jeudi 5 septembre 2019

[Test] Wreckfest (PS4)



Parmi les titres immanquables qui ont fait la fierté du catalogue PlayStation en 1995, Destruction Derby compte parmi les plus marquants. Son gameplay brut de décoffrage était soutenu par une 3D à la fois fine et fluide pour l'époque. Avec Destruction Derby, le jeu de course automobile se retrouvait marqué d'un vent de brutalité : le premier simulateur de stock car était né! Un quart de siècle plus tard, alors qu'aucun titre n'a vraiment réussi à s'installer comme la nouvelle référence, THQ Nordic ressuscite la violence au volant en publiant Wreckfest. Wreckfest, qu'on peut traduire littéralement par "fêtes aux épaves", était déjà sorti en 2018 sur PC. Il déboule en ce mois de Septembre pour nous faire oublier la rentrée, dans une version optimisée pour PS4. Le but avoué est de nous faire passer un bon moment entre tôle froissée et bruits de moteurs à carbu. Le pari est-il réussi ?


Mobilités alternatives



Comme j'ai l'habitude de dire, à mon ami chanteur : "le menu du jeu est sans fioriture, Patrick". Une page pour choisir mode carrière / course simple et multijoueur, et on se retrouve sur la liste des épreuves, classées par niveau d'expérience. C'est pas très lisible (depuis la sortie, un patch 1.04 a d'ailleurs changé la disposition des éléments du menu) mais c'est pas grave puisqu'il suffit de martèler le bouton croix de la DualShock 4 pour lancer la course.


Je me retrouve soudain sur une... tondeuse à gazon en plein milieu d'un champ, sonorisé par une musique métal comme seul les gens du nord savent la composer. Gros moment WTF, jusqu'à ce que je comprenne qu'il s'agit d'une arène dont le but n'est bien évidemment pas de raser l'herbe du sol, mais plutôt de cartonner gentiment ses voisins afin de causer un maximum de dégâts sur leurs machines. Ca surprend, mais c'est fluide, et ça tourne avec des pixels bien plus fin que chez les cousins du même genre (comme Gravel ou V-Rally par exemple). J'ai trouvé cette intro complètement rocambolesque, et donc géniale. Anecdote totalement off : j'ai appris que ce genre de compétition existait en vrai. Grâce à Wreckfest, on mourra donc moins bêtes... ou pas ! 


Le fair-play après tout



A l'heure où les muscle cars laissent leur place au véhicules électriques, Wreckfest prend le contrepied des tendances IRL et tente de convaincre les joueurs que l'odeur du pétrole et du pneu brulé c'est agréable. Et je dois dire, qu'à grand coup de dérapages contrôlés et de dépassements 100% illégaux, les arguments de Bugbear Entertainment et THQ Nordic sont biens efficaces! La physique des gros tas de feraille (de préférence américains) est tout à fait crédible, et on prend rapidement un malin plaisir à rouler comme un vilain chauffard pour grapiller quelques places au classement de la course.

Les dégâts cosmétiques constituent une récompense visuelle complètement jouissive. Au tout début, on perd seulement le pare-chocs, on a une portière qui ne tient plus. En insistant un peu, on finit rapidement les courses avec des caisses vraiment dans un très sale état... C'est plutôt rigolo, surtout que la voiture reste contrôlable, bien qu'on ressente les déformations dans le comportement routier du véhicule! L'IA permissive donnent un challenge qui éloigne toute frustration. C'est un véritable plaisir de foncer dans les concurrents qui portent tous des noms ridiculement virils comme "Sledgehammer" ou "Starscreamer".

Avec de telles qualités, Wreckfest aurait pu prétendre être sur le podium des jeux de caisses 2019, en particulier au vu de son tarif abordable (29,90€ à sa sortie). Quelques imperfections viennent troubler le tableau idyllique dans la partie mais rien de bien méchant : je trouve que les décors manquent de variété, d'autant plus que la météo reste calée au beau fixe. J'ai regretté également que le mode tuning ne soit guère plus qu'une anecdote justifiant le gain de monnaie virtuelle lors des courses.


