lundi 27 avril 2020

[Vie du blog] on en est ou ?

Bah alors, tu faisais quoi ?



Six mois sans blogguer. C'est une longue période qui aurait pu être synonyme de vacances mais qui reflètent en réalité des moments intenses, dans d'autres domaines que le jeu vidéo et l'écriture. Cette phrase pourra faire sourire certaines personnes, mais être un gamer acharné est une activité qui peut être épuisante ! Chasser les platines, se faire un avis sur tous les jeux qui sortent, finir les titres qui trainent dans notre backlog plutôt que les survoler... On a beau être sélectif et passionné : tenir un blog ou une chaine youtube sur le jeu vidéo est en 2020 un investissement personnel difficile à porter entre manque de sommeil, perte de motivation, désillusions et questionnement social. Une partie de la France semble partir à la dérive, et j'ai le sentiment que le monde autour de moi commence à s'effriter : incivilités quotidiennes en centre-ville, transports en commun charcutés par les grèves, catastrophes écologiques ignorées par le monde de l'économie, et plus récemment les restrictions des déplacements liées au virus : le temps pour le jeu est devenu pour beaucoup de personnes, une sorte de luxe lointain. L'envie de se poser pour rédiger une analyse ou un avis construit sur une oeuvre vidéoludique devient une action dont certain douterons du sens que cela peut avoir au milieu du contexte actuel. Les batailles pour remplir un chariot de papier toilette, les consommateurs du supermarché qui se chamaillent pour le dernier paquet de farine du rayon ont étouffé mon énergie et mon envie de communiquer. Les crises récentes m'ont ouvert les yeux sur des gens que je trouvais autrefois marrants sur les réseaux sociaux et qui ont révélé leur face la plus sombre, entre intolérance, jugement hâtif, et égocentrisme blessant. Mes propos peuvent sembler naïf tant il est devenu banal que le moindre inconnu impose ajourd'hui son point de vue avec véhémence sur la liberté de penser des uns et des autres (au hasard la vitesse sur la route, les vaccins, le montant du RSA, ou la puissance de la PlayStation 5). Néanmoins, Facebook n'a pas toujours été un repère à blagues de boomer, et Twitter a déjà été autre chose qu'un outil d'expression de l'"Internet shouting factory". La vie continue cepandant, et avec plus ou moins de difficulté, on arrive à regarder du bon côté, nettoyer sa TL, se recentrer autour de nos proches, éteindre les news, ouvrir les yeux, respirer, vivre, jouer.


Et du coup, tu abandonnes le jeu vidéo ?



Non. J'ai juste réduit les doses. Fini l'heure de Vita tous les matins avant de partir au taf. Exit le projet d'achat de l'écran 4K. Goodbye les soirées jusqu'à 3h du mat pour chercher un objet ou cumuler des points virtuels sur un jeu multijoueur. Ces derniers mois ont donné lieu à un ménage dans ma vie numérique. Oui, je vis ça comme un moment positif. Savourer l'envie de jouer, profiter à fond des jeux qui nous font vibrer, écouter ses envies, supprimer du disque dur ces jeux que l'on apprécie finalement qu'à moitié. Ces derniers mois ont été l'occasion pour moi de :
- parfaire ma (fébrile) technique de pilotage sur Gran Turismo Sport dont je ne me lasse toujours pas (merci le Fanatec + chassis Simétik)
- tester ma résistance au motion sickness en terminant les folles courses de Trackmania avec cet accessoire de ouf qu'est le PlayStation VR et dont je vous présentais l'unboxing du méga pack ici
- faire n'importe quoi dans le débile mais excellent open world Goat Simulator (offert sur le PlayStation+ au mois de février)
- Me refaire Journey, un jeu très court mais magnifique, offert par PlayStation durant le confinement (avec Uncharted Trilogy)
- me ronger les ongles en essayant de découvrir toutes les fins de Erica, un thriller interactif en FMV
- jouer à deux AAA qui s'inscrivent particulièrement bien dans l'actualité 
Ces deux derniers jeux appartiennent à la catégorie des coups de coeur, ceux dont je parlerai dans vingt ans pour se souvenir de la PS4, ceux qui occupent les soirées du quotidien et qui donnent envie de raconter ses aventures le lendemain quand on croise les collègues!


