mardi 9 juillet 2019

[Test] Car Mechanic Simulator (PS4)



Avez-vous déjà rêvé de faire partie de ce club un peu élitiste des "gars qui s'y connaissent en mécanique auto"? Il faut se rendre compte à l'évidence : quand on est véhiculé, c'est une compétence pleine d'avantages : on apprend plein de trucs, on évite les attentes interminables chez le garagiste (ou au moins on peut comprendre ce qu'il tente de nous expliquer), et puis on économise plein de sous, à condition d'arriver à faire soi -même l'entretien de son véhicule! Et là : tous les experts vous le diront : pour s'y mettre il faut se lancer dans la pratique. C'est à ce moment précis que l'on se rend compte que posséder un garage c'est cool. Cool et quasi nécessaire en fait : ça évite de saloper la moquette du salon avec de l'huile de vidange, on ne risque pas de mourir écrasé à cause d'une paire de chandelles mal soudées trouvées en promo chez Action, et puis ça permet d'avoir sous la main la flopée d'outils nécessaire pour faire du bon travail ! Quand vous êtes arrivé à cette constatation, deux solutions : soit vous allez sur le bon coin pour chercher un garage en vente près de chez vous, soit vous achetez Car Mechanic Simulator, le jeu de mécanique ultime sur PS4 pour tout amateur de mécanique qui se respecte !

135.5dB, gare à la batterie!


Le fantasme de l'expertise mécanique a été grandement popularisé ces dernières années avec des émissions comme "Wheeler Dealers", "Cars Restauration" ou encore "Vintage garage". C'est d'ailleurs dans la droite lignée de ces shows TV que Car Mechanic Simulator se positionne avec son animation d'introduction, dans laquelle un gros musclé va acheter aux enchères une muscle car en ruine au fin fond d'une grange américaine, voyez le genre ? Une fois ce décor campé, on tombe sur un menu qui va nous apprendre la dure vie de garagiste.

Quand l'intro fut achevée, je vous avoue que ma première expérience m'a bien vite remis à ma place. Un peu comme le jour où j'ai compris qu'on ne gagnait aucune puissance en flashant l'ECU d'une voiture. J'espérais donc faire des emplettes et tuner mon véhicule tel un héros de l'émission "Strip Tease", alors que finalement, je me suis retrouvé face à des menus aux temps de chargement interminables et qui ne m'apprennent pas grand chose sur la manière dont fonctionne le jeu...
Alors une fois dedans, comment ça se joue ? On est en vue à la 1ère personne, dans un atelier, et plusieurs objets 3D sont cliquables : le téléphone sert à recevoir des "ordres de réparation", l'ordi sert à commander des pièces sur internet, le pont sert à lever ou baisser la voiture, la porte de garage en fer sert à voyager dans les autres lieux du jeu que sont la piste d'essais, l'aéroport, le concessionnaire, etc... Et j'ai été globalement assez déçu!

D'abord parce que l'ergonomie générale laisse à désirer Je me suis retrouvé bloqué pendant 10 minutes sur la première mission qui me demandait de changer les plaquettes et les disques de freins. Je savais pertinemment que je devais démonter la roue pour accéder à ces éléments, mais voilà, j'étais bloqué, car l'interface ne propose que de cliquer sur le "bloc de suspension" complet. La soluce ? Il fallait en fait faire un appui long pour zoomer sur cette partie. Même déconvenue quand j'ai du effectuer la vidange : alors que j'avais rapidement repéré l'outil approprié, impossible de le déplacer vers la voiture, la faute à l'interface de commande du pont levant qui n'est pas interactive et sans aucun autre message d'aide expliquant pourquoi je ne pouvais déplacer l'outil. Une déception ne venant jamais seule, quand j'ai voulu profiter de la rémunération durement gagnée après une heure et quatre vidanges pour les clients, je me suis dirigé vers le concessionnaire. Et là je me rend compte que la moindre petite citadine coute des dizaine de milliers de $$$. Je venais d'en gagner péniblement une centaine et pas moyen de faire un crédit, alors que les ventes aux enchères ne sont pas encore accessibles à ce stade du jeu. Réaliste certes. Mais dur (et encore je n'ai osé lancer le mode "expert"). Bon, ça c'est pour le coté "Simulator"