En résumé




Que vous trouviez injustes les règles de fair-play dans GT Sport, ou que vous rêviez d'être proclamé champion de drift en tondeuse autoportée, Wreckfest est fait pour vous! Magnifique hommage à la référence du stock-car sur consoles, le jeu s'appuie un moteur physique abouti doublé de graphismes fort stylisés. Le gameplay apporte une dose de fun énorme grâce à certaines épreuves complètement débiles ou d'autres musclées et joussives. On comprend le message au bout de quelques minutes : Wreckfest constitue un défouloir fort recommandable pour les amateurs de véhicules à moteur. Merci Bugbear, merci THQ !

Les points forts :

- Un bon gros défouloir
- Bande son métal de qualité
- Des épreuves totalement WTF
- Moteur physique aux petits oignons

Les points faibles :

- Décors un tantinet monotones
- Le tuning anecdotique


Note finale :


Vidéo de gameplay



mercredi 21 août 2019

35ème trophée platine : Back in 1995 (VITA)

Et hop un trente cinquième trophée platine sauvage apparaît dans ma trophy list. Comme d'habitude depuis ces derniers mois il s'agit d'un jeu Ratalaika Games (lire mon test sur Planete Vita). Un peu plus long et aussi un peu plus coriace que d'habitude : j'ai carrément loupé un trophée manquable lors de mon premier run! En effet deux trophées sont liés aux objets à ramasser : le fusil à pompe, et les notes du docteur. Par chance j'avais sauvegardé à chaque étape sur un slot différent, ce qui m'aura évité la lourdeur d'un second run complet!

Seules trois notes du docteur étaient à récupérer, ce qui est ambigu, car durant le jeu on rencontre de nombreuses affiches et autres notices de toutes sortes. Pour celles qui sont nécessaires à l'obtention du platine : la première est dans la salle de consultation au premier niveau, la seconde est sur l'une des tables à la cantine du dernier immeuble, et la dernière se situait au dessus de la salle à manger de la maison vitrée du dernier niveau. Pas de quoi casser trois spaghettis à un canard, mais prêtez attention à garder vos sauvegardes à chaque étape si vous souhaiter vous lancer dans cette aventure qui fleure bon la PS1! Le reste ne sera qu'une formalité et tombera naturellement si vous finissez le jeu.

mardi 9 juillet 2019

[Test] Car Mechanic Simulator (PS4)



Avez-vous déjà rêvé de faire partie de ce club un peu élitiste des "gars qui s'y connaissent en mécanique auto"? Il faut se rendre compte à l'évidence : quand on est véhiculé, c'est une compétence pleine d'avantages : on apprend plein de trucs, on évite les attentes interminables chez le garagiste (ou au moins on peut comprendre ce qu'il tente de nous expliquer), et puis on économise plein de sous, à condition d'arriver à faire soi -même l'entretien de son véhicule! Et là : tous les experts vous le diront : pour s'y mettre il faut se lancer dans la pratique. C'est à ce moment précis que l'on se rend compte que posséder un garage c'est cool. Cool et quasi nécessaire en fait : ça évite de saloper la moquette du salon avec de l'huile de vidange, on ne risque pas de mourir écrasé à cause d'une paire de chandelles mal soudées trouvées en promo chez Action, et puis ça permet d'avoir sous la main la flopée d'outils nécessaire pour faire du bon travail ! Quand vous êtes arrivé à cette constatation, deux solutions : soit vous allez sur le bon coin pour chercher un garage en vente près de chez vous, soit vous achetez Car Mechanic Simulator, le jeu de mécanique ultime sur PS4 pour tout amateur de mécanique qui se respecte !

135.5dB, gare à la batterie!


Le fantasme de l'expertise mécanique a été grandement popularisé ces dernières années avec des émissions comme "Wheeler Dealers", "Cars Restauration" ou encore "Vintage garage". C'est d'ailleurs dans la droite lignée de ces shows TV que Car Mechanic Simulator se positionne avec son animation d'introduction, dans laquelle un gros musclé va acheter aux enchères une muscle car en ruine au fin fond d'une grange américaine, voyez le genre ? Une fois ce décor campé, on tombe sur un menu qui va nous apprendre la dure vie de garagiste.

