vendredi 24 octobre 2014

[Review] Akiba's Trip (Vita)

Akiba's Trip ou Akiba Strip ? 

Je ne sais pas vous mais s'il y a bien une ville que j'aimerais visiter un jour en tant que gamer, c'est Tokyo. Pourquoi Tokyo ? Parce que cette ville incarne l'état d'esprit Otaku. En particulier le quartier d'Akihabara, alias "Akiba", connu dans le monde entier pour ses supermarchés pleins à craquer de jeu vidéo, d'animes, de mangas, et ses charmantes barmaids et autres cosplayeuses sexy. Avide de culture Otaku, j'ai tout de suite été attiré quand j'ai appris que Akiba's Trip se déroulait dans le fameux quartier tokyoite. En voyant qu'il s'agissait d'un beat'em all matiné de RPG, mon sang n'a fait qu'un tour : vous allez me dire, il en faut peu pour séduire un fan de Shenmue et Yakuza \(^-^)/ ...


Hajime Mashité

En débarquant dans le jeu une jolie séquance d'intro façon AMV nous accueille, et avant d'aller papillonner dans les rues de Tokyo, il faudra s'affranchir d'un tuto expliquant les mouvements basiques du jeu. C'est pas compliqué : 3 boutons d'attaques : tête, corps, jambes + un bouton d'esquive. Jusque là, c'est plutôt simpliste, et pas original pour un sou. Là ou ça devient carrément WTFJAPAN, c'est qu'à partir d'un certain moment, un QTE apparait, et chaque enchainement de touche réussi permet d'enlever un habit (casquette veste et pantalon) à son l'adversaire! Voilà en quelques mots le concept d'Akiba's Trip : Undead and Undressed. Undead, parce que oui, figurez vous qu'il ne faut voir que logique dans tout cela, car en effet, une bande de vampire absorbe l'énergie des pauvres travailleurs de la classe moyenne, les transformant en personnes déprimées à tendance hikikomori. Les "vampires" sont appelés synthisters, et promettent à de jeunes gens de les récompenser avec des figurines neuves et ultra rares du genre de cette figurine qui coûte la peau des fesses. C'est d'ailleurs dans ce piège idiot que le héros va tomber, sauf qu'une chasseuse de Synthister assez peu farouche le sauve au moyen d'un bouche à bouche regénérateur. C'est ainsi qu'on va pouvoir retourner présenter cette nouvelle amie à nos potes otakus du bar "mogra", tout en gambadant joyeusement dans les allées bétonnées d'Akiba pour chasser du vampire en costard.


Voyage voyaaaage

Les échoppes d'Akihabara ont été recrées
dans les moindres détails
Ce qui fait probablement 90% du charme d'AkibaSTrip : c'est l'exploration du "quartier geek de Tokyo". Avec un style en cell-shading, le quartier est pourtant modélisé de manière réaliste : chaque magasin d'informatique, chaque game center, chaque garage semble avoir sa place dans cette ville virtuelle. Environ 130 boutiques différentes ont été modélisées (ce qui est considérable vu la surface couverte). Mais le plaisir est quelque peu gâché par le fait que chaque paté de maison donne lieu à un chargement, qui même s'il ne dure que quelques secondes, interrompt l'exploration. Autre limite (probablement inhérente à la mémoire displonible sur la Vita), l'activité des PNJ n'est pas vraiment fourmillante. Si Yakuza / Ryu Ga Gotuku arrivait à donner l'impression d'une foule, il n'en est rien ici : le quartier à l'air presque calme et les passants évoluent au sein d'un espace très aéré, ce qui jure avec le coté réaliste de la modélisation.Mais ne boudons pas notre plaisir, car c'est une véritable invitation au voyage de pouvoir naviguer en open-world au sein des ruelles de ce Tokyo virtuel.
Les dialogues sont parfaitement doublés
(en anglais ou japonais)
Un peu à la manière d'un Yakuza, le jeu va alterner phases d'exploration, phases de dialogues où le scénario se déroule, et phases de combat. Les phases de combats sont assez surréalistes, et comme dans tout bon beat'em all arcade qui se respecte, vous pourrez utiliser de nombreuses armes, telles que batte de base-ball, bande dessinées, ballon de foot  et PCB de jeux d'arcade (quel gâchis, j'espère que c'était des bootlegs ><). Oui, tout ce qui passe par la main est utilisable pour déssaper ses adversaires! Ces phases de jeu sont articulées entre elles par un smartphone virtuel qui donne accès à une foultitudes d'applis : email virtuels, un twitter appelé "pitter", un google maps qui permet de se téléporter et un gestionnaire de missions. Cette interface un poil fouillie, rend l'ensemble pas très clair, et on se retrouvera vite perdu lorsqu'on essaie de finaliser une quête annexe pour éviter un spam de la boite mail virtuelle... Ces missions secondaires, je m'en suis lassé assez vite à cause de leur coté répétitif d'une part et parce qu'elles ne révèlent aucune d'info concernant à la trame principale d'autre part. Dommage, déjà que les dialogues racontent déjà peut de choses pour faire évoluer le scénario... on est loin des histoires de clans et de conflits politiques de la série Yakuza.

Pour les "connoisseurs"

Vous l'aurez compris, Akiba's Trip est loin d'être un jeu parfait. Mais tous les petits détails de la réalisation, comme les pubs à collectionner pendant les loadings, l'animation 2D des phases de dialogues, la qualité des doublages audio (disponibles aussi bien en anglais qu'en V.O., oh joie) ou encore les spots publicitaires défilant aux murs des boutiques... Tout cela confère un charme irrésistible à ce Tokyo virtuel qui arrive finalement à nous émerveiller. Sorte de Yakuza sous acides, l'ambiance pop immerge et dépayse les gaijins que nous sommes. On se laisse convaincre sans aucun problème par la satyre sociale du scénario, sur fond de capitalisme et d'exploitation de la classe moyenne (les costumes qui consomment l'énergie des travailleurs en échange de bibelots). Par contre, si vous n'aimez pas la culture otakus, oubliez ce jeu, car vous resterez probablement de marbre devant ce qui fait sa richesse.

Les moins : 
Les quêtes secondaires
Un poil répétitif

Les plus :
Dépaysement
Concept 100% nippon
Soin de la réalisation


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