"Bonjour, moi c'est Jean Talus"



Sur d'autres aspects, Car Mechanic Simulator, prend quelques libertés par rapport au réalisme. Notamment coté visuel : même si le garage est correct, le concessionnaire ressemble à une sorte de construction vide et dépeuplée. Les véhicules, bien que reconnaissables de loin sont modélisés avec une qualité acceptable mais bien insuffisante pour épanouir les aficionados du "car-porn" que nous sommes. C'est peut-être pour cette raison que très peu de constructeurs officiels ont accepté de coller leur marque réelle sur les voitures du jeu. Au final, ça m'a collé un sourire de voir une sorte de logo Renault collé sur une carrosserie d'Audi A3, mais à mon avis, ce sera assez déroutant pour les fans de ces marques et modèles automobiles !

Car Mechanic Simulator permet également de tester sur quelques petits circuit les véhicules réparés. Ce mode conduite est à considérer comme un bonus sympa, mais ne vous attendez pas au standard imposé par Assetto Corsa ou Grand Turismo. Les contrôles à la manette sont assez furieux, et la modélisation physique trop exagérée pour avoir quoique ce soit de "simu" dans son sang. Bref la seule case vraiment cochée par Car Mechanic Simulator, c'est de proposer des vues éclatées de l'ensemble des composants internes d'une voiture, tout en visualisant leurs points de montage et démontage, et des pièces techniques localisées dans un français correct. Plutôt honnête au vu de son titre, en fait.


En résumé


Car Mechanic Simulator joue avec brio son rôle de bac à sable pour apprentis mécanos. Il est évidemment à réserver aux personnes intéressées par le domaine, et il ne faut pas en attendre plus que ce que le titre du jeu prétend offrir. L'intérêt vidéoludique pur est assez limité, la faute à son un mode carrière trop long à démarrer, et à des fonctionnalités annexes qui ne tiennent pas la comparaison avec les jeux de voiture actuellement disponibles sur PS4. J'ai beaucoup aimé l'idée, et le coeur du gameplay se révèle intéressant. J'ai moins aimé la réalisation. On en vient rapidement à rêver d'un module "garage" de Gran Turismo qui reprendrait les ingrédients de ce jeu, tout en nous arrivant à nous faire baver sur la beauté des carrosseries comme seul Gran Turismo sait si bien le faire. Kazunori Yamauchi, si jamais tu me lis...


Les points forts :

- Réalisme ety quantité des pièces détachées
- Précision des opérations de montage / démontage
- Possibilité d'essayer les véhicules
- Traduction française soignée

Les points faibles :

- Loadings trop longs
- Ergonomie générale à la manette
- Marques fictives mélangées à des marques réelles
- Moins excitant qu'un épisode de Top Gear



Note finale :

jeudi 4 juillet 2019

[Unboxing] PSVR Mega Pack

La réalité virtuelle, c'est une expression un peu magique. On ne sait pas bien ce qu'on va y trouver. Est ce un simple jargon marketing ? Une révolution ? Un voyage dans un univers virtuel ? Et bien pour répondre à cette question, le mieux est encore de l'essayer. C'est ce que j'ai décidé de tenter avec cet achat dont je vous partage ici le déballage !


Unboxing


On commence par la boite. Le packaging ne vous est certainement pas étranger si vous avez trainé dans les hypermarchés ou dans les boutiques spécialisées.


Sur le haut de la boite, on apprendra que le pack vient avec un ensemble de cinq jeux : Astro Bot Rescue Mission, WipeOut Omega Collection, Doom VFR, PlayStation VR Worlds, The Elder Scrolls V Skyrim VR. La caméra est fournie, ouf! et on apprend sans grande surprise, q'une PlayStaiton 4 est "NECESSAIRE" (incroyable, non ?).


Bon on passe au choses sérieuses. Une fois ce superbe fourreau ouvert, on a droit à une belle boîte qui évoque le packaging de la première PlayStation. De bon ton, cela augure d'un esprit certain de révolution technologique!


Ensuite, on passe à la vitesse supérieure! Les accessoires : 😰. Il va falloir bosser pour tout déballer et jeter les sac plastiques, et comprendre comment brancher tous les machins avec les bidules. Heureusement un gros manuel de Quickstart avec des images aussi grosses que la boite explique le tout très clairement. On suit alors les étapes, en essayant comme on peut de faire passer les câbles là où il y a de la place.



