lundi 29 février 2016

[Test] Mon avis sur Swapquest (Vita)

Swapquest est un petit jeu indé tout droit venu d'Allemage, sorti sur smartphones il y a quelques mois et ayant été porté sur Vita très récemment. En temps que retrogamer, vous vous souviendrez peut-être du frénétique PipeMania sous MS-DOS ? Mais si : souvenez vous, ce jeu où l'on incarne un plombier  moustachu  qui doit permuter des cases portant des motifs de tuyau afin de raccorder une source d'eau à un robinet avant que l'eau ne s'écoule ! Toujours pas ? Bon bref, si vous ne vous en souvenez pas, c'est pas grave, parce que dans tous les cas aujourd'hui on joue à Swapquest, un projet qui mélange allègrement puzzle game et RPG 16 bits sur nos PlayStation Vita.

Le swag du swap 


Je vais tenter d'expliquer pour commencer le principe du jeu. Vous incarnez un petit bonhomme appelé Vilbert (ou une petite damoiselle, au choix) qui va devoir traverser une douzaine de niveaux pour accomplir sa quête. Sauf qu'en fait on ne contrôle pas Vilbert directement car celui ci marche automatiquement sur la carte du niveau, jusqu'à ce qu'il rencontre un obstacle. Parmi ces obstacles, soit il s'agit d'un monstre, auquel cas la partie RPG va lancer un combat automatique pour occire le monstre, soit il s'agit d'un obstacle du chemin qui forme en général un cul de sac. Le gameplay du jeu consiste alors à permuter des portions de ce chemin afin de faire avancer Vilbert jusqu'à la fin du niveau. Ca à l'air compliqué comme ça, mais la prise en main est automatique et naturelle. Pour enrichir le tout de nombreux petits détails ont été ajoutés. Certains niveaux comportent un boss dont il faudra trouver le point faible, certains obstacles nécessitent d'utiliser le tactile de la console pour que Vilbert puisse s'en sortir, et de nombreux coffres au trésor permettent de collecter des pierres précieuses. Ces gemmes permettent d'acheter des upgrades entre deux niveaux. Bref, rien de révolutionnaire jusque là, mais le tout est bien exécuté et l'ensemble cohérent. A la quête principale s'ajoute un système de mini objectifs : trois par niveaux, aléatoires. Bon point pour la rejouabilité.



Du bon et du moins bon


Certes, par rapport aux grosses sorties de la console, le jeu ne casse pas trois pattes à un canard. Mais la où ce genre de titre se révèle intéressant, c'est quand on peut y jouer peu en toute circonstances : sans le son, ou avec une visibilité réduite, ou une attention limitée : c'est le titre parfait pour platiner dans les transports en commun. En revanche je déconseille ce Swapquest à ceux qui s'attendent au bon vieux RPG des familles : le gameplay est lent, les graphismes juste corrects et les parties courtes (compter 10min par niveau). Là où le bât blesse c'est quand les mécaniques de jeu sont d'un coté hyper répétitives (swap d'éléments sur le terrain) et sans grands enjeu par rapport à l'ancêtre Pipemania, et de l'autre hyper obscures comme par exemple ce crystal rouge qui refuse de sortir du palmier dans le niveau du marais, alors que je grattais l'écran comme c'est pas permis ! Bref, bug ou feature, c'est le flou total, mais essayer dix fois de faire une action sans savoir si elle va fonctionner est tout à fait frustrant. Néanmoins, malgré ses défauts, Swapquest à un goût de "reviens-y" qui invite franchement a se relancer dans une niveau une fois qu'on en a fini un autre. La difficulté très tolérante et le système de récompense des quêtes secondaires y sont pour quelque chose : pas besoin de se prendre la tête pour gagner rime avec joueur satisfait. <mode trophy whore on> contrairement à la majorité des petites production de studios indé, sachez qu'il y a un TROPHEE PLATIIIIINE  <mode trophy whore off> 


Conclusion



Un concept et des idées originales, un mélange entre puzzle et RPG : la recette est bien exécutée. Cependant, Swapquest n'est pas très ambitieux et se cantonne au snackgaming : la partie RPG est un poil anecdotique, les graphismes en pixel art 16 bits ne sont pas de toute fraîcheur, et le rythme des parties est flegmatique. Mais si on respecte la modestie du projet, il est suffisant pour satisfaire pour le joueur lambda. C'est peut-être la recette idéale pour permettre un brin de divertissement entre deux stations de métro. Quelques petits soucis de jeunesse viennent tacher le tableau, comme souvent avec les petites production indépendantes, mais au final le rapport qualité prix n'est pas mauvais du tout (le rapport trophées/prix est excellent), avec en prime une rejouabilité qui porte sa durée de ve à 15 heures de jeu environ (compter une vingtaine d'heures pour le platine).


J'ai aimé :
assez addictif
platine facile

J'ai un peu moins aimé :
assez vite répétitif
les combats pas très captivants
certaines mécaniques de jeu incompréhensibles


La note finale :



Satisfaisant!

2 commentaires:

Emilia Geof a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Emilia Geof a dit…

Bonjour. Je ne crois pas que je vais aimer ce jeu. De plus, je trouve que le graphique est très moyen.