Quand l'intro fut achevée, je vous avoue que ma première expérience m'a bien vite remis à ma place. Un peu comme le jour où j'ai compris qu'on ne gagnait aucune puissance en flashant l'ECU d'une voiture. J'espérais donc faire des emplettes et tuner mon véhicule tel un héros de l'émission "Strip Tease", alors que finalement, je me suis retrouvé face à des menus aux temps de chargement interminables et qui ne m'apprennent pas grand chose sur la manière dont fonctionne le jeu...
Alors une fois dedans, comment ça se joue ? On est en vue à la 1ère personne, dans un atelier, et plusieurs objets 3D sont cliquables : le téléphone sert à recevoir des "ordres de réparation", l'ordi sert à commander des pièces sur internet, le pont sert à lever ou baisser la voiture, la porte de garage en fer sert à voyager dans les autres lieux du jeu que sont la piste d'essais, l'aéroport, le concessionnaire, etc... Et j'ai été globalement assez déçu!

D'abord parce que l'ergonomie générale laisse à désirer Je me suis retrouvé bloqué pendant 10 minutes sur la première mission qui me demandait de changer les plaquettes et les disques de freins. Je savais pertinemment que je devais démonter la roue pour accéder à ces éléments, mais voilà, j'étais bloqué, car l'interface ne propose que de cliquer sur le "bloc de suspension" complet. La soluce ? Il fallait en fait faire un appui long pour zoomer sur cette partie. Même déconvenue quand j'ai du effectuer la vidange : alors que j'avais rapidement repéré l'outil approprié, impossible de le déplacer vers la voiture, la faute à l'interface de commande du pont levant qui n'est pas interactive et sans aucun autre message d'aide expliquant pourquoi je ne pouvais déplacer l'outil. Une déception ne venant jamais seule, quand j'ai voulu profiter de la rémunération durement gagnée après une heure et quatre vidanges pour les clients, je me suis dirigé vers le concessionnaire. Et là je me rend compte que la moindre petite citadine coute des dizaine de milliers de $$$. Je venais d'en gagner péniblement une centaine et pas moyen de faire un crédit, alors que les ventes aux enchères ne sont pas encore accessibles à ce stade du jeu. Réaliste certes. Mais dur (et encore je n'ai osé lancer le mode "expert"). Bon, ça c'est pour le coté "Simulator"

"Bonjour, moi c'est Jean Talus"



Sur d'autres aspects, Car Mechanic Simulator, prend quelques libertés par rapport au réalisme. Notamment coté visuel : même si le garage est correct, le concessionnaire ressemble à une sorte de construction vide et dépeuplée. Les véhicules, bien que reconnaissables de loin sont modélisés avec une qualité acceptable mais bien insuffisante pour épanouir les aficionados du "car-porn" que nous sommes. C'est peut-être pour cette raison que très peu de constructeurs officiels ont accepté de coller leur marque réelle sur les voitures du jeu. Au final, ça m'a collé un sourire de voir une sorte de logo Renault collé sur une carrosserie d'Audi A3, mais à mon avis, ce sera assez déroutant pour les fans de ces marques et modèles automobiles !

Car Mechanic Simulator permet également de tester sur quelques petits circuit les véhicules réparés. Ce mode conduite est à considérer comme un bonus sympa, mais ne vous attendez pas au standard imposé par Assetto Corsa ou Grand Turismo. Les contrôles à la manette sont assez furieux, et la modélisation physique trop exagérée pour avoir quoique ce soit de "simu" dans son sang. Bref la seule case vraiment cochée par Car Mechanic Simulator, c'est de proposer des vues éclatées de l'ensemble des composants internes d'une voiture, tout en visualisant leurs points de montage et démontage, et des pièces techniques localisées dans un français correct. Plutôt honnête au vu de son titre, en fait.