Un zeste d'innocence



Dans ce monde de brutes, j'ai reçu une bonne bouffée d'air frais en m'intéressant au destin de la frangine et du petit frangin de A Plague Tale, qui perdent leur parents en pleine infection de peste durant le moyen âge. On ne sait pas trop ce que le petit à voir dans cette affaire, mais le scénario habilement distillé  m'a tenu en haleine jusqu'au bout. Est-il un vecteur de la maladie ? En est-il la cause malfaisante de ce fléau qui frappe le monde de plein fouet ? Entre mysticisme, histoire et dogme religieux, les énigmes passent agréablement bien. Le jeu est plutôt du genre facile et pas trop long, sans forcément me donner l'impression d'être considéré comme un demeuré. Bien que vanté par la presse pro, j'ai été déçu par les graphismes, fort mignons mais pas très fins quand ça bouge, même sur PS4 Pro. Du coup voilà, je n'ai pas rédigé de test, et je lui aurais collé un bon 4 sur 5 parce que bon voilà, j'ai toujours été un peu sévère sur mes notations. De toutes manières le sujet a été couvert mille fois par les autres médias depuis que j'y joue. Si vous n'avez toujours pas mis la main dessus, foncez, chopez le de préférence en démat, comme ça vous ne mettrez personne en danger et en plus il est à 15€ avec les promos de printemps, qui seront peut être les 15 meilleurs euros que vous dépenserez cette année.





"Les livreurs le détestent, découvrez son secret!"



Ma came la plus addictive de ces derniers mois, c'est certainement Death Stranding. Le premier Kojima que j'ai fait sérieusement - parce que les dialogues des Metal Gear Solid que j'ai essayé auparavant m'ont toujours un peu saoulé (mais chuuut). Plus beau qu'un road trip en Bretagne, un jeu d'acteur en Motion Capture digne d'Hollywood, une histoire dramatique qui prend aux tripes, des mécanismes de gameplay profonds. Véritable pied de nez à Konami ainsi qu'aux détracteur des jeux en monde ouvert dont je fais(ais) partie : Hideo Kojima a réussi à me faire vibrer en me faisant incarner un coursier du futur qui doit simplement livrer des colis. Je n'y aurais pas cru moi même mais c'est tellement beau et bien  réalisé que j'ai eu un instant l'envie de m'acheter un tricycle et d'aller postuler chez Chronopost. Comment donc réussir à captiver les joueurs pour leur effectuer des dizaines d'aller retours entre deux PNJ ? En introduisant des récompenses mais aussi du risque lors de chaque nouvelle livraison : entre les voleurs de cargaison et les pluies toxiques faisant apparaitre de mystérieux esprit, mon coeur a battu la chamade, me faisant oublier que tout ceci n'étaient que des images sur un écran. Le tout se déroule bien entendu sur fond de recherche génétique et psychosensorielles basée sur le lien affectif entre adultes et bébés humains. La bande son est géniale. Une claque, un chef d'oeuvre, je lui colle six étoiles sur cinq sans hésiter une seconde. Et dès que je le termine, je me lance un peu plus sérieusement dans les Metal Gear Solid !




jeudi 5 septembre 2019

[Test] Wreckfest (PS4)



Parmi les titres immanquables qui ont fait la fierté du catalogue PlayStation en 1995, Destruction Derby compte parmi les plus marquants. Son gameplay brut de décoffrage était soutenu par une 3D à la fois fine et fluide pour l'époque. Avec Destruction Derby, le jeu de course automobile se retrouvait marqué d'un vent de brutalité : le premier simulateur de stock car était né! Un quart de siècle plus tard, alors qu'aucun titre n'a vraiment réussi à s'installer comme la nouvelle référence, THQ Nordic ressuscite la violence au volant en publiant Wreckfest. Wreckfest, qu'on peut traduire littéralement par "fêtes aux épaves", était déjà sorti en 2018 sur PC. Il déboule en ce mois de Septembre pour nous faire oublier la rentrée, dans une version optimisée pour PS4. Le but avoué est de nous faire passer un bon moment entre tôle froissée et bruits de moteurs à carbu. Le pari est-il réussi ?