Le casque vient avec un paquet de trucs et de machines divers ! Un boitier, une caméra et son stand, tous les câbles nécessaires, une paire d'écouteurs intra-auriculaires adaptés au serre-tête... Mine de rien, le PS VR, c'est bien plus qu'un casque !

Mon avis sur ce matos


Et voici donc mon verdict ! L'installation m'a pris une bonne heure, j'ai été bien content de réussir à tout configurer comme il faut car j'avais un petit peu d'appréhension, mais au final tout fut très bien expliqué. Une fois le casque "chaussé" sur la tête, j'ai carrément pris la plus grosse claque de gamer depuis les quinze dernières années. Rien que les menus de la console sont impressionnants. En 2D, le casque affiche le contenu a peu près comme un écran de cinéma. J'ai essayé ensuite le mode VR de Gran Turismo. J'en ai eu des frissons dans le dos tellement ce fut grisant : l'impression de faire corps avec la voiture, l'illusion d'être vraiment à 200 km/h sur une autoroute japonaise... J'ai été rassuré car en deux tours de circuits, je n'ai ressenti aucun "motion sickness" (aka, l'envie de gerber à cause de l'illusion du déplacement 😷). J'ai ensuite passé plusieurs heures (honnêtement je n'ai pas vu le temps défiler, car on oublie complètement le monde extérieur quand on est en immersion) a faire des choses qui m'auraient parues rébarbatives sur un écran 2D, et qui se sont révélés complètement géniales en VR. Par exemple récupérer des jouets en capsule dans une sorte d'UFO Catcher virtuel. Le PS VR est un achat que je ne regrette absolument pas. Les sensations d'immersions sont tellement bluffantes... Telle une drogue, j'en viens à avoir peur de rester chez moi en oubliant de dormir et de manger.

jeudi 27 juin 2019

[Trailer] The Sinking City


J'ai faill écrire un truc comme Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn, mais je me suis dit que ça ferait peut être peur aux nouveau lecteurs! Donc pour faire une news plus conventionnelle, on va dire que s'il fait trop chaud cet été, il est possible de s'immerger dans la moiteur d'un Innsmouth virtuel, la ville imaginaire de H.P. Lovecraft, aka le meilleur auteur d'horreur que l'angleterre a connu dans les années 1900. Cultes effrayants, villageois malaisants et enquêtes sur fond de monstruosités seront au programme, joie! Le jeu, sorti aujourd'hui, est réalisé par l'équipe derrière la série des Sherlock Holmes et promet une expérience angoissante et fidèle à l'oeuvre de l'auteur. A suivre de près si vous aimez la littérature fantastique...




mardi 11 juin 2019

[Avis] Days Gone (PS4)




Dans un futur proche, la civilisation humaine a sombré dans l'horreur. Les consoles de jeu ont complètement disparu, remplacées par des machines de cloud gaming connectées en 5G. Le marché des jeux vidéo se voit envahi par les puzzle games et les free-to-play, offrant aux acheteurs de DLC des achievements quasi instantanés. La parution quotidienne de DLC occupe les quelques journalistes spécialisés restant, pendant que des hordes de joueurs tentent de survivre en streamant leurs parties sur des services rassemblant vidéo et e-commerce.
Oups, attendez, je crois que je me suis gourré : ça c'est le synopsis de l'E3 2019 ! Bon okay, je me suis levé tôt ce matin (journée de solidarité oblige), et j'ai du mélanger mes notes sur le salon avec celles de mon test de Days Gone ! On reprend donc. Nous allons donc parler dans ce blogpost de Days Gone, un triple A bien costaud exclusif à la PlayStation 4, sorti au mois de mai 2019. Il est dispo en démat comme en physique, et offre une aventure 100% solo en monde ouvert, avec une bonne grosse durée de vie de plusieurs dizaines d'heures. Allez hop on ferme nos volets, et la porte d'entrée à double tour pour rentrer dans la peau de Deacon, un motard viril qui évolue dans un monde en proie à un virus transmis par les morsures des infectés.

