vendredi 22 mars 2019

[Avis] DiRT Rally 2.0 (PS4)



DiRT Rally 2.0 est un jeu de simulation automobile s'inscrivant dans la saga relativement sinueuse de la série "DiRT". Cette licence, anciennement connue sous le nom de "Colin McRae Rally", est depuis toujours sous l'étendard du studio Codemasters (qui est également à l'origine de la série des F1 20xx). Elle bénéficie quasiment chaque année de sorties qui tirent tantôt vers l'arcade, tantôt vers la simulation pure et dure. La simulation, c'est la raison d'être de la déclinaison "Rally". Nous avons donc ici le deuxième opus de la branche simu de la série DiRT, et qui est donc le troisième volet de la série à voir le jour sur nos PlayStation 4 (les autres versions étant sorties sur PS3). Bref vous voyez, c'est pas si compliqué, quand on suit 😉!

Tour de chauffe




La structure des menus DiRT Rally 2.0 se veut fidèle à la tradition instaurée par ses prédécesseurs. D'un coté un mode carrière avec un garage dans lequel il faudra investir les deniers durement gagnés lors des courses, de l'autre coté des modes de jeux plus libres, dans lesquels les constructeurs et les écuries imposent leurs modèles. Et à coté de tout ça, une floppée de défis onlines permettent de partager son score avec la planète entière, tout en roulant avec une catégorie ou un modèle imposé par l'évènement. Ceci étant dit, le titre ne fait pas de chichis : une fois terminée l'installation complète (l'installation de base ne permettant de rouler que sur un seul circuit), on se retrouve déjà blotti dans le siège baquet à tenir le frein à main en attendant de se lancer pour de bon dans une spéciale! 3, 2, 1 : le décompte se termine et on prend immédiatement conscience que le jeu a beaucoup de points communs avec son ancêtre DiRT 4. Le moteur graphique comme le moteur physique seront un terrain connu pour les joueurs assidus de cet opus canonique. Des évolutions donc, mais pas de révolution. Le bon coté des chose, c'est que c'est toujours autant le pied de réussir à contrôler ses dérapages tout en ressentant la piste abimée au travers du retour de force du volant (test effectué sur un Fanatec Elite) !


Le plaisir de la glisse




Et c'est bien là l'essence même de cet opus 2.0 : offrir au joueur un maximum de feedbacks pour qu'il puisse vivre l'expérience rallye au travers de son écran. Pour ce faire, Codemasters a intégré un système d'usure de la piste : les ornières dans la boue et les plaques de graviers constituées par les concurrents vont donc se répercuter sur les sensations de conduites sous forme de pertes de motricité ou de chassis qui va prendre du roulis. Classe, même s'il faut être sans doute un peu connaisseur ou à minima habitué de la franchise pour arriver à ressentir cette subtilité. Toutefois, même pour ceux qui découvrent, je pense qu'il s'agit d'un plus non négligeable pour l'immersion. En parlant des joueurs qui découvriraient la franchise avec cette version autant dire que le chemin sera certainement long pour arriver au plaisir intense d'éclater les chronos de l'IA. Et simulation oblige, c'est avant tout au volant avec retour de force que DiRT Rally 2.0 se déguste. Les joueurs jouant exclusivement à la manette auront certainement bien du mal à apprécier autre chose que la modélisation des fossés et des dégâts de la voiture. Néanmoins, cela permet déjà de profiter des effets de lumière améliorés  et de la météo bluffante. La pluie est particulièrement bien réussie, et l'éblouissement du soleil est enfin réaliste : bye bye les effet de lens flare vus et revus!


Sans atteindre la touche bling-bling d'un VRally 4, j'ai apprécié les nouveaux environnements, inédits pour la saga : moins d'austérité que dans DiRT 4, mais toujours teintés de réalisme. Néanmoins, tout n'est pas parfait coté graphisme et les petits défauts de famille subsistent (la végétation aux formes polygonales ou le bump mapping parfois un peu trop lisse pour ne pas les citer). Egalement, on sent que les effets graphiques sortent la PS4 de sa zone de confort, car le framerate n'est pas des plus oncteux (testé sur PS4 non pro). Enfin, comme d'habitude avec Codemasters, les modélisations des voitures  se veulent précises, soigneuses, irréprochables. La sélection ravira particulièrement les youngtimers ou les fans de courses historiques avec un tour plutôt alléchant : Renault 5 Turbo, 206 GTi, Aston Martin, Ford Mustang, Lancia Fulvia... même si ces véhicules étaient déjà tous disponibles dans DiRT Rally.

Mon avis en résumé



Avec DiRT Rally 2.0, Codemasters pose les bases pour 2019. L'expérience reste proche de celle fournie par DiRT 4, tout en ajoutant plusieurs nouveautés bienvenues : l'usure des pistes, des effets de météo réussis, un comportement routier affiné, et des environnements de jeu graphiquement respectables. La modélisation physique est toujours aussi efficace, et c'est un plaisir unique de sentir les différences de comportement en fonction du modèle piloté, du revêtement, ou encore des réglages de chassis (customisable au travers de menus qui aident à comprendre plein de bidouilles mécaniques). Enfin n'oubliez pas que DiRT Rally 2.0 se range du côté des simulations : il est ainsi recommandé de songer sérieusement à installer un volant pour savourer la difficulté imposée par le réalisme de son moteur physique !


Les points forts :

- moteur physique efficace
- environnements très beaux
- sensations au volant à retour de force

Les points faibles :

- pas de grosse révolution par rapport à DiRT 4

Note finale :

Vidéo de gameplay





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