En résumé


Car Mechanic Simulator joue avec brio son rôle de bac à sable pour apprentis mécanos. Il est évidemment à réserver aux personnes intéressées par le domaine, et il ne faut pas en attendre plus que ce que le titre du jeu prétend offrir. L'intérêt vidéoludique pur est assez limité, la faute à son un mode carrière trop long à démarrer, et à des fonctionnalités annexes qui ne tiennent pas la comparaison avec les jeux de voiture actuellement disponibles sur PS4. J'ai beaucoup aimé l'idée, et le coeur du gameplay se révèle intéressant. J'ai moins aimé la réalisation. On en vient rapidement à rêver d'un module "garage" de Gran Turismo qui reprendrait les ingrédients de ce jeu, tout en nous arrivant à nous faire baver sur la beauté des carrosseries comme seul Gran Turismo sait si bien le faire. Kazunori Yamauchi, si jamais tu me lis...


Les points forts :

- Réalisme ety quantité des pièces détachées
- Précision des opérations de montage / démontage
- Possibilité d'essayer les véhicules
- Traduction française soignée

Les points faibles :

- Loadings trop longs
- Ergonomie générale à la manette
- Marques fictives mélangées à des marques réelles
- Moins excitant qu'un épisode de Top Gear



Note finale :

jeudi 4 juillet 2019

[Unboxing] PSVR Mega Pack

La réalité virtuelle, c'est une expression un peu magique. On ne sait pas bien ce qu'on va y trouver. Est ce un simple jargon marketing ? Une révolution ? Un voyage dans un univers virtuel ? Et bien pour répondre à cette question, le mieux est encore de l'essayer. C'est ce que j'ai décidé de tenter avec cet achat dont je vous partage ici le déballage !


Unboxing


On commence par la boite. Le packaging ne vous est certainement pas étranger si vous avez trainé dans les hypermarchés ou dans les boutiques spécialisées.


Sur le haut de la boite, on apprendra que le pack vient avec un ensemble de cinq jeux : Astro Bot Rescue Mission, WipeOut Omega Collection, Doom VFR, PlayStation VR Worlds, The Elder Scrolls V Skyrim VR. La caméra est fournie, ouf! et on apprend sans grande surprise, q'une PlayStaiton 4 est "NECESSAIRE" (incroyable, non ?).


Bon on passe au choses sérieuses. Une fois ce superbe fourreau ouvert, on a droit à une belle boîte qui évoque le packaging de la première PlayStation. De bon ton, cela augure d'un esprit certain de révolution technologique!


Ensuite, on passe à la vitesse supérieure! Les accessoires : 😰. Il va falloir bosser pour tout déballer et jeter les sac plastiques, et comprendre comment brancher tous les machins avec les bidules. Heureusement un gros manuel de Quickstart avec des images aussi grosses que la boite explique le tout très clairement. On suit alors les étapes, en essayant comme on peut de faire passer les câbles là où il y a de la place.



Le casque vient avec un paquet de trucs et de machines divers ! Un boitier, une caméra et son stand, tous les câbles nécessaires, une paire d'écouteurs intra-auriculaires adaptés au serre-tête... Mine de rien, le PS VR, c'est bien plus qu'un casque !

Mon avis sur ce matos


Et voici donc mon verdict ! L'installation m'a pris une bonne heure, j'ai été bien content de réussir à tout configurer comme il faut car j'avais un petit peu d'appréhension, mais au final tout fut très bien expliqué. Une fois le casque "chaussé" sur la tête, j'ai carrément pris la plus grosse claque de gamer depuis les quinze dernières années. Rien que les menus de la console sont impressionnants. En 2D, le casque affiche le contenu a peu près comme un écran de cinéma. J'ai essayé ensuite le mode VR de Gran Turismo. J'en ai eu des frissons dans le dos tellement ce fut grisant : l'impression de faire corps avec la voiture, l'illusion d'être vraiment à 200 km/h sur une autoroute japonaise... J'ai été rassuré car en deux tours de circuits, je n'ai ressenti aucun "motion sickness" (aka, l'envie de gerber à cause de l'illusion du déplacement 😷). J'ai ensuite passé plusieurs heures (honnêtement je n'ai pas vu le temps défiler, car on oublie complètement le monde extérieur quand on est en immersion) a faire des choses qui m'auraient parues rébarbatives sur un écran 2D, et qui se sont révélés complètement géniales en VR. Par exemple récupérer des jouets en capsule dans une sorte d'UFO Catcher virtuel. Le PS VR est un achat que je ne regrette absolument pas. Les sensations d'immersions sont tellement bluffantes... Telle une drogue, j'en viens à avoir peur de rester chez moi en oubliant de dormir et de manger.

