mardi 16 août 2016

[Test] No man's sky (PS4)



Jour 1.

Je me réveille, l'esprit embrumé. Une alerte sonore retentit bruyament dans mes oreilles. Il s'agit de la sonde de sécurité qui hurle dans mon casque afin de me signaler l'état endommagé de ma combinaison anti-radiation. Pas le temps de réfléchir, j'aimerais bien en savoir plus mais le scanner du casque est en panne lui aussi. A coté de moi : mon vaisseau. Fumée noire qui s'en échappe, c'est pas bon signe. Il a du prendre cher lors de la descente. Maudite planète. Autour du lieu où je me suis crashé, je vois des plantes, très colorées, l'air agressif. Autour, des animaux massifs qui s'agitent un peu. Mieux vaut ne pas aller les déranger et rester à bonne distance. Le bon côté des choses c'est déjà que j'ai pu atterir sur une planète à peu près vivable, malgré la forte radioactivité qui semble se dégager du sol. Je m'approche d'une caisse éventrée à terre, probablement tombée de la soute de mon vaisseau. Je l'ouvre et j'y trouve du plutonium en barres. Super, cela me permettra de recharger le scanner quand je l'aurai réparé. Un problème de réglé.
Ce vaisseau à comme un air de classique.


Me reste plus qu'à extraire des ressources pour être capable de réparer mon unique chance de quitter cette planète. Les plantes sont riches en métaux lourds, une aubaine! Ca ne devrait pas être trop compliqué d'utiliser l'extracteur multifonctions qui équipe ma combinaison pour en extraire des plaques et réparer la carlingue encore fumante du vaisseau. L'environnement n'apparaissant pas trop hostile, je me prépare à partir pour une expédition de quelques heures. Tant qu'à faire, autant s'organiser pour ramener un maximum de ressources utiles dans le vaisseau. Je suis perdu, mais je suis convaincu que je vais m'en sortir. Au cours de mon exploration, je trouve une balise radio. Je confectionne rapidement une puce de piratage, l'installe dans le boitier de commande de cette balise, et en un clin d'oeil, me voilà en train de de signaler ma position à l'univers tout entier. Qui sait, mon message arrivera peut-être à capter l'attention d'un voyageur spatial ?
Aucun doute : la sensation d'immersion dans l'espace est l'un des points fort du jeu.


Jour 2.


Après de longues heures à faire des réparations sur le vaisseau hier (quoique j'ai perdu la notion de jours, je ne sais plus combien d'heure j'ai pu passer à récolter des matières premières...), j'ai enfin réussi à décoller de cette planète maudite. J'ai même pu rejoindre une station spatiale et j'y ai réalisé quelques échanges commerciaux. J'ai enfin pu à me procurer le nécessaire que je n'arrivais pas à trouver sur ma planète d'accueil. Mais là n'est pas le plus important. j'ai capté et décrypté un message radio envoyé par un certain "Atlas". Sa technologie semble très avancée, et pour le rejoindre, il seblerait que je doive me diriger vers le centre de l'univers. Je ne sais pas si je dois lui faire confiance. Mais après tout, je n'ai rien à perdre, puisque je ne sais ni d'où je viens, ni où aller. Le système stellaire semble tellement vaste... Une race extraterrestre dans le spatioport me proposait d'acheter une technologie permettant de réaliser des bonds dans l'hyper espace. Je pense que j'en aurai besoin très bientôt si je veux quitter ce système solaire. Mais ce n'est pas ma priorité. Pour le moment, il faut que j'aille sur une planète afin de récolter du plutonium, car mes réserves de carburant commencent à s'épuiser dangereusement, et je n'aimerais pas du tout rester coincé au milieu de l'univers...
Dignes successeurs des aires d'autoroutes, les stations spatiales sont l'occasion de se ravitailler vite fait bien fait.


Jour 3.