Bienvenue en Oregon



En développement depuis quand même plus de quatre ans, le jeu commence par une installation assez gargantuesque, suivi d'un monstrueux loading. Heureusement, après trois petites minutes, la PS4 et son système d'installation en tâche de fond nous permet de commencer à découvrir l'histoire de notre valeureux biker. Alors que l'humanité tente de survivre à l'infestation en bâtissant des camps de fortune, Deacon est frappé par la souffrance personnelle : Sarah, sa femme est morte de l'infection quelques mois après avoir été confiée à un médecin du gouvernement, et Boozer, son unique et meilleur ami vient de subir une fraiche morsure d'un mutant. 
Sans en dire plus, le scénario de Days Gone réserve son lot de rebondissements... 
Le type est donc pas vraiment jouasse, et ça se comprend. Fièvre, douleur, et incapacité à aller chasser pour trouver de quoi manger : pas question de laisser son pote dans cet état. Les deux acolytes se retrouvent donc stoppés nets dans leurs plan de rejoindre le nord des USA, là où l'on dit que la situation est plus calme.
La tenue idéale du campeur en 2019 : silencieux de fusil en boite de conserve et couteau de survie dans la botte!
Le scénario est donc relativement classique pour le genre. Il apporte suffisamment de souffle pour donner un sens aux multiples quêtes en monde ouvert, mais il se révèle un peu court quand il s'agit de véhiculer de l'émotion au joueur. Le potentiel était là pour nous faire pleurer toutes les larmes de notre corps (qui n'as pas eu envie de verser une larme en jouant aux Walking Dead de Telltale?), mais non. En réalité, on a à peine le temps de s'apitoyer sur le sort des protagonistes que Deacon est déjà en train de tabasser des infectés avec une batte de baseball, le tout en hurlant quelques virils jurons et en poussant des râles gutturaux!

Quand David sonne...



Alors oui, le personnage principal est un peu froid, et le scénario est super classique. Mais il y a ce petit quelque chose qui rendre l'expérience Days Gone exceptionnelle. Comme souvent avec les exclus de chez Sony Interactive Entertainement, l'ensemble s'impose dès les premières minutes de jeu comme une référence. La direction artistique, à l'image des protagonistes, est froidement réaliste. Les forêts de l'Oregon sont vibrantes et peuplées d'une faune et d'une flore fort bien modélisées.
L'infiltration permet souvent de se sortir des pires situations, en particulier lors des balades nocturnes.

Pour éviter au joueur de courir dans les champs pour réaliser les quêtes, les déplacements se font à moto, avec une Harley Davidson entièrement customisable. Les sensations de pilotages sur les chemin boueux sont parfaitement équilibrées : à la fois fun tout en offrant quelques glissades qui pourront se révéler fatales en cas de conduite trop audacieuse. Loin d'être des accessoires inutile, les améliorations de la moto permettent de vraiment ressentir les différences en terme de pilotage (vitesse de pointe, tenue de route, etc...).
La minicarte  bien foutue permet de se repérer en un clin d'oeil.


Quant aux combats, on est face à un gameplay irréprochable. La stabilité des visées, la portée, le recul, la puissance des différentes armes : les développeurs de Bend Studio nous démontrent une expertise indéniable, construite au fil des années au travers de la série Syphon Filter ou encore avec la version Vita de Uncharted. Le rythme est maitrisé, alternant entre des moments trop calmes pour être rassurants, et des séquences de gunfight intenses, comme quand une horde entière se relève d'un charnier, découvert par hasard au détour d'un chemin. Le petit plus génial : il est possible de continuer de tirer tout en se déplaçant à moto!
Des vestiges des opérations de sauvetage permettront d'en savoir plus sur ce qui s'est passé. 
Le gameplay repose essentiellement sur la réalisation de quêtes (monde ouvert oblige) qui exposent petit à petit le scénario global, au travers de dialogues et de flashbacks intégralement jouables. Assaut, infiltration, ou recherche de ressources : les grands classiques y passent, mais plus que l'objet de ces quêtes, c'est surtout l'habile articulation entre elles qui rend l'expérience de jeu captivante. Ayant vite l'habitude de me perdre dans les jeux en monde ouverts, j'avais un peu peur de ne pas accrocher, mais l'action m'a tenu en haleine du début à la fin de l'aventure. Les arcs scénaristiques peuvent être déroulés indépendamment les uns des autres, selon les envies du joueur.