Mobilités alternatives



Comme j'ai l'habitude de dire, à mon ami chanteur : "le menu du jeu est sans fioriture, Patrick". Une page pour choisir mode carrière / course simple et multijoueur, et on se retrouve sur la liste des épreuves, classées par niveau d'expérience. C'est pas très lisible (depuis la sortie, un patch 1.04 a d'ailleurs changé la disposition des éléments du menu) mais c'est pas grave puisqu'il suffit de martèler le bouton croix de la DualShock 4 pour lancer la course.


Je me retrouve soudain sur une... tondeuse à gazon en plein milieu d'un champ, sonorisé par une musique métal comme seul les gens du nord savent la composer. Gros moment WTF, jusqu'à ce que je comprenne qu'il s'agit d'une arène dont le but n'est bien évidemment pas de raser l'herbe du sol, mais plutôt de cartonner gentiment ses voisins afin de causer un maximum de dégâts sur leurs machines. Ca surprend, mais c'est fluide, et ça tourne avec des pixels bien plus fin que chez les cousins du même genre (comme Gravel ou V-Rally par exemple). J'ai trouvé cette intro complètement rocambolesque, et donc géniale. Anecdote totalement off : j'ai appris que ce genre de compétition existait en vrai. Grâce à Wreckfest, on mourra donc moins bêtes... ou pas ! 


Le fair-play après tout



A l'heure où les muscle cars laissent leur place au véhicules électriques, Wreckfest prend le contrepied des tendances IRL et tente de convaincre les joueurs que l'odeur du pétrole et du pneu brulé c'est agréable. Et je dois dire, qu'à grand coup de dérapages contrôlés et de dépassements 100% illégaux, les arguments de Bugbear Entertainment et THQ Nordic sont biens efficaces! La physique des gros tas de feraille (de préférence américains) est tout à fait crédible, et on prend rapidement un malin plaisir à rouler comme un vilain chauffard pour grapiller quelques places au classement de la course.

Les dégâts cosmétiques constituent une récompense visuelle complètement jouissive. Au tout début, on perd seulement le pare-chocs, on a une portière qui ne tient plus. En insistant un peu, on finit rapidement les courses avec des caisses vraiment dans un très sale état... C'est plutôt rigolo, surtout que la voiture reste contrôlable, bien qu'on ressente les déformations dans le comportement routier du véhicule! L'IA permissive donnent un challenge qui éloigne toute frustration. C'est un véritable plaisir de foncer dans les concurrents qui portent tous des noms ridiculement virils comme "Sledgehammer" ou "Starscreamer".

Avec de telles qualités, Wreckfest aurait pu prétendre être sur le podium des jeux de caisses 2019, en particulier au vu de son tarif abordable (29,90€ à sa sortie). Quelques imperfections viennent troubler le tableau idyllique dans la partie mais rien de bien méchant : je trouve que les décors manquent de variété, d'autant plus que la météo reste calée au beau fixe. J'ai regretté également que le mode tuning ne soit guère plus qu'une anecdote justifiant le gain de monnaie virtuelle lors des courses.


En résumé




Que vous trouviez injustes les règles de fair-play dans GT Sport, ou que vous rêviez d'être proclamé champion de drift en tondeuse autoportée, Wreckfest est fait pour vous! Magnifique hommage à la référence du stock-car sur consoles, le jeu s'appuie un moteur physique abouti doublé de graphismes fort stylisés. Le gameplay apporte une dose de fun énorme grâce à certaines épreuves complètement débiles ou d'autres musclées et joussives. On comprend le message au bout de quelques minutes : Wreckfest constitue un défouloir fort recommandable pour les amateurs de véhicules à moteur. Merci Bugbear, merci THQ !