Et après ? ben j'ai recommencé. Après dix heures de jeu, le gameplay est resté similaire. Un saut dans l'hyper espace en suit un autre, et j'essaie de rejoindre le centre de l'univers, pas à pas. Parfois un trophée se débloque interrompant mon voyage pour me féliciter de mon avancée, mais j'ai l'impression de passer mon temps à faire surtout des trajets, des trajets, et encore des trajets. Mon vaisseau et ma combinaison sont trop petit pour transporter tout ce dont j'ai besoin afin de fabriquer le carburant pour les saut hyperspatiaux. Alors je farme des crédits pour upgrader tout ça, en extrayant du minerai sur quelques unes des 18 milliards de planètes qui ont été aléatoirement générée par le jeu. Je progresse et je connais maintenant 50 mots dans deux langues de races extraterrestres. Mais mes échanges restent toujours aussi basiques. Pas de quête, pas de dialogues, malgré la présence de commerçants ces mondes paraissent incroyablement vides. il y a bien un système de réputation, mais que l'on soit aimé ou non ça ne change pas grand chose au final. Idem s'il on attaque d'autres vaisseaux : on a droit à un petit dogfight bien sympa, mais sans aucune conséquence sur la suite du jeu. Ces combats spatiaux sont d'ailleurs un des rare moment de danger, car même si les planètes sont toutes remplies de dinosaures et autres bestioles exotiques, la faune est loin d'apporter le moindre sentiment d'inquiétude. Les jungles n'ont ni serpent ni monstres carnivores., donc il est possible de se balader en courant, sans aucune précaution pour aller cueillir des ressources à l'infini. Les plantes sont les mêmes sur toutes les planètes. Le jeu promet un environnement quasi infini, mais honnètement, dix planètes auraient peut-être suffit, car le coté procédural a un rendu très répétitif. Au lieu d'avoir 18 milliards de planètes à explorer, j'aurais rêvé de pouvoir voler des vaisseaux à des factions ennemies, être contaminé par des microbes aliens, risquer ma vie pour collecter des ressources rares, utiliser ces items rares pour autre chose que du commerce. Mais non, No Man's Sky se résume à du farming, du trajet, et de la vente. Point final. Retour à la réalité : je dois m'avouer, avec regret, que je m'amusais bien plus sur Starblade.

La phase d'exploration planétaire permet de scanner les vilaines bébètes grâce à ses jumelles.



Petit résumé de mon périple 


Quelques heures de rêves sont apportées par la phase de découverte, mais elles se laissent ensuite rattraper par la répétitivité d'un gameplay qui manque de moyens. C'est visuellement (très) réussi, les musiques contribuent d'une manière élégante à l'ambiance, mais passé 15 heures de jeu, on sent bien que le contenu est trop léger pour que No Man's Sky soit le triple A dont il porte le plumage. Il y avait un milliard d'actions géniales à proposer aux joueurs, mais à la place, on a des milliards de planètes auto-générées par un moteur procédural.  Paradoxalement, le résultat est à la fois prenant et à la fois lassant, la faute au grind rendu obligatoire. Il en découle que la satisfaction de ceux qui se lanceront dans l'aventure sera dépendante de leur exigence. Celui qui s'attend à un Skyrim dans l'espace sera sans nul doute très déçu. A contrario, les joueurs ouverts à un titre de pure exploration sans fioritures y trouveront leur compte. A réserver aux curieux, ou aux fans de space opera prévenus, et dont les attentes ne sont pas trop grandes, une condition sine qua non pour profiter d'une expérience qui demeure globalement très sympathique.


J'ai kiffé sur :

- Le crafting technologique, trop cool !
- L'immersion en plein espace
- La multitude de planètes
 - La B.O. planante

J'ai moins aimé :

- Le grind omniprésent : toujours, tout le temps :(
- La richesse des items non exploitée
- Les bestioles qui se ressemblent toutes au final
- La v1.0 pas toujours très stable
(installez le patch quand il sera dispo) !


Note finale :

1 commentaire:

  1. Même avis... J'ai tout de même vécu une expérience incroyable ! Dommage de gâcher un potentiel aussi monstrueux.

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