En résumé



Alors oui, Days Gone ne casse pas les codes du genre, mais il propose une recette excellente à base d'ingrédients connus. Il est *le* jeu de zombie du moment : des graphismes ultra propres, une durée de vie en béton et un gameplay peaufiné. Entre complot gouvernemental, intrigue sentimentale et découverte du passé, son histoire se déroule de manière fluide au rythme des missions souvent palpitantes. On lui pardonne ainsi aisément ses dialogues de gros durs un brin clichés ou son scénario très classique pour le genre. Days Gone méritait d'offrir un peu plus d'émotions au travers de ses héros pour être le jeu de l'année. Il est avant tout un excellent TPS, viril à souhait, qui offrira des moments d'anthologie aux experts du gunfight.


Quel kiff !

- Réalisation à couper le souffle
- L'ambiance de la forêt nord américaine
- Des gunfights, et du pilotage de moto parfaits
- Grosse qualité graphique
- Des missions rythmées

Les petits warnings :

- Des protagonistes très virils, mais un peu froids
- Réservé à une audience mature

La note finale :


mardi 28 mai 2019

[Avis] Team Sonic Racing (PS4)


"Vroum vroum". Si vous aussi ce son vous a fait vibrer à chaque lancement de l'excellent Sonic & SEGA All Star Racing Transformed sur PS3 ou Vita, il y a des chances pour que vous soyez fortement intéressé par le nouveau jeu de course au couleur de Sonic ! Sorti en cette fin de mois de mai 2019, Team Sonic Racing est la dernière itération de Sumo Digital, le studio Londonien à l'origine de la série. Des super graphismes en full HD sur PS4, une jouabilité 100% arcade, et un gameplay basé sur la coopération... le titre arrive plein de promesses. Arrivera-t-il à s'installer durablement sur nos consoles, sera-t-il épargné par le terrible effet du "Sonic Cycle" ? (NDA : une loi empirique qui voudrait que les jeux Sonic soient ratés, une fois sur deux...) La réponse dans ce test!

Gran Sonico Sport



Alors la première chose qui frappe quand on lance le jeu, c'est bien évidemment ses graphismes ! Ca monte en résolution, ça change de style. Quand on avait l'impression autrefois que la voiture de Sonic était faite de plastique bleu, on pourra désormais clairement apprécier le rendu métallisé de la carrosserie de la Sonicmobile. Qui plus est, le véhicule est maintenant entièrement customisable grâce à des pièces de performance et des peintures qui modifient l'apparence. Les fans de tuning adoreront. Les décors, bien que resuscités de l'ancienne version, ont eux aussi subi un certain lifting. C'est neuf c'est frais, et ça sent bon la menthe !
Comme dans l'opus précédent, il faut suivre un chemin particulier pour débloquer petit à petit les épreuves du mode histoire
Malheureusement, la palette de couleurs si vive chère à l'époque Megadrive se retrouve passablement délavée. Les couleurs sont pâles, et les décors perdent en intensité. En comparant à son ainé sur PS3, j'ai eu l'impression de passer du monde de l'enfance, simple et coloré, au monde adulte, blanchi et aseptisé. Un peu dommage, surtout que les personnages et les voix, eux, sont restés ancrés dans cet univers infantile. D'ailleurs, on perd les personnages "adultes" de l'univers de SEGA (exit donc les Ryo Hazuki, B.D.Joe, Akira...) pour ne garder que les personnages de l'univers Sonic. Pourquoi pas, après tout, même si les nostalgiques auront forcément un petit pincement au coeur.

La résolution augmentée apporte un sacré lot de détail. Mais l'action va tellement vite qu'il est dur d'en profiter.
C'est finalement la partie sonore qui est la moins bouleversée. Sans surprise, l'OST est composée de grosses guitares rock, et les voix sont toujours délibérément teintées de cette délicieuse exagration issue de l'arcade (avec des personnages qui sont maintenant assez bavards lorsqu'ils sont en course!). "Ce super turbo est super!", s'exclame le hérisson. Le ton est franc, et le contenu est mièvre et digne d'une cour de récré : on aime ou on déteste. Bye bye la maturité Team Sonic Racing est là pour nous faire partager des moments de poilades en famille ou entre potes, et ça se sent !


Le team play avant tout !



