consoles, Minecraft est caractérisé par sa simplicité et son absence quasi totale de scénario. Je ne sais même pas pourquoi je vous parle de ça puisqu'en fait à part le design cubique, Birthdays The Beginning semble plus proche de l'OVNI vidéoludique que du clone de Minecraft. Dans une interview, Yasuhiro Wada, le créateur connu précédemment être à l'origine de la série Harvest Moon, nous montre comment on pourra crafter des epèces, et capturer des formes de vies. Le truc vraiment cool c'est qu'apparement il y aura même des DINOSAURES 😍😍
Le jeu est prévu pour PS4 et Steam le 12 mai dans une version localisée (incluant le français). Plus de renseignements sur le site Internet officiel de Birthdays The Beginnng.



mercredi 11 janvier 2017

Horizon Zero Dawn va tout déboiter !

Sony a publié ce jour la bande-annonce du prochain titre des créateurs de Killzone. On y apprend pas grand chose, mais plusieurs choses méritent d'être remarquées. D'abord on se rend compte combien l'environnement à l'air hyper travaillé. Ensuite, je ne peux pas m'empêcher de penser que l'héroine ressemble comme deux gouttes d'eau à Ygritte la sauvageonne sexy de Game Of Throne. Enfin on peut lire que "le jeu tirera pleinement profit de toute la puissance de la PS4 Pro". D'un côté c'est bien parce que ça signifie que la Pro aura bel et bien un intérêt pour les joueurs (hors VR), de l'autre côté, ça signifie que le rendu sur les PS4 classiques ne sera peut-être pas aussi impressionnant que ce trailer, et ça ne nous rassure pas forcément... Rendez-vous le 1er mars 2017 pour en avoir le coeur net sur cette exclu PS4 / PS4 Pro !


Plus d'informations sur le jeu : http://po.st/InfosHorizon

Précommander le jeu : http://po.st/PrecoHorizon
Toutes les actualités du jeu sur le blog PlayStation officiel : http://po.st/ActusHorizon
Voir ou revoir toutes les vidéos du jeu : http://po.st/PlaylistHorizon

dimanche 8 janvier 2017

[Avis] Mother Russia Bleeds (PS4)


Le beat'em all est un genre qui aura marqué les années 90. Ceux qui ont connu cette époque se rappellent sûrement avec enthousiasme de la saga Street Of Rage (dans leur salon) ou de la série Final Fight (au bar tabac du coin). Un bouton pour taper, un bouton pour sauter, et un joystick suffisent pour s'éclater : la recette est universelle. Aussi répétitif que ça puisse paraitre, même si tous les jeux du genre partagaient la même mécanique, on prenait toujours plaisir à taper du méchant au travers de nouveaux niveaux, de nouveaux persos, ou de nouveaux univers ! Les années passant, la 3D et les consoles de salon font tomber le genre dans l'oubli. Mais qu'à cela ne tienne car les parisiens du "Cartel Studio" ont décidé de raviver la flamme arcade, et nous présentent leur dernière création : Mother Russia Bleeds, un beat'em all pur jus, disponible dès aujourd'hui sur PS4 (et dispo aussi sur Steam depuis quelques mois même si c'est pas le sujet).


Rage de rue, rage de russe.


"Ivan, rentre tout de suite à la maison, tu as oublié de mettre ton écharpe" - la maman d'Ivan.