jeudi 27 juin 2019

[Trailer] The Sinking City


J'ai faill écrire un truc comme Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn, mais je me suis dit que ça ferait peut être peur aux nouveau lecteurs! Donc pour faire une news plus conventionnelle, on va dire que s'il fait trop chaud cet été, il est possible de s'immerger dans la moiteur d'un Innsmouth virtuel, la ville imaginaire de H.P. Lovecraft, aka le meilleur auteur d'horreur que l'angleterre a connu dans les années 1900. Cultes effrayants, villageois malaisants et enquêtes sur fond de monstruosités seront au programme, joie! Le jeu, sorti aujourd'hui, est réalisé par l'équipe derrière la série des Sherlock Holmes et promet une expérience angoissante et fidèle à l'oeuvre de l'auteur. A suivre de près si vous aimez la littérature fantastique...




mardi 11 juin 2019

[Avis] Days Gone (PS4)




Dans un futur proche, la civilisation humaine a sombré dans l'horreur. Les consoles de jeu ont complètement disparu, remplacées par des machines de cloud gaming connectées en 5G. Le marché des jeux vidéo se voit envahi par les puzzle games et les free-to-play, offrant aux acheteurs de DLC des achievements quasi instantanés. La parution quotidienne de DLC occupe les quelques journalistes spécialisés restant, pendant que des hordes de joueurs tentent de survivre en streamant leurs parties sur des services rassemblant vidéo et e-commerce.
Oups, attendez, je crois que je me suis gourré : ça c'est le synopsis de l'E3 2019 ! Bon okay, je me suis levé tôt ce matin (journée de solidarité oblige), et j'ai du mélanger mes notes sur le salon avec celles de mon test de Days Gone ! On reprend donc. Nous allons donc parler dans ce blogpost de Days Gone, un triple A bien costaud exclusif à la PlayStation 4, sorti au mois de mai 2019. Il est dispo en démat comme en physique, et offre une aventure 100% solo en monde ouvert, avec une bonne grosse durée de vie de plusieurs dizaines d'heures. Allez hop on ferme nos volets, et la porte d'entrée à double tour pour rentrer dans la peau de Deacon, un motard viril qui évolue dans un monde en proie à un virus transmis par les morsures des infectés.

Bienvenue en Oregon



En développement depuis quand même plus de quatre ans, le jeu commence par une installation assez gargantuesque, suivi d'un monstrueux loading. Heureusement, après trois petites minutes, la PS4 et son système d'installation en tâche de fond nous permet de commencer à découvrir l'histoire de notre valeureux biker. Alors que l'humanité tente de survivre à l'infestation en bâtissant des camps de fortune, Deacon est frappé par la souffrance personnelle : Sarah, sa femme est morte de l'infection quelques mois après avoir été confiée à un médecin du gouvernement, et Boozer, son unique et meilleur ami vient de subir une fraiche morsure d'un mutant. 
Sans en dire plus, le scénario de Days Gone réserve son lot de rebondissements... 
Le type est donc pas vraiment jouasse, et ça se comprend. Fièvre, douleur, et incapacité à aller chasser pour trouver de quoi manger : pas question de laisser son pote dans cet état. Les deux acolytes se retrouvent donc stoppés nets dans leurs plan de rejoindre le nord des USA, là où l'on dit que la situation est plus calme.
La tenue idéale du campeur en 2019 : silencieux de fusil en boite de conserve et couteau de survie dans la botte!
Le scénario est donc relativement classique pour le genre. Il apporte suffisamment de souffle pour donner un sens aux multiples quêtes en monde ouvert, mais il se révèle un peu court quand il s'agit de véhiculer de l'émotion au joueur. Le potentiel était là pour nous faire pleurer toutes les larmes de notre corps (qui n'as pas eu envie de verser une larme en jouant aux Walking Dead de Telltale?), mais non. En réalité, on a à peine le temps de s'apitoyer sur le sort des protagonistes que Deacon est déjà en train de tabasser des infectés avec une batte de baseball, le tout en hurlant quelques virils jurons et en poussant des râles gutturaux!