Les points forts :

- Un bon gros défouloir
- Bande son métal de qualité
- Des épreuves totalement WTF
- Moteur physique aux petits oignons

Les points faibles :

- Décors un tantinet monotones
- Le tuning anecdotique


Note finale :


Vidéo de gameplay



mercredi 21 août 2019

35ème trophée platine : Back in 1995 (VITA)

Et hop un trente cinquième trophée platine sauvage apparaît dans ma trophy list. Comme d'habitude depuis ces derniers mois il s'agit d'un jeu Ratalaika Games (lire mon test sur Planete Vita). Un peu plus long et aussi un peu plus coriace que d'habitude : j'ai carrément loupé un trophée manquable lors de mon premier run! En effet deux trophées sont liés aux objets à ramasser : le fusil à pompe, et les notes du docteur. Par chance j'avais sauvegardé à chaque étape sur un slot différent, ce qui m'aura évité la lourdeur d'un second run complet!

Seules trois notes du docteur étaient à récupérer, ce qui est ambigu, car durant le jeu on rencontre de nombreuses affiches et autres notices de toutes sortes. Pour celles qui sont nécessaires à l'obtention du platine : la première est dans la salle de consultation au premier niveau, la seconde est sur l'une des tables à la cantine du dernier immeuble, et la dernière se situait au dessus de la salle à manger de la maison vitrée du dernier niveau. Pas de quoi casser trois spaghettis à un canard, mais prêtez attention à garder vos sauvegardes à chaque étape si vous souhaiter vous lancer dans cette aventure qui fleure bon la PS1! Le reste ne sera qu'une formalité et tombera naturellement si vous finissez le jeu.

mardi 9 juillet 2019

[Test] Car Mechanic Simulator (PS4)



Avez-vous déjà rêvé de faire partie de ce club un peu élitiste des "gars qui s'y connaissent en mécanique auto"? Il faut se rendre compte à l'évidence : quand on est véhiculé, c'est une compétence pleine d'avantages : on apprend plein de trucs, on évite les attentes interminables chez le garagiste (ou au moins on peut comprendre ce qu'il tente de nous expliquer), et puis on économise plein de sous, à condition d'arriver à faire soi -même l'entretien de son véhicule! Et là : tous les experts vous le diront : pour s'y mettre il faut se lancer dans la pratique. C'est à ce moment précis que l'on se rend compte que posséder un garage c'est cool. Cool et quasi nécessaire en fait : ça évite de saloper la moquette du salon avec de l'huile de vidange, on ne risque pas de mourir écrasé à cause d'une paire de chandelles mal soudées trouvées en promo chez Action, et puis ça permet d'avoir sous la main la flopée d'outils nécessaire pour faire du bon travail ! Quand vous êtes arrivé à cette constatation, deux solutions : soit vous allez sur le bon coin pour chercher un garage en vente près de chez vous, soit vous achetez Car Mechanic Simulator, le jeu de mécanique ultime sur PS4 pour tout amateur de mécanique qui se respecte !

135.5dB, gare à la batterie!


Le fantasme de l'expertise mécanique a été grandement popularisé ces dernières années avec des émissions comme "Wheeler Dealers", "Cars Restauration" ou encore "Vintage garage". C'est d'ailleurs dans la droite lignée de ces shows TV que Car Mechanic Simulator se positionne avec son animation d'introduction, dans laquelle un gros musclé va acheter aux enchères une muscle car en ruine au fin fond d'une grange américaine, voyez le genre ? Une fois ce décor campé, on tombe sur un menu qui va nous apprendre la dure vie de garagiste.

Quand l'intro fut achevée, je vous avoue que ma première expérience m'a bien vite remis à ma place. Un peu comme le jour où j'ai compris qu'on ne gagnait aucune puissance en flashant l'ECU d'une voiture. J'espérais donc faire des emplettes et tuner mon véhicule tel un héros de l'émission "Strip Tease", alors que finalement, je me suis retrouvé face à des menus aux temps de chargement interminables et qui ne m'apprennent pas grand chose sur la manière dont fonctionne le jeu...
Alors une fois dedans, comment ça se joue ? On est en vue à la 1ère personne, dans un atelier, et plusieurs objets 3D sont cliquables : le téléphone sert à recevoir des "ordres de réparation", l'ordi sert à commander des pièces sur internet, le pont sert à lever ou baisser la voiture, la porte de garage en fer sert à voyager dans les autres lieux du jeu que sont la piste d'essais, l'aéroport, le concessionnaire, etc... Et j'ai été globalement assez déçu!

