vendredi 17 août 2018

[Test] F1® 2018 (PS4)

Fidèles à la tradition, et aussi réguliers qu'une rangée de soupapes sur un arbre à cames, Codemasters publie aujourd'hui la mouture 2018 de son simulateur de monoplaces. Très justement nommée F1 2018, cette version porte la lourde promesse d'offrir encore toujours plus de trucs mieux aux joueurs. Nouveau circuits (Paul Ricard et Hockenheim), refonte graphique, prise en compte de la température des pneus... Après une semaine de courtes nuit passées à écumer l'asphalte virtuelle des plus grands circuit de Grand Prix du monde entier, laissez moi vous conter cette fabuleuse expérience que fut ma découverte de F1 2018.

Une F1 de loup


La surface de la route, les pâquerettes dans l'herbe, la finesse du grillage : le moteur de rendu ne néglige aucun détail.

Si vous vous intéressez présentement à ce jeu, il y a de fortes chances pour que vous soyez dans une de ces catégories : soit vous êtes un mordu de la discipline, et pour vous les technologies DRS, MGU-H et KERS ne recèlent aucun mystère. Vous rangerez donc votre boitier de F1®2018 juste après celui de F1 2017 qui se situe logiquement à coté de celui de F1 2016. Soit vous êtes juste une personne qui apprécie globalement tous les trucs qui se tiennent en appui sur 4 roues (et dans ce cas vous le rangerez juste entre Mario Kart et Euro Truck Simulator). Pour les personnes appartement à ce premier groupe, nous allons faire court : la licence officielle de la FIA est actuellement entre de bonnes mains, et la cuvée 2018 est un must have qui délivre des sensations au plus proche de la piste. Circuits officiels, pilotes modélisés individuellement, écuries réelles, règlements recrées avec fidélité... le titre projette le joueur dans le quotidien impitoyable des pilotes les plus acharnés de la planète. L'univers de la F1 est fidèlement retranscrit, entre ses présentateurs sportifs qui commentent chaque début de courses, ses journalistes curieuses (mais jolies), et son habillage pareil qu'à la télévision. Avec des temps de chargements qui se font discrets,  le mode carrière est une super occasion de se goûter à l'ambiance de la discipline. Quant à la partie gestion, retranscrite en vue à la 1ère personne, elle est aussi fine que réussie. Sans énumérer les détails, sachez que vous aurez à gérer aussi bien les relations avec les autres écuries (attention à ne pas trop critiquer lors des séances de question-réponses avec la belle journaliste...), que l'usure de la voiture au cours de la saison, ou encore le programme de recherche et développement de la team. En un mot comme en cent : F1 2018 propose un contenu riche et complet.

La F1 des haricots


La météo m'en a mis carrément plein la vue, au sens propre comme au figuré.

Tout ça c'est bien cool, mais dans la vie d'un pilote, y'a pas que le management qui compte! C'est donc équipé de mon Fanatec CSL Elite et de mon Simétik K2 que j'ai fébrilement lancé ma première course d'une simple pression sur le bouton X. Au bout de quelques secondes, c'est le soulagement : les commandes répondent instantanément, l'impression de vitesse répond présent, et le ressenti au force feedback est très propre. Les mouvements du volant bien sont synchro avec les mouvements de la vue cockpit, et on ressent bien le moindre drift, même quand il s'agit de l'arrière. Rien à redire sur le framerate qui reste parfaitement fluide. Même si la rupture n'est pas révolutionnaire, l'image se montre bien plus peaufinée que dans F1 2017 avec une mention spéciale pour les revêtement de pistes. La météo est également de la partie, avec une pluie battante ma-gni-fi-que et aussi pénible que dans la vraie vie pour le conducteur. Avec les boutons rond / triangle / croix / carré, on peut accéder à un menu de commande qui permet de modifier les réglages du véhicule (richesse du mélange, répartition du freinage, intensité de l'assistance électrique) ainsi que de communiquer avec l'équipe aux stands pour leur demander comment ça va, ou aussi pour leur demander de préparer les pneus à changer pour le prochain tour. Aucun défaut d'IA ne m'a sauté aux yeux contrairement aux versions précédentes, mais c'est peut-être parce que je pilotais en mode fair-play : sans zig-zag sur la piste ni comportements agressifs (Peace & love 😔).

Je conduis une Ferrari historique sans ABS sur le circuit de Suzuka, attention la glissade !

En dehors du mode carrière, F1®2018 propose également tout un tas de choses intéressantes comme par exemple la possibilité de piloter des F1 historiques, allant des années 70 jusqu'aux années 2000, de participer à des évents hebdomadaires, et de battre des chronos en contre la montre. Pas un contre la montre chiant qui n'indique que le temps restant, non. Un vrai contre la montre, qui télécharge tout seul comme un grand les fantômes de vos rivaux sur les internets. Une idée excellente qui mériterait d'être plus répandue dans les jeux de course. Reste un mode multijoueur que je n'ai pas encore pu essayer... et qui sera à juger sur le long terme. Ce mode bénéficie à priori d'un sytème de double évaluation permettant de classer les joueurs sur leur technique ainsi que sur leur fair-play, à l'image de l'excellent mode multi de GT Sport.

En résumé



Impeccablement doté, cette édition 2018 du simulateur de F1 grand public réalise un sans faute (sur PS4). Son moteur graphique plus beau et plus fluide, et son modèle physique, surpassent sans forcer la version 2017. J'ai été ravi de voir que les petits défauts qui tachaient la série (des bugs plus ou moins récurrents et une IA agaçante) ont été gommés et qu'une grande variété de périphériques étaient reconnus (les fans de Fanatec apprécieront). Après six mois de jeu quotidien sur Gran Turismo Sport, je n'ai eu aucun mal à apprécier cette excursion dans l'univers restreint de la Formule 1. L'impression de vitesse est sans commune mesure avec The Real Freinage Driving Simulator, et la conduite se veut bien plus nerveuse. Toutes ces qualités font de F1 2018 un très bon jeu de course sur PS4 doublé du meilleur épisode de la série jusqu'à maintenant.


Les plus :

- Un contenu vraiment exhaustif
- Un mode carrière toujours aussi réussi
- Mieux fini que les opus précédents
- Les temps de chargements discrets
 - Excellentes sensations au volant
- Les courses sous la pluie, démentiel !

Les moins :

- Des didacticiels interactifs ne seraient pas de refus 

Note finale :


Vidéo de gameplay



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