samedi 10 novembre 2012

[Test] No More heroes , PS3

No More Heroes, Heroes'Paradise place le joueur dans la peau de Travis, un jeune motard célibataire branché et exerçant la profession de... tueur à gage! Pour ce il est armé d'un sabre laser, et participe à un tournoi pour devenir le tueur "Number 1" et ainsi séduire une jeune blonde aussi affriolante que vulgaire. Bienvenue dans l'univers sombre et déjanté créé par SUDA 51!

Au passage je rappelle que SUDA 51 sera présent au Toulouse Game Show cette année.

No More heroes, un jeu déjanté développé par Grasshopper Manufacture

Hors normes !

Un mouvement suggestif permet de recharger les piles...
La première partie nous offre un tutoriel assez long, car il faut dire la maniabilité
est plutôt originale! Chaque ennemi dispose d'une jauge de vie. Le héros peut utiliser des coups de sabre bas et des coups de sabres hauts avec deux boutons de la manette. Quand l'adversaire n'a plus d'énergie un QTE apparait et permet d'exécuter un finish move très sanglant. Les combats sont enchainés jusqu'à un boss final, souvent très difficile à battre car possédant des attaques spéciales dévastatrices! Mais si vous utilisez les deux autres boutons de la manette,vous pourrez alors distribuer coup de poings et coups de pieds qui permettent de "sonner" votre adversaire, et vous pourrez alors... réaliser une prise de catch bien puissante sur lui!
Le jeu contient un total de 10 boss à vaincre dans un duel de sabre. Entre chaque boss, No More heroes offre un "monde ouvert", où le joueur peut réaliser diverses missions souvent loufoques : tondre la pelouse, ramasser des noix de coco, etc... Durant ces inter-missions le joueur est totalement libre, et il peut également visiter diverses échoppes pour acheter des tshirts ou encore upgrader son arme.

Entre rêve et réalité :

Tueur à gage se reposant avec son chat
Si le jeu décrit ainsi parait ultra sombre, ne vous y fiez pas, car il n'en est rien! L'humour noir est omniprésent, l'absurde est là pour dédramatiser les meurtres de sang froid, et la palette de couleurs très kawaï montrera cette vulgarité sous un jour très mignon. Travis est la caricature même du jeune célibataire japonais en manque d'amour. Vivant seul avec son chat, ses échanges sociaux se résument à sa vie professionelle et les coups de fil du vidéoclub lui demandant de rendre les films pornos qu'il a loué... En bon "otaku" un peu trash, il collectionne les figurines, les cartes à jouer et roule sur un énorme dragster à 2 roues qui crache des flammes à chaque accélération!
Au niveau de la mise en forme, le studio Grasshopper a habillé le menu avec un style évoquant les jeux 8bits. L'impression générale suscitée est très particulière, et me fait l'effet d'un rêve car chaque environnement est globalement cohérent, mais comporte toujours des détails étranges! Santa Destroy, la ville dans laquelle Travis évolue, est quasiment dépeuplée de gens et sa météo est toujours sur un beau fixe parfait... Chaque fois qu'on sort de la ville l'univers semble radicalement différent, donnant une discontinuité graphique. Autre point qui renforce cette impression d'imaginaire rêvé : certains des combats auront lieu pendant les rêves du héros lui même!

Une technique faite maison...

Certains modèles 3D sont euh... comment dire...très soignés!
L'originalité ferait presque penser que nous avons ici un jeu indépendant. La technique nous le fait croire aussi : sans être moche, le moteur 3D est plutôt quelconque pour un jeu PS3. Les effets sont peu détaillées, les animations faciales sont en dessous des grosses prods de Rockstar et SquareEnix... Bref, ce n'est pas un jeu qui va faire chauffer le matériel! Mais on s'en fout! J'ai même envie de dire que cela donne un charme à No More Heroes. Cette animation homemade contribue à l'ambiance étrange qui règne au sein du jeu, elle participe à définir l'esthétique globale et apporte beaucoup de caractère au titre. Par contre, d'autres défauts sont plus reprochables. Par exemple la maniabilité de la moto est assez ratée. Pas inertie aucune impression de conduire un 2 roues... Enfin, la navigation dans l'appartement de Travis se fait à l'aide de menus. Menus animés en 3D, mais on aurait préféré gérer les déplacement de Travis plutot que de déclencher des séquences précalculées.

 

Conclusion :


Comme le dit le dicton : peu importe le flacon ... et c'est bien vrai ici. Si vous aimez l'humour noir, avez connu les consoles 8 bits et revez d'avoir un sabre laser, pour moins de 20 € ce jeu vous apportera des heures de dépaysement ludique!

Les moins :
La conduite en ville baclée, la technique un peu limite
Les plus :
 Ambiance unique, mini jeux entre missions,
 gameplay rock'n roll

Ma note :


Tu kiffes ce jeu à fond toi aussi ? On attend ton commentaire sur cet article!

1 commentaire:

  1. Belle découverte grâce à ton article ! Dommage que je puisse pas aller au Toulouse Game Show, ce jeu m'intrigue pas mal. Je le testerai dès que possible en tout cas :D

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