Ce gimmick pourrait être la devise de ce nouvel opus! En effet : hors de question de doubler tout le monde pour humilier les autres avec ses techniques de pilotage. Dans Team Sonic Racing on joue par équipe de trois s'il vous plaît! Et la victoire sera attribuée en fonction du classement de chacun dans l'équipe. Pour renforcer cet esprit, plusieurs mécanismes ont été mis en place : le turbo RAZ permet d'annuler l'effet d'un accident en redonnant immédiatement de la vitesse, le turbo d'aspiration qui s'accumule en restant dans un tracé jaune symbolisant la trajectoire des copains, et l'échange d'items, qui se transforment en item plus puissant lorsqu'ils sont offert à un ami. L'idée est très bonne, et ça fonctionne pas mal quand il faut lisser les comportements des "mauvais perdants" (on en a tous dans sa famille) !
L'impression de vitesse est hyper présente, parfois même au détriment du framerate.

La formule de TSR n'est néanmoins pas sans défauts. La lisibilité globale de la partie souffre globalement de la multiplication de ces mécaniques. Quand on dispose d'un missile, il est plutôt difficile de savoir si on va tirer sur un allié ou un membre de l'équipe adverse. Cette lisibilité est certainement le plus grand défaut du titre : les icônes des items, en plus d'être pas particulièrement belles, sont assez peu parlantes. Les effets sont fort nombreux, faisant surbriller tantôt les adversaires, tantôt le véhicule du joueur, tantôt les trajectoires... La débâcle d'effets graphiques rend l'action difficile à suivre, et c'est encore plus compliqué lorsqu'on se retrouve en split screen pour un jeu jusqu'à 4 en local. Au final, les débutant ont l'impression de ne rien comprendre, et les joueurs confirmés se retrouvent à jouer sans forcément favoriser les membres de l'équipe... captant une trajectoire à l'aveugle ou offrant un item au petit bonheur la chance.


Team Sonic Cycle ?



Après un succès largement mérité il y a déjà sept ans, Sonic revient avec sa voiture sur les devants de la scène. Sa bagnole a perdu la faculté de se transformer en avion ou en bateau, et les copains de l'univers SEGA ont mis les voiles, alors l'heure est au soutien de ses amis les plus proches. Team Sonic Racing aurait pu réitérer le coup de génie, mais avec un tel pari à tenir, cet épisode PS4 a une saveur différente. 
Team Sonic Racing offre une base de jeu solidement construite, mais la surenchère graphique vient alourdir une recette qui était autrefois plus harmonieuse. Loin d'être mauvais malgré ses petits points faibles, Team Sonic Racing sera avant tout un excellent prétexte pour partager quelques bons moments à plusieurs devant l'écran, le tout dans une ambiance aseptisée par la bienveillance et l'amitié.

Team Sonic Racing a réussi à :

- instaurer un gameplay coop dans un jeu de course
- proposer un split screen à 4 joueurs
- nous faire sourire comme des gosses

On attend le prochain épisode pour :

- avoir des courses plus compréhensibles
- revoir les autres mascottes de SEGA
- jouer contre une IA moins cheatée


Note finale :

mardi 21 mai 2019

[Trailer] GRID daté sur PS4


La bonne nouvelle du jour nous vient tout droit de chez Codemasters. Le studio anglais, spécialiste du jeu de voiture, va à nouveau proposer un titre à coté de ses excellentes simus de rallye et de F1. Ca tombe bien car Gran Turismo Sport misant sur le online, la PlayStation 4 manque un peu de jeu typé simu-arcade avec un vrai mode carrière à l'ancienne. Il faudra patienter jusqu'au 13 septembre 2019 pour mettre la main sur ce nouvel épisode de la série GRID (ou TOCA pour les plus anciens). Le communiqué officiel annonce la présence de véhicules type GT, muscle cars, ou tuning  et proposera aussi bien des ovales (bof!) que du circuit ou du street racing (miam!). Le pilote Fernando Alonso sera le parrain du titre, et il parait même que des events multijoueurs permettront de se mesurer à son équipe de e-sport. Certainement un bon moyen de lui montrer ce que c'est que le vrai pilotage  prendre une leçon d'humilité. Une édition Ultimate sera également disponible. Son contenu reste encore relativement flou pour le moment, mais il faudra certainement s'attendre à un modèle à base de "season pass".