Mother Russia Bleeds est un jeu 2D avec un scrolling horizontal. Le perso peut se déplacer en haut en bas, et également sur le plan de la profondeur. Le but du jeu consiste à avancer en survivant aux vagues d'ennemis qui attaquent le joueur, généralement à main nues ou à l'arme blanche. Respectant les traditions comme il se doit, le début de partie commence par la sélection d'un personnage parmi quatre. Sergei et Boris proposent des carac équilibrées, Ivan est la grosse brute, et Natasha rattrape sa faible puissance par la rapidité. Une fois le perso validé, le niveau expose une courte introduction sous forme de dialogues pour dévoiler le scénario. Franchement bien foutue, l'histoire du jeu est glauque et (malheureusement) crédible en même temps. Mother Russia Bleeds narre au joueur l'histoire d'un camp de gitans envahi par l'armée russe. L'armée défonce le camp de gitans et les oblige à consommer du "kroko", une nouvelle drogue dure ravageant ses consommateurs. Le but du jeu : défendre ses frères devenus junkies et vaincre cette armée malveillante en leur mettant une bonne raclée. Au vu de ce scénario, on comprend assez rapidement pourquoi le jeu est classé PEGI 18. Je vous déconseille donc d'aller chercher votre petite soeur (ou petit frère) pour tester le mode couch coop! Car oui, comme à la bonne époque, il suffira d'appuyer sur start pour vos potes puissent rejoindre la partie en cours. Le jeu propose un total de 8 niveaux, les stages sont variés, et les boss bourrés d'adrénline sont impressionnants.


Bourre pif en 128 bits !


Sergei n'hésite pas une seule seconde avant d'affronter une armée de CRSà mans nues. On a des couilles ou on en a pas.

Considérer Mother Russia Bleed comme un énième beat'em all serait toutefois très réducteur. En effet, ce n'est pas parce son rendu est en pixel art qu'il refuse le modernisme. L'avantage d'aujourd'hui par rapport à l'époque 16 bits, c'est qu'on a une technologie éliminant beaucoup de soucis techniques qui empêchaient d'afficher trop de sprites ou trop de couleurs à l'écran. Du coup les dévelopeurs du Cartel s'en sont donné à coeur joie avec des gerbes de sang à gogo, et des effets de lumières et de particules en-veux-tu-en-voilà. Couplés à une animation très convaincante, ces effets contribuent à rendre l'expérience vraiment épique et oppressante. Mother Russia Bleeds se démarque également des classiques d'antan grâce à son game design et en particulier sa courbe de difficulté. Ca commence facile pour donner confiance, puis ça se met à piquer crescendo pour titiller notre égo de hardcore gamers. Contrairement aux jeux d'arcade souvent très exigeants, Mother Russia Bleeds arrive donc à rester tout à fait finissable par le commun des joueurs, tout en offrant un challenge suffisant aux progamers.
Sa bande sonore se veut elle aussi moderne. Oublions les musiques midi jouées à la au gameboy sur fond de synthé bontempi : l'excellente BO synthwave de Mother Russia Bleeds est HD, punchy et résolument brutale, elle sert tantôt à camper l'ambiance du niveau, tantôt à booster le joueur avec un son techno qui ne fait pas dans la dentelle. Le style n'est pas sans évoquer la bande son de Hotline Miami, un titre avec lequel Mother Russia Bleeds partage au final un certain nombre de points communs.


Conclusion


Huile essentielle de gaz lacrymogène, recette spéciale du KGB.

Vous êtes en manque de baston à grand coup de batte de baseball et de bouteilles cassées ? Ou vous avez simplement adoré Hotline Miami ? Jetez vous sur ce petit bijou ensanglanté qu'est Mother Russia Bleed, vous ne le regretterez pas. Gameplay viril mais abordable, graphismes pixellisés mais impressionnants : le jeu enchaine les moments épiques au travers de 8 vastes niveaux. Simple et brutal : ce beat'em all rentre facilement dans mon top 10 des défouloirs vidéoludiques ! Mais pensez bien à coucher vos enfants avant de démarrer une partie, ce jeu n'est pas à mettre entre toutes les mains.

Mother Russia Bleed est génial parce que :

- son pixel art moderne est excellent
 - sa bande son fait des frissons dans le dos
- la difficulté est parfaitement ajustée

N'oubliez pas qu'il est :

- trop violent pour votre petite soeur
- glauque, sombre, et ultra violent

La note finale :