D'abord parce que l'ergonomie générale laisse à désirer Je me suis retrouvé bloqué pendant 10 minutes sur la première mission qui me demandait de changer les plaquettes et les disques de freins. Je savais pertinemment que je devais démonter la roue pour accéder à ces éléments, mais voilà, j'étais bloqué, car l'interface ne propose que de cliquer sur le "bloc de suspension" complet. La soluce ? Il fallait en fait faire un appui long pour zoomer sur cette partie. Même déconvenue quand j'ai du effectuer la vidange : alors que j'avais rapidement repéré l'outil approprié, impossible de le déplacer vers la voiture, la faute à l'interface de commande du pont levant qui n'est pas interactive et sans aucun autre message d'aide expliquant pourquoi je ne pouvais déplacer l'outil. Une déception ne venant jamais seule, quand j'ai voulu profiter de la rémunération durement gagnée après une heure et quatre vidanges pour les clients, je me suis dirigé vers le concessionnaire. Et là je me rend compte que la moindre petite citadine coute des dizaine de milliers de $$$. Je venais d'en gagner péniblement une centaine et pas moyen de faire un crédit, alors que les ventes aux enchères ne sont pas encore accessibles à ce stade du jeu. Réaliste certes. Mais dur (et encore je n'ai osé lancer le mode "expert"). Bon, ça c'est pour le coté "Simulator"

"Bonjour, moi c'est Jean Talus"



Sur d'autres aspects, Car Mechanic Simulator, prend quelques libertés par rapport au réalisme. Notamment coté visuel : même si le garage est correct, le concessionnaire ressemble à une sorte de construction vide et dépeuplée. Les véhicules, bien que reconnaissables de loin sont modélisés avec une qualité acceptable mais bien insuffisante pour épanouir les aficionados du "car-porn" que nous sommes. C'est peut-être pour cette raison que très peu de constructeurs officiels ont accepté de coller leur marque réelle sur les voitures du jeu. Au final, ça m'a collé un sourire de voir une sorte de logo Renault collé sur une carrosserie d'Audi A3, mais à mon avis, ce sera assez déroutant pour les fans de ces marques et modèles automobiles !

Car Mechanic Simulator permet également de tester sur quelques petits circuit les véhicules réparés. Ce mode conduite est à considérer comme un bonus sympa, mais ne vous attendez pas au standard imposé par Assetto Corsa ou Grand Turismo. Les contrôles à la manette sont assez furieux, et la modélisation physique trop exagérée pour avoir quoique ce soit de "simu" dans son sang. Bref la seule case vraiment cochée par Car Mechanic Simulator, c'est de proposer des vues éclatées de l'ensemble des composants internes d'une voiture, tout en visualisant leurs points de montage et démontage, et des pièces techniques localisées dans un français correct. Plutôt honnête au vu de son titre, en fait.


En résumé


Car Mechanic Simulator joue avec brio son rôle de bac à sable pour apprentis mécanos. Il est évidemment à réserver aux personnes intéressées par le domaine, et il ne faut pas en attendre plus que ce que le titre du jeu prétend offrir. L'intérêt vidéoludique pur est assez limité, la faute à son un mode carrière trop long à démarrer, et à des fonctionnalités annexes qui ne tiennent pas la comparaison avec les jeux de voiture actuellement disponibles sur PS4. J'ai beaucoup aimé l'idée, et le coeur du gameplay se révèle intéressant. J'ai moins aimé la réalisation. On en vient rapidement à rêver d'un module "garage" de Gran Turismo qui reprendrait les ingrédients de ce jeu, tout en nous arrivant à nous faire baver sur la beauté des carrosseries comme seul Gran Turismo sait si bien le faire. Kazunori Yamauchi, si jamais tu me lis...


Les points forts :

- Réalisme ety quantité des pièces détachées
- Précision des opérations de montage / démontage
- Possibilité d'essayer les véhicules
- Traduction française soignée

Les points faibles :

- Loadings trop longs
- Ergonomie générale à la manette
- Marques fictives mélangées à des marques réelles
- Moins excitant qu'un épisode de Top Gear



Note finale :

jeudi 4 juillet 2019

[Unboxing] PSVR Mega Pack

La réalité virtuelle, c'est une expression un peu magique. On ne sait pas bien ce qu'on va y trouver. Est ce un simple jargon marketing ? Une révolution ? Un voyage dans un univers virtuel ? Et bien pour répondre à cette question, le mieux est encore de l'essayer. C'est ce que j'ai décidé de tenter avec cet achat dont je vous partage ici le déballage !