Quand David sonne...



Alors oui, le personnage principal est un peu froid, et le scénario est super classique. Mais il y a ce petit quelque chose qui rendre l'expérience Days Gone exceptionnelle. Comme souvent avec les exclus de chez Sony Interactive Entertainement, l'ensemble s'impose dès les premières minutes de jeu comme une référence. La direction artistique, à l'image des protagonistes, est froidement réaliste. Les forêts de l'Oregon sont vibrantes et peuplées d'une faune et d'une flore fort bien modélisées.
L'infiltration permet souvent de se sortir des pires situations, en particulier lors des balades nocturnes.

Pour éviter au joueur de courir dans les champs pour réaliser les quêtes, les déplacements se font à moto, avec une Harley Davidson entièrement customisable. Les sensations de pilotages sur les chemin boueux sont parfaitement équilibrées : à la fois fun tout en offrant quelques glissades qui pourront se révéler fatales en cas de conduite trop audacieuse. Loin d'être des accessoires inutile, les améliorations de la moto permettent de vraiment ressentir les différences en terme de pilotage (vitesse de pointe, tenue de route, etc...).
La minicarte  bien foutue permet de se repérer en un clin d'oeil.


Quant aux combats, on est face à un gameplay irréprochable. La stabilité des visées, la portée, le recul, la puissance des différentes armes : les développeurs de Bend Studio nous démontrent une expertise indéniable, construite au fil des années au travers de la série Syphon Filter ou encore avec la version Vita de Uncharted. Le rythme est maitrisé, alternant entre des moments trop calmes pour être rassurants, et des séquences de gunfight intenses, comme quand une horde entière se relève d'un charnier, découvert par hasard au détour d'un chemin. Le petit plus génial : il est possible de continuer de tirer tout en se déplaçant à moto!
Des vestiges des opérations de sauvetage permettront d'en savoir plus sur ce qui s'est passé. 
Le gameplay repose essentiellement sur la réalisation de quêtes (monde ouvert oblige) qui exposent petit à petit le scénario global, au travers de dialogues et de flashbacks intégralement jouables. Assaut, infiltration, ou recherche de ressources : les grands classiques y passent, mais plus que l'objet de ces quêtes, c'est surtout l'habile articulation entre elles qui rend l'expérience de jeu captivante. Ayant vite l'habitude de me perdre dans les jeux en monde ouverts, j'avais un peu peur de ne pas accrocher, mais l'action m'a tenu en haleine du début à la fin de l'aventure. Les arcs scénaristiques peuvent être déroulés indépendamment les uns des autres, selon les envies du joueur.

En résumé



Alors oui, Days Gone ne casse pas les codes du genre, mais il propose une recette excellente à base d'ingrédients connus. Il est *le* jeu de zombie du moment : des graphismes ultra propres, une durée de vie en béton et un gameplay peaufiné. Entre complot gouvernemental, intrigue sentimentale et découverte du passé, son histoire se déroule de manière fluide au rythme des missions souvent palpitantes. On lui pardonne ainsi aisément ses dialogues de gros durs un brin clichés ou son scénario très classique pour le genre. Days Gone méritait d'offrir un peu plus d'émotions au travers de ses héros pour être le jeu de l'année. Il est avant tout un excellent TPS, viril à souhait, qui offrira des moments d'anthologie aux experts du gunfight.


Quel kiff !

- Réalisation à couper le souffle
- L'ambiance de la forêt nord américaine
- Des gunfights, et du pilotage de moto parfaits
- Grosse qualité graphique
- Des missions rythmées

Les petits warnings :

- Des protagonistes très virils, mais un peu froids
- Réservé à une audience mature

La note finale :