Unboxing


On commence par la boite. Le packaging ne vous est certainement pas étranger si vous avez trainé dans les hypermarchés ou dans les boutiques spécialisées.


Sur le haut de la boite, on apprendra que le pack vient avec un ensemble de cinq jeux : Astro Bot Rescue Mission, WipeOut Omega Collection, Doom VFR, PlayStation VR Worlds, The Elder Scrolls V Skyrim VR. La caméra est fournie, ouf! et on apprend sans grande surprise, q'une PlayStaiton 4 est "NECESSAIRE" (incroyable, non ?).


Bon on passe au choses sérieuses. Une fois ce superbe fourreau ouvert, on a droit à une belle boîte qui évoque le packaging de la première PlayStation. De bon ton, cela augure d'un esprit certain de révolution technologique!


Ensuite, on passe à la vitesse supérieure! Les accessoires : 😰. Il va falloir bosser pour tout déballer et jeter les sac plastiques, et comprendre comment brancher tous les machins avec les bidules. Heureusement un gros manuel de Quickstart avec des images aussi grosses que la boite explique le tout très clairement. On suit alors les étapes, en essayant comme on peut de faire passer les câbles là où il y a de la place.



Le casque vient avec un paquet de trucs et de machines divers ! Un boitier, une caméra et son stand, tous les câbles nécessaires, une paire d'écouteurs intra-auriculaires adaptés au serre-tête... Mine de rien, le PS VR, c'est bien plus qu'un casque !

Mon avis sur ce matos


Et voici donc mon verdict ! L'installation m'a pris une bonne heure, j'ai été bien content de réussir à tout configurer comme il faut car j'avais un petit peu d'appréhension, mais au final tout fut très bien expliqué. Une fois le casque "chaussé" sur la tête, j'ai carrément pris la plus grosse claque de gamer depuis les quinze dernières années. Rien que les menus de la console sont impressionnants. En 2D, le casque affiche le contenu a peu près comme un écran de cinéma. J'ai essayé ensuite le mode VR de Gran Turismo. J'en ai eu des frissons dans le dos tellement ce fut grisant : l'impression de faire corps avec la voiture, l'illusion d'être vraiment à 200 km/h sur une autoroute japonaise... J'ai été rassuré car en deux tours de circuits, je n'ai ressenti aucun "motion sickness" (aka, l'envie de gerber à cause de l'illusion du déplacement 😷). J'ai ensuite passé plusieurs heures (honnêtement je n'ai pas vu le temps défiler, car on oublie complètement le monde extérieur quand on est en immersion) a faire des choses qui m'auraient parues rébarbatives sur un écran 2D, et qui se sont révélés complètement géniales en VR. Par exemple récupérer des jouets en capsule dans une sorte d'UFO Catcher virtuel. Le PS VR est un achat que je ne regrette absolument pas. Les sensations d'immersions sont tellement bluffantes... Telle une drogue, j'en viens à avoir peur de rester chez moi en oubliant de dormir et de manger.

jeudi 27 juin 2019

[Trailer] The Sinking City


J'ai faill écrire un truc comme Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn, mais je me suis dit que ça ferait peut être peur aux nouveau lecteurs! Donc pour faire une news plus conventionnelle, on va dire que s'il fait trop chaud cet été, il est possible de s'immerger dans la moiteur d'un Innsmouth virtuel, la ville imaginaire de H.P. Lovecraft, aka le meilleur auteur d'horreur que l'angleterre a connu dans les années 1900. Cultes effrayants, villageois malaisants et enquêtes sur fond de monstruosités seront au programme, joie! Le jeu, sorti aujourd'hui, est réalisé par l'équipe derrière la série des Sherlock Holmes et promet une expérience angoissante et fidèle à l'oeuvre de l'auteur. A suivre de près si vous aimez la littérature fantastique...